5 janv. 2026, 21:37
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Toujours avec plaisir, @Alienor Delphillia
0. Entrée d’AliIIIIIIIVVVI
VII (Bristyle) VIIIIXXXIXIIXIIIXIV
XVXVIXVIIXVIIIXIXXXXXIXXII
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Le parfum du danseur n’est pas totalement absent ; les vêtements de Seán sont encore imprégnés de son odeur – là réside tout l’intérêt de l’emprunt –, mais de façon plus douce, comme un souvenir qui frôle la mémoire. Si ténu, le début d’une mélodie, à laquelle il manque encore quelques notes pour prétendre la reconnaître. Il y a quelque chose dans la présence, dans la respiration continue, qui sans cesse renouvelle le parfum propre à un être ; et fait qu’en cet instant le mage ressent son absence. Alors qu’il inspire profondément, comme pour recevoir un peu plus fort les diffuses particules, ce n’est pas l’écho de la flagrance aimée qui lui parvient, elle est perturbée par des notes… qui ne lui sont pas inconnues. Elles ne le dérangent pas, elles sont agréables, d’une toute jeune familiarité. Hjúki sent une légère pression sur l’épaule, et il n’a pas besoin de se retourner qu’elle jaillit. Un franc sourire barre son visage. Devant lui, plus présente que jamais, Ali, à peine précédée par son Parfum – ces petites touches invisibles qu’elle dégage et qu’il perçoit à chaque fois qu’ils sont proches, que soit dans la capitale moldue ou sorcière – et qui lui offre maintenant son regard moins richement orné que le sien mais tout de même finement souligné. La capitale sorcière… il n’aurait pas parié qu’il se reverraient dans la ville où il travaille. « Ali ! » répond-il en miroir. « Tu me flattes, j’ai eu de bons conseils. » S’il n’avait pas vu à quel point c’était beau autour des yeux océan de Seán, le jour de sa démonstration des fiertés, il serait resté ignorant de ce potentiel et aurait continué à mélanger des encres sur papyrus alors que la peau s’avère un terrain plus excitant, une fois les bases de la transposition de ses talents des flacons à la palette comprises.

« Tu t’es parée avec beaucoup de goût. » commente-t-il, sans rougir, car il assume. Il ne voit pas la beauté objective des costumes plus ouvragés, il n’est pas sensible à l’orgie de raffinement et d’élégance portée des inconnues. Il peut lui dire qu’il apprécie la façon dont elle s’est drapée en constellation, car Ali a ce petit plus qui la rend plus brillante à ses yeux que les étrangères qui peuplent la bulle. Il hésite à la façon de tourner la réponse à sa question. Quelques secondes plus tôt, l’amertume de ne pouvoir être accompagné le prenait, mais il avait suffi qu’elle approche pour que ce goût amer reflue. Elle a apporté un peu de lumière et il lui incombe de ne pas l’éteindre. À quoi ils auraient ressemblé, dans un monde où ils auraient pu venir à deux ? Hjúki n’aurait peut-être porté son smoking. Ou bien, Seán aurait porté l’une de ses chemises, pour être complémentaires ; et la palette des tons et couleurs aurait été différente pour le corcagien. Est-ce qu’elle se souvient de sa minuscule planète confiée, au Pitiponk ? dans les détails, leurs rencontres se recroisent. C’était aussi un samedi. Ce soir, il porte un peu de Seán, alors il est seul sans vraiment l’être. Des timides ailes de papillon sur les paupières au bar, au précis costume pirate à qui il doit une bague et un cocktail infini au kelpie fringant, à ses apparats pour ce bal : Ali a toujours vu Hjúki sous un jour… éclos, ouvert par son aimé irlandais. Ses doigts caressent un pan de la veste, d’une incroyable douceur, taillée en un tissu qui doit être de valeur dans la couture moldue. « Je suis venu sans cavalier. » Il ne lui vient pas la phrase pour mentionner le danseur qui illumine sa vie mais manque à son ciel dès qu’il entre dans un lieu aussi sorcier que celui. Inconsciemment, dire cavalier au lieu de cavalière est sorti tout naturellement. « Tu es venue en compagnie particulière, ou ton équipage pirate paraîtra-t-il mué en constellation ? » demande-t-il en pensant aux autres sorcières qui l’entouraient quand le projecteur de Lloyd l’avait ciblée, dans l’Allée.
Dernière modification par Hjúki Anastase le 8 févr. 2026, 14:37, modifié 9 fois.
5 janv. 2026, 21:59
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona


A- L- Y- O- N- A___ & ___I -V -A -N -O -V -N -A
gémelles d'un soir____
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NB : À noter qu'Alyona n'a pas la peau plus bleue qu'Ivanovna, cette couleur vient bien d'une lumière bleue, déjà présente sur l'illustration originale, et que j'ai choisie de conserver.
Les deux robes, similaires sauf dans leur couleur, brillent un peu dans le noir.

L'œuvre originale est de @ajuryart. Elle a été modifiée par moi, sans intelligence artificielle.


31 DÉCEMBRE 2050, SOIR
PLACE ARMAND MALEFOY, GODRIC'S HOLLOW,

Alyona, 21 ans,


Lisser les plis d'une robe qui n'en a pas, comme un geste machinal pour gommer toutes traces de pensées inquiètes ; rester là devant son miroir à s'observer, à regarder de près tous les détails, ceux que personne ne remarquera et ceux sur lesquels on repasse sans cesse en espérant ne plus les voir ; hésiter, se balancer entre deux envies, entre deux tentations (ajouter de nouvelles paillettes sur les paupières ou les enlever ?), lancer la main pour choisir et renoncer, rester là, immobile face à la glace, toujours indécise, toujours trébuchante, et sans s'apercevoir que le temps coule, prendre du retard.

