16 janv. 2026, 12:19
Bal du Nouvel An 2051
Le repas avait été bon, même s’il préférait le poulet de maman et qu’il n’y avait pas de chocolat en dessert. Le repas avait été plus ou moins animé. Etant le plus jeune de la table, il s’était souvent tût pour laisser le plus grand parler entre eux, notamment pendant le repas. Les filles étaient gentilles, il y avait le Monsieur de Fleury et Bott, lui il était distingué comme dirait maman. Enfin… C’était un bon moment quoi, sans plus mais sans moins. Malgré tout il avait hâte de retrouver Nerys ou du moins des gens un peu plus proches de son âge. Mais c’est Nerys qui la retrouva, elle arriva en trottinant ce qui fit sourire le petit blondinet alors que les couleurs autour d’eau changeaient. Les reflets clairs et violacés se retrouvaient sur leur peau, ça donnait une ambiance magique. Mais quand la musique s’éleva, la présence de Nerys qui arriva à son niveau le fit douter. Il fronça les sourcils une seconde avant d’agiter la tête de gauche à droite avant même qu’elle lui annonce qu’elle ne le forcerait pas à faire une valse !31 décembre 2050
19h35 – Sous la bulle de Godric’s Hollow
Gabriel est accompagné de ses parents et de son frère
-Bien dit feu follet, trop sérieux et la musique est trop lente.
Non mais, un dos rigide, un menton levé, des bras tenus et des pas glissés. Tout l’inverse de la street dance qui se dansait dans le groove, le dos détendu, et des pieds sautillants. Non vraiment ce n’était pas pour lui, sans façon !
Cependant Nerys n’avait pas décidé de le laisser tranquille et elle avait une petite idée en tête. Elle voulait aller danser au milieu en faisant n’importe quoi ? Alors certes il n’appréciait pas la valse, mais Gabriel restait un danseur et respectait ceux qui voulaient danser cette atrocité. Il fit donc la moue à cette idée, moue qui disparut aux mots astres le plus imprévisibles de la galaxie. Il aimait bien cette idée. Mais de là à aller danser n’importe quoi au milieu de la salle. Non, sa maman allait l’enfermer dans le grenier pour toute sa vie s’il faisait ça.
Encore surprit et en questionnement quant à cette idée, il ne put résister à la poigne de Nerys qui l’emportant, comme le ferait un Pitiponk vers le milieu de la piste de danse. Gabriel se senti rougir quelque peu honteux de se retrouver au milieu des gens qui tournaient, tous synchronisés. Son feu follet lui, bien plus téméraire que lui ce soir, commença à sautiller sur place. Gabriel lui attrapa la main à son tour et se pencha vers elle pour éviter de crier au milieu des gens.
-Nerys, on va se faire gronder… Ma maman va pas aimer si je fais ça.
Il la tira alors à son tour vers le côté de la piste. Une fois un peu moins entourés il se tourna à nouveau vers la Serdaigle, cette fois-ci un sourire sur le visage. Ici, ils pourraient s’amuser sans déranger personne et sa maman ne lui en voudrait certainement pas de s’amuser s’il ne gênait pas les adultes.
-Ici on peut danser si tu veux.
Malgré tout la musique le laissait totalement de marbre. Il restait un danseur, il aimait être en rythme, suivre la musique, son intention pour lui donner corps. Mais là, mis à part de l’ennui il ne ressentait rien sur cette musique. Il observa donc Nerys, sans trop savoir quoi faire. Peut-être que son énergie pour l’aider à trouver comment s’amuser sur une musique pareille.