Je me mords les lèvres avec angoisse, regrettant aussitôt ce geste. Est-ce que cela ne risque pas d'enlever le peu de maquillage que j'y ai mis ? Merlin, je n'en sais rien ! Je n'ai plus l'habitude de tout cela, c'est inutile de se maquiller quand on passe son temps dans les serres. Que peuvent dire des plantes d'un peu de rouge sur les lèvres ? Cela fait longtemps que je ne suis pas sortie, je ne sais plus comment m'y prendre, j'ai l'impression d'avoir perdu mes intuitions et mes aptitudes. Pourtant, ce soir il me les faut, ce soir c'est différent, et je veux être différente, moi aussi. L'année dernière, le bal était masqué, je pouvais me blottir derrière la pensée rassurante qu'on ne me reconnaîtrait pas, me draper dans un voile d'inconnu et m'oublier le temps de quelques heures. Cette année les visages et les corps seront pleins de lumières, et le mien parmi eux. Moi qui sens la boue et le froid, moi et mes mains calleuses, moi et mes cheveux roux, moi et mes traits tirés. Si je pouvais, le temps d'un soir, ne pas donner l'impression que je sors de la terre, et avoir l'air plus jolie... J'aimerais ressembler à ma mère, juste aujourd'hui, paraître distinguée, bien vêtue, ne plus me sentir rustique, mais tout me rappelle à mon choix de vie, bien loin du sien et de Godric's Hollow. Il a suffi de quelques mois à l'écart de cette ville pour que déjà je ne m'y reconnaisse plus. Je ne sais pas si cela a pu être chez moi un jour.

Je me redresse, gonfle mes poumons d'air et baisse les yeux. Le temps tournoie déjà, lui, lancé dans sa danse il ne m'attend guère. Je n'ai pas le droit de me lamenter davantage. Vana est peut-être déjà en route, ou arrivée, et je ne peux pas la faire patienter, c'est ma jumelle d'un soir.

Mes doigts rangent les objets qui traînent. Je passe des boucles portant un petit diamant à mes oreilles, un collier fin en argent autour de mon cou et ma bague à mon doigt avant de glisser ma baguette dans les plis de ma robe, maintenue à l'abri des regards par un système mêlant ingéniosité et magie. Un dernier coup d'œil à mon reflet m'apprend que je n'ai pas l'air si terrible, glissant une graine de courage dans ma main, puis je me détourne de ces yeux bleus qui sont les miens et quitte la pièce d'un pas vif, toute mon angoisse retenue dans mon buste. J'attrape mon sac et une cape avec précipitation et sors de la maison de mes parents. Eux ne viendront pas. Ils organisent leur propre saint-sylvestre, loin d'une foule de sorciers aux origines diverses. Pourtant, le thème de cette année paraissait fait pour eux.

Le froid me percute avec violence. J'en frissonne en serrant ma cape autour de mes épaules, me dépêchant de marcher dans la nuit jusqu'à la grande bulle installée sur la place. Qui retrouverai-je à cette soirée si importante dans le monde sorcier ? Des connaissances de Poudlard ou de l'Institut ? Des connaissances de mes parents ? Je serai bien étonnée d'y apercevoir des sorciers de Draíocht, les Irlandais préfèrent sûrement organiser leur propre fête, ils ne sont pas comme les Anglais ou les Écossais, attachés à leur capitale. Et peut-être que dans quelques années, j'adopterai aussi leurs tendances, moi qui me sens si peu à l'aise à l'idée d'entrer dans cette bulle loin de ma vie irlandaise. N'aurais-je pas dû proposer à Vana quelque chose de plus simple, en plus petit comité ? Non, c'est ridicule : l'envie de faire demi-tour me prend à cause d'une angoisse stupide, mais je sais que ce bal sera bien, il l'était l'année dernière. Et puis, Vana sera là. Depuis combien de temps n'avons-nous pas discuté ?

C'est ainsi que je me retrouve dans une foule de sorciers à l'entrée, glissant quelques gallions en don et laissant ma cape et mon sac dans les vestiaires avant de pénétrer dans le ventre de la bulle où la chaleur fleurit.

Il me faut un peu de temps pour m'habituer au monde, aux robes plus somptueuses les unes que les autres, et remonter des tenues étoilées aux visages, passant sur les connus sans tout à fait les reconnaître, essayant de distinguer Ivanovna, non sans peine. Où mon amie serait-elle allée ? J'ai besoin d'elle, je m'en rends compte avec urgence, assaillie par ma solitude dans cette foule de sorciers. Mais j'ai beau regarder, regarder, creuser les visages et les tenues... Où est-elle ? Et puis, par Circé ! un moment, il faut peut-être s'avancer ! D'autres sorciers n'arrivent-ils pas derrière moi, manquant de me bousculer ?

Je me faufile entre les corps comme une rivière entre les rochers. Et peut-être qu'une bonne étoile m'accompagne au-dessus de mon crâne, car je ne tarde pas à repérer Ivanovna, dans sa robe crème et brillante, similaire, familière. Mon cœur en sursaute dans sa petite cage d'os. Je me sens presque plus entière, plus affirmée. Avant, c'était comme s'il manquait des étoiles à ma constellation.

Je m'approche de mon amie et pose délicatement mes mains sur son bras, tout sourire.

« Vana ! l'interpellé-je. Je suis désolée de t'avoir fait patienter. »

Mes lèvres s'étirent, s'étirent. Je retrouve la toute-puissance de ma lumière. Enfin, la joie me passe à travers la peau.

« Il y a du monde ! Tu as vu des étudiants de l'Institut ? Est-ce que tu as déjà pris quelque chose à boire ? »

Alyona arrive au bal et rejoint Ivanovna.
Elle donne deux gallions à l'entrée.

@Ivanovna Gunnray, et voici !
Dernière modification par Alyona Farrow le 16 janv. 2026, 14:23, modifié 1 fois.

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht
6 janv. 2026, 00:44
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Après avoir glissé le fermoir sous ses cheveux délicats, il clipsa l'attache. Profitant de l'instant pour l'embrasser dans le cou et lui dérober une étreinte fugace. Cette touche vintage lui donnait un air mutin qui ne manquerait pas de faire chavirer quelques cœurs ce soir au bal. Un brin jaloux, il lui tendit le bras.
-Quel enchantement. commenta t'il le souffle court avant qu'ils ne disparaissent dans un claquement sonore.