@Nerys Wynnford
Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
16 janv. 2026, 17:08
Bal du Nouvel An 2051

A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S
Alice ne parvenait pas à calmer son cœur enragé. Son regard était fixe. Ses lèvres baignaient dans sa coupe de champagne qui, petit à petit, se vidait au gré des pulsations cardiaques d’Alice. Sous son regard vide, les autres poursuivaient leur soirée. Alice trouvait un certain réconfort dans leur profil aimable, concentré, méprisant ou effacé. Aussi les observait-elle sans les voir vraiment, sa coupe de champagne à la main, son palpitant dans l’autre. Il pulsait contre ses doigts serrés, cherchait à se faufiler par les interstices pour retrouver sa place entre les petits Hangoover et leur grand-mère. Alice serrait un peu plus encore en refermant ses yeux, gardant précieusement la dernière image aperçue : deux jeunes femmes complimentant leur tenue respective sans se préoccuper de ce qui les entourait. Elle inspira une longue, longue goulée d’air qui lui brûla le nez. Elle se concentra sur ses poumons se déployant, poussant sa poitrine contre le tissu étriqué de sa robe.
Elle n’a pas le pouvoir de te faire chanter, murmurait la raison. Personne ne se mettra entre toi et tes objectifs, susurrait la confiance. Tu n’en seras jamais certaine, souffla la voix pernicieuse qu’Alice refusait de nommer.
Alice ouvrit ses grands yeux gris en sentant la présence qui l’avait rejoint. Elle n’effectua aucun mouvement de recul. Ce manque d’action rassura Alice sur son état : elle ne se comportait point comme une bête acculée prête à fuir ou, plus probable, à mordre. Même si ses nerfs pulsaient pour se détendre dans une impulsion rageuse, même si ses doigts rêvaient de se refermer sur sa baguette pour y infuser toute cette magie qui avait besoin d’un réceptacle, la sorcière sentait qu’elle n’avait plus à craindre un élan impulsif.
Christopher était là. Elle le reconnu avant de le voir, ses sens aiguisés comme… Circée : comme ceux d’une bête acculée.
Alice ne lui accorda aucun regard. De toutes manières, qui avait-il à voir sur son visage ? Un air peiné ? Une grimace agacée ? Une taquinerie retenue du bout des lèvres ? De tout cela, Alice n’en voulait pas. Elle n’avait pas envie d’en parler. Tout ce qu’elle désirait, c’était bondir dans le passé, quelques minutes en arrière, étrangler l’imprudente Alice avant qu’elle ne se montre trop attachée à Derek. Remonter peut-être plus loin encore, et refuser d’accompagner Thomas au Pitiponk pour faire la connaissance de ce quelqu’un qui lui demanderait sa main plus tard dans la soirée pour l’humilier en public.
La voix de Christopher se nicha dans son oreille alors qu’il se penchait pour récupérer une boisson. Un verre de whisky. Alice reconnu l’odeur : c’était celle de Thomas.
Alice suivit son déplacement avec trois secondes de retard. Sortir ? Son regard fut attiré par les lumières changeant d’intensité. Elle se tourna de biais pour observer la scène. Sortir maintenant, et profiter que l’attention de tous soit happé par le spectacle à venir pour libérer la bête qui grondait en elle.
Son regard glissa vers Christopher et son bras tendu. Il l’observait sans mot dire. Alice l’en remerciait sans mot. Elle s’avança en quelques pas maîtrisés. Ses doigts s’enroulèrent autour de son biceps.
Alice laissa Christopher les guider à travers la foule pour atteindre la sortie. Aucun des deux n’émit le moindre mot, sans doute trop pressés de s’échapper un peu de l’atmosphère pesante qui régnait désormais autour d’eux comme un brouillard épais.
Une fois à l’extérieur, l’air frais arracha une inspiration à Alice. Ses belles boucles blanches retombant sur son visage se soulevèrent au vent. L’enchantement qui se cachait en dessous s’évapora pendant quelques longues secondes sans qu’Alice ne cherche à le retenir. Cette fois, toute sa magie étaient concentrées dans le bout de ses doigts. Alice serra un peu plus fort le bras de Christopher. Sa prise sur sa coupe de champagne s’intensifia.