Leurs pieds touchèrent sol face à la tente dressée au centre de la place André Malefoy. Plus imposante qu'il ne lui avait semblé. Ils s'avancèrent sur le tapis de velours et présentèrent les tickets à l'agent en poste à l'entrée de la bulle.
Enfin à l'intérieur il débarrassa Herminie de sa cape d'Hiver puis la déposa ainsi que la sienne au vestiaire.
-Faisons un don, au moins cet argent servira à quelque chose de bien.
Il fit un dépôt de cinq gallions pour lui, ainsi que cinq pour Minie. Il redoutait qu'elle ne le lui reproche mais il ne pouvait faire abstraction de l'écart considérable entre leurs milieux sociales. Désireux de fuir une potentielle altercation il fuit son regard et se dirigea vers le cœur de la fête.
"Superbe cette fille!"
Gryffs chercha du regard la provenance de la voix qui avait retentit dans sa tête. Un homme sans âge guettait Herminie du coin de l'œil. Exaspéré et vert de jalousie il passa un bras autour de sa cavalière pour l'entrainer de l'autre côté du rideau, dans la pièce principale.

Ils se retrouvèrent alors sous un ciel étoilé, dans une salle bondée de monde. Pleine de sorciers et sorcières revêtus de leur plus bel apparat. Tous ou presque affichaient un grand sourire et l'effervescence qui régnée faisait résonnait les tympans et l'esprit du jeune homme. Ca n'avait même rien de comparable avec les heures les plus folles du Speakeasy.
Alors l'orchestre s'arrête de jouer et une musique de spectacle inonde la salle comme vague, les acrobates entrent en scène...

@Herminie Peers

Docteur Renaud, Mister Renard !
Il signe de la pointe de sa baguette d'un S comme Sorrow
7ème année RP et 3ème année devoirs.
Peeves 2022
6 janv. 2026, 12:30
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S

Alice se retint d’avaler la distance qui la séparait des deux hommes pour aller ficher un bon coup de pied dans le tibia de son frère. Mais la jeune femme se savait dotée d’un allié, et préféra lui laisser l’honneur de la première salve.
Lorsqu’il s’agissait de cette pénible situation qui les liait l’un à l’autre, Christopher se montrait aussi réactif qu’un fléreur en chasse. Elle vit ses doigts pincer le ventre de Thomas, dont la seule réaction fut un rire léger et un regard aimable et aimant pour son ami. Il accueilli la réplique dans un sourire lupin qui dévoila ses dents blanches.
Alice, elle, ne souriait pas. Elle n’était pas prête à affronter les Hangoover. Elle ne les aimait pas. Elle n’aimait pas la matriarche et la dague qui lui servait de langue. Elle n’aimait pas le fils prodige et … celui ci, Alice l’exécrait dans son intégralité. Il dégageait une assurance qu’il ne méritait pas. Il dégoulinait de venin, mais pas à la manière d’une vipère, ça non. La sienne était fourbe, perfide, perverse. C’était un menteur, dissimulant ses vices derrière un masque solide qu’Alice rêvait de faire éclater d’un coup de poing.
Mais les Hangoover, ce n’était pas que cela. C’était également Derek et Clint. Le futur de la famille qu’Alice s’était jurée de protéger du fardeau imposé par le sang. Un fardeau que personne ne connaissait aussi bien qu’elle.
Songer aux deux neveux de Christopher serrait le cœur d’Alice. Elle crevait d’envie de les revoir autant qu’elle redoutait le regard de Derek, petite chose avec qui elle partageait plus qu’elle ne voudrait bien se l’avouer.
Alice ne luttait pas contre l’angoisse qui serpentait le long de ses membres engourdis. Elle regardait fixement l’échange entre les deux amis, écoutant sans réellement écouter les mots doucereux qu’ils échangeaient.

« C’est cela que j’aime chez toi, mon amour », rétorqua Thomas d’une voix chaude. Il ajouta à voix basse, comme un secret : « Tu es capable de tout, tout, tout… »

Sa voix se perdit dans un murmure charmeur que sa sœur chercherait longtemps à oublier.
Alice détourna le regard en voyant Christopher s’intéresser à la table. Ses billes d’argent bondirent sur l’épaule de Thomas qu’il massait machinalement, un sourire flottant aux lèvres. Leurs petits jeux de séduction redondants n’amusaient pas Alice : ils la gênaient. Et ces deux énergumènes le savaient très bien. Aussi avait-elle décidé de ne plus leur montrer son indignité : cela avait tendance à les encourager.
Alice leva les yeux vers Christopher et sa flûte tendue. Chaque plaisanterie de Thomas les ramenaient tout les deux des semaines en arrière, dans un salon d’or et de soie, habité par deux vautours vêtus de cachemire et de dentelle. Entre deux gorgées de thé français, leurs destins s’étaient entrelacés, né d’un jeu idiot qu’ils regretteraient à jamais. Alice aurait aimé répondre à Christopher d’un sourire mesquin, trouver une réplique cinglante mais sans méchanceté pour marquer le comique de la situation. Elle n’y parvenait pas. Dans les yeux noirs de Christopher, Alice voyait la réalité : ils ne pourraient pas repousser bien longtemps leur décision, et allaient devoir bientôt affronter l’un des vautours. Ils y parviendraient, bien sûr, car ils étaient deux fauves luttant pour leur survie.

Alice récupéra la coupe qui lui était tendue, ramenée dans le présent par le sourire de Christopher. Ce sourire, elle le connaissait. Elle l’avait affronté des centaines de fois.

« Je saurai taire mon impatience », répliqua Alice dans un sourire qui ne tromperait personne, et certainement pas un maître en la matière. « Mais pas trop longtemps : vous savez que je souffre de ne pas vous coller comme une sangsue. » Au moins avait-elle la satisfaction de voir Christopher amusé, quand bien même il s’agissait d’un mensonge pour lui même. C’était lui qui avait raison, n’est-ce pas ? Ce soir, il fallait s’amuser, rire, se moquer de la situation, jouer avec elle, oublier qu’elle les étranglerait bientôt si…
Circée.
Elle les étranglerait si Alice ne trouvait pas une solution. Une vraie solution. Pas un masque, pas un puits de réplique cinglante à jeter au visage de Lilian Hangoover et Élise Cooper. Alice ne parvenait plus à réfléchir concrètement depuis de longues semaines désormais. Elle ne trouvait plus le temps pour se poser un peu, juste un peu, pour analyser la situation. Elle en avait envie, pourtant. Elle en avait besoin pour retrouver le contrôle qu’on lui avait arraché.

Alice inspira en détournant le regard, laissant les deux hommes s’amuser à se comporter comme deux vieilles pies. Cela lui laissait le temps de se concentrer sur les battements de son cœur qu’elle sentait pulser contre sa peau nue.

« A nous ! » lança Thomas en levant sa coupe. « A nous, à notre retour sur le sol britannique, porteur de la bonne parole française ! Merlin, qu’est-ce que nous sommes beaux. Allez, Alice, lève ta flûte. Ne pas rejoindre un toast en son honneur porte le mauvais œil.
Je suis déjà affublée de vous deux, le mauvais œil s’est déjà abattu sur moi depuis longtemps. »

Elle leva néanmoins sa coupe, bien moins haut que ces deux comparses, et bu une longue gorgée. Puis une deuxième. La troisième fut accueillie dans une œillade acéré et moqueuse de Thomas. Alice baissa sa coupe, et détourna le regard pour chercher ce que Christopher voulait : la plus horrible tenue de la soirée.
Il lui sembla en apercevoir une qui faisait tâche dans le somptueux décor : une chemise noire pour des cheveux violets, entourée par deux superbes femmes drapées comme des mirages stellaires. Alice se perdit dans la contemplation d’une robe splendide, puis bondit sur la combinaison violette ouverte en dentelle sur une hanche. La chemise noire de l’homme aux cheveux violets apparaissaient plus minable encore à côté de telles merveilles.

Alice se tourna vers Christopher, prête à lui faire part de sa découverte, mais fut interrompue par l’arrivée d’une jeune femme qu’elle ne s’était nullement à voir ce soir.
Elfie Chassin. Le coeur d’Alice tomba tout au fond de son ventre, happé par une force invisible mais bien connue : la défaite. Chose qui lui arrivait à chaque fois qu’elle revoyait le visage d’une ancienne recrue du Merlin.
Étonnement, Elfie ne s’adressa point à elle, mais à Thomas. Ce dernier avait accueilli la jeune femme d’une oeillade amusée, un brin surprise. Les mots, quant à eux, le firent sourire, puis rire… là où Alice sentit tout son corps se braquer.
Rien ne lui plaisait.
Elle n’aimait pas que Christopher soit un mec du Pitiponk et elle, une soeur à qui on ne jette pas un regard. Elle n’aimait pas la menace sous-jacente de révéler les frasques de Thomas dont la chère sœur se fichait éperdument : elle savait très bien que son frère avait besoin de ne plus être lui, et avait la chance d’y parvenir parfois au fond d’un verre d’alcool. Alice refusait que qui que ce soit puisse chercher à atteindre Thomas sur ce terrain là.
Ses doigts se serrèrent peut-être un peu trop fort autour de sa coupe alors qu’elle observait Elfie lui lever son verre comme une salutation silencieuse.
Sa réponse bondit d’entre ses lèvres embaumées par le champagne, ourlée d’un sourire acéré que Christopher ne connaissait que trop bien :

« Quelque soit les endroits que son frère fréquente, sa chère soeur n’en a que faire. Ils ne regardent que lui… et celles qui s’y perdent aussi, de toutes évidences. Mais je te remercie pour ton inquiétude à l’égard de cette fratrie très soucieuse de son image. » Alice se tourna vers le mec du Pitiponk pour lui offrir un regard furtif. Elle ne supportait pas que quiconque puisse tenir des propos déplacés envers son frère… et Christopher, quand bien même elle n’oserait jamais le dire. Ce privilège revenait à Alice, et seulement elle.
Finalement, Alice se détourna pour observer Elfie, ou du moins son dos. Elle leva sa coupe dans un sourire mielleux, quoi que ce miel ci soit un peu acide. « Mes amitiés à Moïra. M’est d’avis que nous fréquenterons très prochainement son manoir.»

Alice sentit le regard de Thomas lui chauffer la joue, comme pour lui signaler deux choses.
La première : Il n’y avait aucune raison d’être aussi désagréable.
Et, la seconde : Mais… c’est toujours distrayant de te voir jouer la vipère avec une autre proie que ton frère ou ton fiancé.
L'héritier Sangblanc offrit cependant un sourire à Elfie, comme désolé. Une politesse qu'Alice ne comprenait pas.
Alice plaisante (entre deux angoisses) avec @Christopher Hangoover. Ils sont interrompu par l'arrivée d'@Elfie Chassin à qui elle répond avec peut-être un peu trop de poison : on ne touche pas à son frère.
Sincèrement désolée, Elfie... ce n'était pas une bonne idée d'occulter la présence d'Alice à côté de ce frère qu'elle protège envers et contre tout, même les charmantes sorcières !
Dernière modification par Alice Sangblanc le 8 janv. 2026, 07:59, modifié 1 fois.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
6 janv. 2026, 14:08
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De bons conseils ne faisaient pas tout. Hjuki avait un talent certain ou du moins une certaine appétence avec les couleurs. Tout le monde ne voyait pas comment dégrader certaines couleurs entre elles et lui le faisait avec un certain naturel, presque agaçant. Lorsqu’il complimenta sa tenue, Aliénor ne put s’empêcher de tourner sur elle-même faisant voleter le tissu autour de ces jambes. Elle s’arrêta à nouveau face à son binôme de soirée et lia ces mains dans son dos, comme le ferait une enfant flattée. Il avait du goût, c’était certain, donc recevoir un compliment de sa part avait une valeur toute autre aux yeux de la jeune fille que les quelques réponses qu’elles avait pu avoir tout à l’heure devant le groupe de sorciers.

-Toi aussi, cette sobriété te va très bien. Ça met en valeur ce visage, comme un beau cadre met en valeur une peinture.

Après tout, son maquillage méritait d’être mis en valeur et pas d’être occulté par trop de couleur ou de grandeur dans la tenue. L’équilibre était trouvé et elle n’en attendait pas moins de lui. La jeune femme sourit à sa réponse. Donc lui aussi était venu seul. Si elle, avait pour habitude de retrouver des amis un peu partout et de vagabonder dans les soirées comme le ferait une abeille butinant de fleurs en fleurs, elle n’avait aucune idée si l’homme, lui, avait pour habitude de papillonner et de rencontrer d’autres personnes lors de ces différentes soirées auxquelles ils avaient participé. Quoi qu’il lui eût semblé plutôt à l’aise avec Elicia et Gabryel… Elle ne devait pas s’en faire pour lui, du moins pour elle, il avait toujours été ouvert, à sa façon parfois, mais ouvert et cela suffisait.

-Je suis une étoile solitaire ce soir. Mais une étoile peut-elle vraiment être solitaire ?