Christopher les entraînait sur la place Armand Malfoy, loin de la bulle. Alice percevait les sons étouffés qui s’en échappait. Elle n’y prêtait aucune attention. Ne restait plus que la sensation d’être de nouveau à Paris, à déambuler à travers les rues enneigées. Alice aurait aimé ne jamais avoir à les quitter.
Ses doigts libérèrent le bras de Christopher. Elle se tourna dos à lui, avança un peu… puis, dans un élan impulsif, avala la dernière gorgée de champagne avant de projeter la coupe sur la fontaine trônant au milieu de la place. Le verre explosa au contact de la pierre dans un fracas cristallin, projetant autour de lui des éclats retombant dans la poudreuse entassée a ses pieds. Les lèvres entrouvertes, Alice inspirait et expirait bruyamment, ses yeux rivés sur le visage sculptural d’Armand Malfoy.
Son bras retomba mollement contre sa hanche. Elle déplia et replia ses doigts, les articula comme des pattes d’araignées. Une longue inspiration plus tard, Alice tourna enfin la tête vers Christopher et libéra enfin le poids qui appuyait sur sa glotte :
« A côté de la vôtre, ma mère m’apparaît soudain dés plus charmante. »
Sa voix ne tremblait pas, mais elle ne tromperait pas Christopher. Elle était froide, autant que l’étaient les flocons tombant sur leurs épaules nues.
@Christopher Hangoover récupère une Alice muette qui accepte de le suivre. Une fois à l'extérieur, elle boit son champagne d'une traite et jette la flûte vide sur la fontaine de la place Armand Malfoy. Après cela, elle parle enfin.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
16 janv. 2026, 20:15
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
![]() Visuel d'ambiance (non officiel) |
|

À son grand bonheur, Simon vit le visage de sa camarade s'illuminer lorsqu'elle affirma le reconnaitre. Après avoir confirmé se nommer Aitana, cette dernière jeta un coup d'œil aux deux adultes qui l'accompagnaient. C'étaient un homme et une femme dont les traits creusés accompagnés de cheveux blancs dénonçaient une âge plutôt avancé - sûrement ses grands-parents, ou quelque chose dans le genre, devina Simon.
« Oui, je te comprends, dit Simon avec un petit sourire amusé. » Là-bas ? Le regard du blaireautin suivit la direction que pointait l'index d'Aitana. Les galaxies, donc. Ah oui, en effet : il fallait admettre qu'elles étaient assez exceptionnelles et surtout, assez intrigantes. « C'est super joli ! Peut-être qu'il y a rien à l'intérieur ? Je sais pas hein, si ça se trouve c'est juste un tourbillon de couleurs nan ? Ou peut-être que c'est... euh... Je pense pas que ça puisse juste être un effet visuel, je sais pas. T'en penses quoi toi ? En tout cas, je trouve ça super comme magie ! »
Simon discute avec @Aitana Torres.

Nouveau compte : Eliott Faulkner
16 janv. 2026, 20:35
Bal du Nouvel An 2051
Rhéa observa Shaïa sans en avoir l'air. Trop rouge. Trop rapide. Trop... Shaïa.
Elle comprit. Pas tout. Mais assez.
Le verre levé, le défi lancé, l'enthousiasme un peu trop franc. Elle nota mentalement le léger tremblement dans sa main, la façon dont elle parlait pour combler quelque chose. Ça la fit sourire. Un vrai. Pas celui qu'elle utilisait pour provoquer.
— Engloutir, rien que ça ? lança-t-elle en inclinant la tête. T'es consciente que je vais te rappeler cette phrase toute la soirée.
Elle cogna doucement son verre contre celui de la Poufsouffle. Des gouttelettes de la mixture s’en échappèrent.
— À une belle année, répéta-t-elle.
Elle but une gorgée. Grimace immédiate.
— Beurk. Ok, celle-là est définitivement un piège.