Un fin sourire étira ces lèvres alors qu’elle arquait un sourcil, les yeux relevés vers son infini. Après tout, il y avait des milliers d’étoiles dans le ciel et même si l’une semblait éloignée des autres, elle n’en restait pas moins accompagnée et c’est ce qui faisait la beauté de ce ciel étoilé. Exactement comme celui qui couvrait leur tête ce soir. Elle leva un instant les yeux vers le dôme, laissant son regard se perdre dans les étoiles alors que la musique changeait doucement. Elle leva un bras au ciel, comme pour tenter de les attraper ou alors de les balayer d’un geste fluide.

-Et puis tu me connais…

Elle laissa tomber son bras le long de son corps et ces yeux redescendirent vers Hjuki, un sourire toujours sur les lèvres.

-Je saurais créer ma constellation sur l’instant.

Qu’est ce qu’elle aimait ça. Retrouver des amis, rencontrer des gens, aller de salutations en salutations lors de soirées. Même si l’ambiance des bals était plus formelle, elle était certaine de parvenir à papillonner comme elle l’avait toujours fait.

-Comme maintenant, en ce moment nous formons une constellation pour ceux qui sont capable de le voir. Je suis ravie de savoir que tu es ici en tous cas. Comme ça, si je me perds à un moment dans le ciel, je pourrais retrouver une étoile connue.

Le spectacle lui n’attendait pas les discussions et le regard de l’étudiante se dirigea à nouveau vers l’acrobate qui jouait habilement avec cet immense anneau. Ça avait quelque chose de mystique. Peut-être un peu trop mystique pour Aliénor qui fit la moue en observant la prestation. C’était bien loin de son univers.

@Hjúki Anastase

Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
6 janv. 2026, 16:21
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Neyrs est accompagnée par ses parents, Arianwen et Rhodri Winnford


L'air frais de Godric's Hollow semblait s'être figé en cette soirée du 31 décembre, mais dès que Nerys, suivis de près par ses parents, franchit le rideau de velours bleu nuit de la bulle protectrice, la morsure de l'hiver fut instantanément remplacée par une chaleur douce et un parfum de magie ancienne. Elle resta un instant immobile, le souffle coupé, les yeux écarquillés devant le spectacle qui s'offrait à elle.

Le plafond n'était plus un simple dôme, mais une fenêtre ouverte sur l'infini. Des constellations vibrantes d'argent, Orion, Sirius, le Grand Chien, dansaient au-dessus d'une foule parée de mille feux. Pour Nerys, l'endroit ressemblait à un rêve éveillé, un tableau de maître où chaque bougie flottante ajoutait une touche de mystère à l'atmosphère feutrée. Elle se sentait minuscule sous cette voûte céleste, mais étrangement à sa place, comme si elle faisait elle-même partie du zodiaque.

Sa robe, une merveille d'ingénierie magique et de tulle bleu profond qu'elle avait négociée avec une persévérance digne d'une Gryffondor (ou d'une fine négociatrice), semblait avoir été découpée directement dans le ciel de minuit. Des cascades de froufrous scintillants tombaient jusqu'au sol, parsemées de cristaux qui capturaient la moindre lueur des chandelles pour évoquer des galaxies lointaines. En bougeant, elle avait l'impression de traîner derrière elle une traîne de poussière d'étoiles.

En lissant nerveusement le tissu de sa jupe, elle ne put s'empêcher de repenser au chemin parcouru pour être ici. Il lui avait fallu déployer des trésors d'éloquence pour convaincre ses parents. Le plan initial de passer le réveillon sagement avec la famille de Gabriel était tentant, mais ce bal... ce bal représentait l'aventure. Elle revoyait encore la scène : ses supplications répétées, ses promesses de rester sage, et surtout, l'argument ultime : l'idée de partager ce moment avec son meilleur ami. Finalement, après des regards échangés entre adultes et quelques lettres de confirmation, le "oui" tant espéré était tombé.

Maintenant qu’elle y était, le cœur battant à tout rompre, une pointe d’anxiété se mêla à son excitation. Elle avait gardé le secret absolu sur sa tenue. Elle voulait voir les yeux de Gabriel s'écarquiller, elle voulait cet effet "wow" qu'on ne trouve que dans les contes de sorciers.

Alors que les premières notes du Nocturne en F mineur de Chopin s'élevaient de l'orchestre Sympho'Magique, Nerys se hissa sur la pointe des pieds, scrutant la foule élégante.

"S'il est en retard, je le transforme en boursouflet", s'amusa-t-elle intérieurement, un sourire malicieux étirant ses lèvres.

En attendant son ami, elle se dirigea d'un pas léger vers le stand de dons aux côtés de ses parents. Dans un petit tintement métallique, elle glissa quelques galions dans la boîte de l’association, comme on jette une pièce dans une fontaine pour s'attirer les faveurs du destin.

Désireuse de prendre les devants, elle se tourna vers ses parents pour obtenir l’autorisation de partir à la recherche de Gabriel. Ils acceptèrent d'un hochement de tête, non sans lui avoir ordonné, d'un ton formel, de ne jamais s'aventurer hors de la bulle protectrice du rassemblement. Après leur avoir promis d'être prudente et de les rejoindre sous peu, Nerys s'esquiva vers la zone des rafraîchissements.

Elle s'empara d'un verre de limonade ensorcelée où les bulles pétillaient avec l'éclat de petites supernovas, mais ses yeux, eux, ne quittaient pas l'entrée. Elle était prête, sa boisson pétillante à la main, guettant la silhouette familière qui ne tarderait sûrement plus.

Où pouvait-il bien être ? Entre les silhouettes drapées de capes étoilées et les sorciers discutant près des galaxies de brouillard, trouver une tête connue relevait du défi. Mais Nerys n'était pas du genre à abandonner. Elle se faufila entre deux groupes de dignitaires en pleine discussion sur les alignements planétaires, sa robe frôlant le sol de marbre avec un doux froufrou.

Soudain, le spectacle des acrobates commença. La roue illuminée en croissant de lune s'éleva, captivant l'attention de tous. Nerys s'arrêta, fascinée par le mage qui invoquait des créatures de poussière d'étoiles. C'était le moment parfait. Si Gabriel était là, il ne pouvait pas rater ça.

@Gabriel Yates
684 mots

- Fiche PR - - Questionnaire
Première année ~ 2050-2051 ~ Je sais où trouver Stella
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6 janv. 2026, 17:25
RP libre Bal du Nouvel An 2051
La fillette qui se tenait devant elle lui ressemblait trop pour être une étrangère. Pas à la sorcière de Poudlard, pas vraiment. Quelque chose sonnait différent. La robe, trop apprêtée. La coiffure, trop maîtrisée. Une version d'elle-même figée dans un décor qui n'était pas le sien. Et pourtant, malgré cet étrange apparition, le cœur de la Sywell semblait être en pleine course contre la lumière.

Rhéa n'eut pas le temps d'y réfléchir.

Un nom se glissa dans le brouhaha. Le sien.

Shaïa lui sauta presque dessus. Le choc fut bref, désordonné. Une étreinte trop rapide pour être rendue, déjà rompue. La Poufsouffle recula aussitôt, sourire aux lèvres, comme si rien ne s'était passé.

Un pincement. Net. Inattendu.
Rhéa le repoussa sans y penser.

Avec Shaïa, c'était toujours pareil. Les réactions arrivaient avant les raisons. Et quand les raisons arrivaient, elles n'expliquaient jamais rien.

Elle voulut répondre, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge, enchaînés à son cœur trop rapide. Et son amie — parce que c'était bien ça — ne l'attendit pas. Une cascade de paroles jaillit déjà.

Rhéa cligna des yeux. Une fois. Puis deux. La petite boîte dans les mains de Shaïa n'avait pas bougé. Un son sorti, hébété. Puis son sourire chassa la surprise. Un grognement, vite remplacé par un gloussement. Juste un. Avant qu'un rire franc ne recouvre tout.

Elle releva ses yeux pétillants vers Shaïa. Le rire s'était tari, mais le sourire en coin restait, collé à ses lèvres, vestige d'une euphorie fugace.

Tu m'offres un cadeau ? T'es sûre que tu savais pas que je venais ?

Elle s'approcha brusquement, comme pour déceler un mensonge dans chaque nuance de la peau de Shaïa. Une centaine de teintes de rouge plus tard, elle se recula, le regard un peu fuyant, le cœur en plein concert de métal et les joues en flammes.

Elle toussa sèchement, comme pour reprendre le contrôle d'une situation après qu'on ai lâché les reines. Ses joues restaient rouges, mais il n'y avait plus de quoi la confondre avec un homard a peine sorti de sa casserole.

Pourquoi attendre quand on peut le faire tout de suite ? J'ai la même patience qu'un gobelin, moi.

Un léger rire plus tard, là voilà le petit boîtier entre ses mains. Elle l'ouvrit sans attendre.

Rhéa cligna des yeux, un peu hébétée. La boîte dans les mains de Shaïa, le chocolat, le dessin... tout cela semblait presque irréel. Son cerveau tournait trop vite, trop de sensations à la fois.

Un sourire étira lentement ses lèvres, d'abord timide, puis de plus en plus espiègle. Elle sentit son cœur encore danser dans sa poitrine, mais cette fois ce n'était pas la panique ou l'embarras : c'était... quelque chose d'autre, plus léger, plus vif.

C'est...vraiment gentil, déclara-t-elle, avec ce ton mi-ironique, mi-sincère qui lui était naturel.

Elle se pencha pour regarder le dessin, ses yeux brillants d'un mélange de curiosité et d'amusement. Ses doigts effleurèrent le papier, et un léger rire lui échappa, étouffé mais vrai.

Puis elle leva les yeux vers Shaïa, et ce qui était habituellement une ironie silencieuse s'y mêla : un éclat taquin, un brin de provocation, mais surtout une reconnaissance sincère.

Eh bien, t'as vraiment fait ça pour moi ? murmura Rhéa, incapable de cacher ce mélange de surprise et de chaleur qui lui remontait au visage, merci beaucoup...

Même si son sourire restait en coin, comme un défi discret, quelque chose en elle s'était adouci. Sa robe, le bal, les regards autour... tout ça s'effaçait, juste un instant, face à Shaïa et ce petit geste.

Une pointe de culpabilité battait au rythme de son cœur. Elle n'avait rien préparé, rien prévu pour Shaïa. La simple idée de la décevoir lui retournait l'estomac plus qu'elle ne voulait l'admettre.

Sa main alla gratter l'arrière de son crâne, geste maladroit, presque contrarié.

J'avais rien prévu pour toi... Je pensais croiser personne, en fait.

Un rire lui échappa. Bref. Trop léger pour être honnête. Chargé de tout ce qu'elle ne formulait pas.

Mais promis, je me rattraperai. T'auras une surprise. Une vraie. Plus impressionnante que la statue en chocolat de la dernière fois.

Ses yeux pétillèrent. Le sourire suivit, franc cette fois. Elle se pencha légèrement vers Shaïa, comme pour lui confier un secret interdit.

Peut-être même une séance de patinage improvisée.
Rhéa ouvre le cadeau de @Shaïa Lee et lui promet un cadeau à la rentrée
727 mots


Reducio
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"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
6 janv. 2026, 18:41
RP libre Bal du Nouvel An 2051
31 décembre 2050
19h35 – Sous la bulle de Godric’s Hollow
Gabriel est accompagné de ses parents et de son frère
Ses parents avaient bien entendu parlé de passer le Nouvel an chez les Wynnford. Après tout, la maman de Gabriel et la maman de Nerys étaient de grandes amies. Elles discutaient depuis 2 ans pendant des heures à la sortie de l’école Maeve Queen. C’est qu’elles en avaient des choses à se dire. Mais il y a quelques semaines, la maman de Gabriel avait reçu un hibou de la part de la famille de son amie. Ils proposaient de se rendre au bal de Godric’s Hollow. Bien entendue, Grace avait accepté, parce que les bals, elle connaissait bien, et elle avait trouvé l’idée de s’y retrouver charmante. Harry lui, avait l’impression de retrouver sa jeunesse quant à Caleb il savait que certains de ces amis de Poudlard y serait. Gabriel, lui c’était réjouit de retrouver Nerys pour le nouvel an, mais n’avait pas vraiment intégré ce que signifiait bal. Quelques heures avant le départ, Grace se battait avec son fils pour lui enfiler une chemise blanche fluide au-dessus d’un pantalon dégradé de bleu marine à bleu roi. Mais vraiment qui avait inventé ces chaussures ! Ce n’était pas du tout pratique ! Sa maman avait fini par l’engueuler en lui disant qu’il allait rester ici tout seul s’il ne faisait pas d’efforts. Il avait donc consenti à terminer cette tenue ce qui l’agaçait profondément. Pourtant ça aurait pu être bien plus complexe, mais la famille Yates ne roulait pas sur l’or, sa chemise était d’ailleurs une ancienne chemise de son frère et ce pantalon également. Grace l’avait simplement coloré par magie pour l’occasion. Pourtant Gabriel avait l’habitude de porter des vêtements extravagants pour les spectacles de danse, mais ils permettaient tous de bouger dans tous les sens ! Pas comme ces chaussures du démon !