Quand Shaïa enchaîna les verres, Rhéa arqua un sourcil, mi-amusée, mi-vigilante. Elle n'intervint pas. Pas encore. Elle se contenta de la suivre du regard, attentive malgré elle. Son regard indissociable de sa silhouette.
À la mention de sa mère, un ricanement discret lui échappa.
— Si elle te voit, elle va soit te confisquer les verres... soit demander la recette. Y a pas d'entre-deux.
Elle la chercha quelques secondes, quelque peu curieuse de qui pouvait bien être la mère de Shaïa.
— Elle est où, ta mère ?
Elle s'approcha un peu, instinctivement, réduisant l'espace entre elles sans vraiment y penser.
Son regard glissa sur le visage de Shaïa, rouge, rieur, vivant. Quelque chose se serra brièvement dans sa poitrine. Elle détourna les yeux aussitôt.
— Et puis si tu t'écroules avant moi, je gagne le défi. Et j'ai très envie de gagner.
Un sourire en coin. Fidèle à elle-même. Mais cette fois, il resta un peu plus longtemps.
Le temps fila sans prévenir, happé par les rires, les verres qui s'entrechoquaient et le brouhaha constant. Puis les lumières changèrent. Subtilement. Assez pour annoncer autre chose.
Le repas.
Rhéa le sentit avant même d'en voir les signes. Elle lança un dernier regard vers Shaïa. Bref. Presque volé. Un regard qui disait après. Puis la foule s'interposa, docile et cruelle à la fois.
Elle rejoignit sa table.
Son père l'attendait déjà.
Aussitôt, son corps se raidit. Son dos se redressa d'un cran. Son visage se ferma, reprenant cette neutralité polie qu'on lui avait apprise à porter comme une seconde peau. Le sourire qu'elle arborait quelques minutes plus tôt s'effaça sans laisser de trace. Ici, il n'avait pas sa place.
Seule. Sans ce monde autour, elle aurait répliqué. Elle aurait relevé le menton, laissé filer une remarque acérée. Elle aurait été cette Rhea qu'elle aimait tant. Celle qui ne pliait pas.
Mais là, il y avait du monde. Trop de monde. Des témoins visibles ou invisibles, tous suspendus à la moindre de ses réactions. Et malgré tout, elle aimait son père. Profondément. D'une manière compliquée, douloureuse, jamais simple — mais réelle. Elle savait qu'une scène maintenant aurait brisé le peu d'affection qu'elle avait su tirer de lui.
Alors elle se tut. Elle encaissa. Droite. Immobile. Pas par faiblesse. Par choix.
Les plats défilaient. Trop riches. Trop lourds. Les conversations aussi. Elle répondit quand on s'adressait à elle, brièvement, sans débordement. Elle n'avait pas envie de s'attarder.
Par moments, son regard glissait malgré elle vers la salle. Elle cherchait une silhouette qu'elle n'était pas censée chercher. Elle détournait aussitôt les yeux, comme prise en faute.
La musique n'était plus qu'un fond lointain. Le rire des invités, une rumeur étrangère. Tout lui paraissait étouffé, comme si elle observait la scène à travers une vitre trop épaisse.
L'aura revint. Froide. Tranchante. Presque méprisante. Celle qui tenait à distance, qui dissuadait toute approche. Elle la laissa s'installer sans lutter. C'était plus simple ainsi.
Quand enfin les assiettes furent débarrassées, Rhéa sentit quelque chose se relâcher dans sa poitrine. Un soupir silencieux qu'elle ne s'autorisa qu'une fois debout.
Le repas touchait à sa fin.
Puis, enfin, les tables furent repoussées.
La musique changea.
Le vrai bal commença.
Rhéa se leva avant qu'on ne le lui propose. Elle quitta la table sans se retourner, comme si le simple fait de rester une seconde de plus risquait de l'engloutir. À chaque pas, la tension se relâchait. Lentement. Imperceptiblement.
Elle balaya la salle du regard.