La petite famille sortit de la cheminette et se dirigea rapidement vers la bulle au centre de la capitale sorcière. Immédiatement l’inconfort de ces chaussures disparut et la moue boudeuse laissa place à l’émerveillement. Cette bulle déposée au milieu de la place, c’était vraiment joli. Il suivit ces parents à l’intérieur, eux donnèrent un don pour les artistes et lui regardait juste tout ce qui les entourait. Lorsqu’ils furent dans la bulle Gabriel ne put retenir sa mâchoire de tomber. La bouche ouverte il regardait le plafond tentant de reconnaitre certaines constellations qu’ils avaient appris à reconnaitre à l’école.

Ce n’est que quand son frère indiqua qu’il allait rejoindre ces amis que Gabriel sortit de sa léthargie contemplatrice. Il devait retrouver Nerys ! Il se tourna vers ces parents qui lui sourirent en lui faisant signe d’y aller. Il n’avait qu’une consigne, ne pas sortir de la bulle sans ces parents et son frère. Il fila alors au milieu de la pièce tentant de repérer. Les gens admiraient le spectacle qui ma fois était assez impressionnant. Gabriel manqua de se prendre les pieds dans une robe et l’esquiva de peu, manquant de tomber. Il se figea net, les bras en croix avant de lever les yeux vers la dame qu’il avait certainement dérangé avec ces pas d’éléphanteau maladroit.

-Je l’ai évité promis !

Puis il repartit à la recherche de son amie. Le spectacle se poursuivait quand il l’aperçut, le nez vers le ciel et dans une robe, bien plus impressionnante que sa tenue. Il s’arrêta, se sentant un peu bête dans sa chemise blanche fluide et son pantalon. Il eut pour réflexe de remettre correctement sa chemise dans son pantalon, il savait qu’elle était attentive à ce genre de détails. Sa main se porta à sa poche et il vérifia que le petit cadeau qu’il avait prévu y était toujours. Cependant il rougit en y pensant. Ça n’allait pas du tout avec sa tenue. Elle était si classe dans cette robe… Au pire il ne lui offrait pas ? Enfin, il avait passé du temps à confectionner ce cadeau… Il verrait bien sur le moment et puis il n’allait pas rester planté comme un piquet au milieu de la salle !

Il souffla un grand coup avant de s’approcher de son amie. On aurait dit une galaxie à elle toute seule. Il sourit à cette idée. Il la contourna, tentant de passer derrière elle. Il posa ensuite une main sur son épaule gauche et se pencha sur son épaule droite.

-T’es plus brillante que jamais feu follet.

Il n’était pas peu fier de sa petite phrase d’accroche. S’il détonnait par son style simple, au moins, il était au niveau en répartie. C’était déjà ça non ?

@Elfie Chassin Pour l’esquive de cette très jolie robe,
@Nerys Wynnford il n’est pas si en retard non ?

Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
6 janv. 2026, 19:36
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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Oups... En effet dans son impolitesse maladroite, Elfie avait oublié toutes formalités, celles qu'elle pouvait tenir au Manoir des Joyce par exemple et cela n'apportait en général aucune surprise autour d'elle. Mais face à des Sangblanc et surtout face à Alice qu'elle avait bien connu à Poudlard avec le Merlin tout les clichés de la haute société bourgeoise pouvaient être cochés. Enfin, à deux doigts de réagir aux quarts de tours et de commencer la soirée de la pire des façons, un jeune sorcier l'évita de peu. Heureusement, aucune goutte de son verre n'avait prit son indépendance, ce qui calma les nerfs fragiles de la blonde. D'un demi-tour parfaitement fluide et maîtrisé, elle revint sur ses pas pour se positionner face à la plus jeune des trois compères. Bien qu'un discours pleins de vices viendraient plus naturellement à ses lèvres, elle se devait de rester droit dans le chemin qu'elle avait envisagé... Passer une bonne soirée tout en profitant au maximum de l'alcool à disposition, de quoi s'offrir un moment de dépraves avant le sérieux de sa routine habituelle.

"Mes..." Sincères évidemment, aucune excuses de la part de l'ancienne gryffondor ne pouvait l'être, elle était presque plus amusée par le ton emprunté de la sorcière que désolée pour ses propres mots. "Excuses Alice, quand j'ai un objectif en tête, il m'arrive de ne pas m'arrêter sur ce qui l'entoure et ce soir, celui qui à pousser mes escarpins à s'éloigner du bar pour vous rejoindre, c'est bien ton cher frère qui me fait la surprise de ne pas être qu'un moldu aux ambitions douteuses." En effet, Elfie n'avait jamais été très douée dans les relations sociales et avec ce fameux frère, c'était plus simple, il lui en avait mit plein la tête la dernière fois qu'ils s'étaient croisés, c'était bien dans son droit de l'aborder d'une telle manière, si leur relation inexistante s'arrêtaient à quelques piques échangées autour d'un ou plusieurs verres, cela lui convenait parfaitement.

Et avec ces capacités ridicules, la blonde avait bien du mal à imaginer une solution pour calmer les ardeurs pédantes de la plus jeune, bien que fuir était une solution efficace avant de finir complètement bloqué dans une situation pouvant devenir vite ingérable, une autre idée à son image venait de germer dans son esprit. "Ainsi je te salue également, bien que mes propos n'avaient pas but à être mal pris, une simple taquinerie pour une soirée particulière disons... Pour faire pardonner mon irruption je paye la prochaine tournée... à vous trois, ou alors je prends le large comme si il ne s'était rien passé!" Ainsi, elle finirait par s'extirper en faisant semblant de donner le choix, alors que de toute manière, pour l'employée de manoir, cela ne changerait pas grand chose, qu'elle reste un verre de plus avec les trois ou qu'elle aille boire dans son coin, ce n'était pas si différent, l'objectif serait rempli.