Et trouva Shaïa.
Elle s'approcha sans hésiter, la posture plus souple, le regard déjà moins dur. Il y avait encore des traces de rigidité, mais elles s'effritaient.
— T'as survécu au repas ? lança-t-elle, un sourire en coin retrouvant sa place naturelle.
Sans lui laisser le temps de répondre, Rhéa tendit la main. Geste simple. Presque désinvolte.
— Viens. Le bal commence maintenant.
Ses yeux brillèrent d'un éclat faussement assuré, mais sincère.
— Et j'ai bien l'intention de danser. Avec toi.
Cette fois, aucune armure ne revint. Juste une invitation, claire. Sans détour. Un cœur battant à la chamade au fond de sa poitrine.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Elle comprit. Pas tout. Mais assez.
Le verre levé, le défi lancé, l'enthousiasme un peu trop franc. Elle nota mentalement le léger tremblement dans sa main, la façon dont elle parlait pour combler quelque chose. Ça la fit sourire. Un vrai. Pas celui qu'elle utilisait pour provoquer.
— Engloutir, rien que ça ? lança-t-elle en inclinant la tête. T'es consciente que je vais te rappeler cette phrase toute la soirée.
Elle cogna doucement son verre contre celui de la Poufsouffle. Des gouttelettes de la mixture s’en échappèrent.
— À une belle année, répéta-t-elle.
Elle but une gorgée. Grimace immédiate.
— Beurk. Ok, celle-là est définitivement un piège.
Quand Shaïa enchaîna les verres, Rhéa arqua un sourcil, mi-amusée, mi-vigilante. Elle n'intervint pas. Pas encore. Elle se contenta de la suivre du regard, attentive malgré elle. Son regard indissociable de sa silhouette.
À la mention de sa mère, un ricanement discret lui échappa.
— Si elle te voit, elle va soit te confisquer les verres... soit demander la recette. Y a pas d'entre-deux.
Elle la chercha quelques secondes, quelque peu curieuse de qui pouvait bien être la mère de Shaïa.
— Elle est où, ta mère ?
Elle s'approcha un peu, instinctivement, réduisant l'espace entre elles sans vraiment y penser.
Son regard glissa sur le visage de Shaïa, rouge, rieur, vivant. Quelque chose se serra brièvement dans sa poitrine. Elle détourna les yeux aussitôt.
— Et puis si tu t'écroules avant moi, je gagne le défi. Et j'ai très envie de gagner.
Un sourire en coin. Fidèle à elle-même. Mais cette fois, il resta un peu plus longtemps.
Le temps fila sans prévenir, happé par les rires, les verres qui s'entrechoquaient et le brouhaha constant. Puis les lumières changèrent. Subtilement. Assez pour annoncer autre chose.
Le repas.
Rhéa le sentit avant même d'en voir les signes. Elle lança un dernier regard vers Shaïa. Bref. Presque volé. Un regard qui disait après. Puis la foule s'interposa, docile et cruelle à la fois.
Elle rejoignit sa table.
Son père l'attendait déjà.
Aussitôt, son corps se raidit. Son dos se redressa d'un cran. Son visage se ferma, reprenant cette neutralité polie qu'on lui avait apprise à porter comme une seconde peau. Le sourire qu'elle arborait quelques minutes plus tôt s'effaça sans laisser de trace. Ici, il n'avait pas sa place.
Seule. Sans ce monde autour, elle aurait répliqué. Elle aurait relevé le menton, laissé filer une remarque acérée. Elle aurait été cette Rhea qu'elle aimait tant. Celle qui ne pliait pas.
Mais là, il y avait du monde. Trop de monde. Des témoins visibles ou invisibles, tous suspendus à la moindre de ses réactions. Et malgré tout, elle aimait son père. Profondément. D'une manière compliquée, douloureuse, jamais simple — mais réelle. Elle savait qu'une scène maintenant aurait brisé le peu d'affection qu'elle avait su tirer de lui.