Après quelques explications calmant ses envies de taire le ton désagréable de la voix de la plus jeune de manière trop violente pour la situation, Elfie en avait oublié le troisième homme, bien qu'elle ne trouvait pas que le mec du pitiponk n'était pas adapté, puisque pour elle, s'était juste un mec qu'elle croisait au Pitiponk, elle n'allait pas s'arrêter sur un flots de paroles inattendues, c'était peut-être la dernière fois qu'autant de mots ne sortent de sa bouche avec seulement quelques gorgées de pauses. "Et quant au mec du pitiponk, à vrai dire, vous" Sans bouger d'un millimètre elle laissa ses yeux se diriger sur le semi-inconnu. " Ne m'avez pas donné beaucoup d'occasion pour qu'une autre appellation me viennent à l'esprit, mais cela peut changer!" Bien que la blonde n'était pas venue faire de nouvelles rencontres, il fallait dire qu'un gérant de bar dans ses contacts n'étaient pas la pire chose à avoir.

Enfin ce n'était pas des plans à garder dans son esprit, il était déjà fort probable que de toute manière elle se fasse jeter rapidos par ce trio si rapproché et puis elle était en vacances, ce n'était pas le moment de penser à l'après, ce qu'elle ne tarda pas d'évoquer avant de porter enfin un vrai intérêt sur les saveurs de son verre aussi longtemps délaissé. "Et pour Moïra, je lui passerais le message, mais n'en parlons plus, je profite de mes quelques heures de vacances, si tu le veux bien! Le manoir vous est toujours ouvert de toute manière."
Grande surprise ou non, Elfie réagit comme elle le peu au propos d'@Alice Sangblanc et continue son monologue incluant @Christopher Hangoover En attendant de savoir où elle finira son verre

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
6 janv. 2026, 19:50
RP libre Bal du Nouvel An 2051



Le soleil a rendez-vous avec la lune
mais la lune n’est pas là et le soleil attend…


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C’était il y a quelques minutes encore. Tout cela ne ressemblait à rien aux yeux de la jeune sorcière. Du moins se réfugiait-elle dans des territoires intérieurs, ceux des longs mois passés à attendre que le temps passe. Ce n’est pas si dur en soi, juste l’angoisse, le cerveau qui saute d’idée en idée pour vous pourrir l’esprit avec vos doutes. Vous avez beau chasser la première à grands coups de volonté, une autre émerge, et puis une autre jusqu’à ce que vous renonciez. Et celle qui s’incruste vous ronge à loisir, elle vous détruit. C’est ainsi, personne n’y peut rien dans ce cloaque des pensées sombres.

Et puis elles se sont aperçues, chacune habillée comme dans l’enfance, très exactement semblables, très exactement différentes.

- Aly !!!!

Dans le même temps qu’elle entend les mots de son amie, elle comprend combien sa présence lui est d’un réconfort immense. Toutes ces angoisses s’évaporent, le geste d’Alyona est doux, elle se retient de lui sauter au cou… mais c’est dur de bien se comporter dans le grand monde.

- C’est moi qui ne sais pas gérer mes impatiences…

Elle dit cela car elle a déjà oublié l’inquiétude.

- Du monde pour ça, il y en a ! Et je n’en connais pas beaucoup.

Dans un geste familial, elle pose sa main libre sur celle d'Aly et l’entraîne des deux bras vers les boissons, un terrain pour le moins encombré, entre les soiffards et les robes...Elle se penche vers sa sœur et lui dit.

- Je nous trouve très belles ma chérie, si j’étais un garçon, je nous demanderais en mariage ! Tu prends les jours pairs, moi les jours impairs…

La folie d’avant Kara, elle la laisse parler comme si rien de rien n’était. Des gamines prises dans une soirée pyjama qui n’aurait jamais connu de fin. Elle lui pose un discret baiser sur la joue puis ajoute.

- Tu sais, je ne serais jamais venue sans toi. Merci du fond du coeur.

Quelques minutes auparavant, elle en était encore à se demander pourquoi être là.

- Alors, je ne sais pas ce qu’il y a de bon question alcool mais ils ont un délicieux jus de clémentine. J’ai évité de demander du thé, généralement, ils le font trop infuser. Je ne te parle même pas de la qualité des feuilles…

Elle admire la robe d’Alyona.

- Les gémeaux… Tu es une sacrée filoute Alyona.

Vana n’aime pas se mettre en avant, sans être timide, elle préfère la discrétion… Il n’empêche que de tels animaux choisissent plutôt la nuit. Et Alyona a eu la fève… Mais ce soir, étonnamment, Ivanovna s’en fiche. Lune et soleil n’existent que l’un grâce à l’autre. Elle ne jalouse pas les tenues extraordinaires de certains, ici passent des gens dont certains sont habillés comme des rois. Mais le plus important pour elle est qu’elle se sent bien. Et dans une telle foule, c’est très rare. Il faut même dire que jamais elle n’a eu autant de joie à être au coeur de l’animation. Une robe couleur soleil, quelque part dans le cosmos mais sans le froid dont on dit qu’il est mortel en un instant. La chaleur et le gel, rien de tous ces dangers, juste elles deux, une famille, pour un soir et pour la vie. Il est loin Gordon et les tracas qu’il lui cause. Dans ses oreilles une musique venue de très loin, peut-être une clarinette, elle n’y connaît rien. C’est exotique, Ivanovna vole vraiment, un rêve éveillé. S’amuser. Ce n’est pas si souvent, il faudrait prendre garde à ne pas trop s’y habituer, plus on monte, plus la chute est rude. Allons ma fille, tu ne vas quand même pas t’interdire d’être heureuse pour une fois.

Elle pose sa tête sur l’épaule d’Alyona Farrow, sorcière de plus d’un tour de magie. Et si c’était ça l’oubli, le droit de vivre. "Mets ta main dans la mienne et mon corps disparaîtra"


@Alyona Farrow
J'ai essayé d'écrire combien cette journée a été belle grâce à toi, merci.
Désormais, quiconque souhaite interagir avec Ivanovna le peut.
Dernière modification par Ivanovna Gunnray le 17 janv. 2026, 09:50, modifié 7 fois.