Alors elle se tut. Elle encaissa. Droite. Immobile. Pas par faiblesse. Par choix.
Les plats défilaient. Trop riches. Trop lourds. Les conversations aussi. Elle répondit quand on s'adressait à elle, brièvement, sans débordement. Elle n'avait pas envie de s'attarder.
Par moments, son regard glissait malgré elle vers la salle. Elle cherchait une silhouette qu'elle n'était pas censée chercher. Elle détournait aussitôt les yeux, comme prise en faute.
La musique n'était plus qu'un fond lointain. Le rire des invités, une rumeur étrangère. Tout lui paraissait étouffé, comme si elle observait la scène à travers une vitre trop épaisse.
L'aura revint. Froide. Tranchante. Presque méprisante. Celle qui tenait à distance, qui dissuadait toute approche. Elle la laissa s'installer sans lutter. C'était plus simple ainsi.
Quand enfin les assiettes furent débarrassées, Rhéa sentit quelque chose se relâcher dans sa poitrine. Un soupir silencieux qu'elle ne s'autorisa qu'une fois debout.
Le repas touchait à sa fin.
Puis, enfin, les tables furent repoussées.
La musique changea.
Le vrai bal commença.
Rhéa se leva avant qu'on ne le lui propose. Elle quitta la table sans se retourner, comme si le simple fait de rester une seconde de plus risquait de l'engloutir. À chaque pas, la tension se relâchait. Lentement. Imperceptiblement.
Elle balaya la salle du regard.
Et trouva Shaïa.
Elle s'approcha sans hésiter, la posture plus souple, le regard déjà moins dur. Il y avait encore des traces de rigidité, mais elles s'effritaient.
— T'as survécu au repas ? lança-t-elle, un sourire en coin retrouvant sa place naturelle.
Sans lui laisser le temps de répondre, Rhéa tendit la main. Geste simple. Presque désinvolte.
— Viens. Le bal commence maintenant.
Ses yeux brillèrent d'un éclat faussement assuré, mais sincère.
— Et j'ai bien l'intention de danser. Avec toi.
Cette fois, aucune armure ne revint. Juste une invitation, claire. Sans détour. Un cœur battant à la chamade au fond de sa poitrine.
Rhéa rejoint @Shaïa Lee à la fin de son repas, et lui propose une danse.
799 mots
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
16 janv. 2026, 20:48
Bal du Nouvel An 2051
0. Entrée d’Alienor • I • II • III • IV • V • VI
VII (Bristyle) • VIII • IX • X • XI • XII • XIII • XIV
XV • XVI • XVII • XVIII • XIX • XX • XXI • XXII
À première vue, ça colle avec bien plus d’évidence, certes. Mais il y a une seconde vue, et elle l’attire. S’ensuit un drôle d’échange, ou discuter de qui sait quoi comment semble avoir de l’importance. Lui imagine simplement que la dernière confection de potion doit être plus récente pour elle que pour ses aînés, pour qui cet art doit être lointain s’ils ont préféré un autre chemin magique. Quand il a préparé une potion, quand ses composants sont passés par ses sens, qu’il a senti la métamorphose des parfums, des textures, des couleurs… ils s’inscrivent dans cette mémoire sensorielle qui est bien plus fiable et précise que celle des informations qui ne sont que des lettres. Tout comme chaque expression magique issue de sa baguette est désormais associée dans sa mémoire à une mélodie, dont tout le reste découle, et non à des cours. « Le millepertuis entre dans la composition de la Potion d’Hilarité. » énonce-t-il, pas tant pour expliquer d’où la plus jeune aurait identifié la fleur que pour se questionner sur la signification d’un tel choix de costume. « S’afficher comme un ingrédient à l’hilarité est la marque d’un étonnant sens de la dérision. » Dont… il est capable. D’un autre côté, l’autre possibilité est séduisante. « Les fleurs de la campanule raiponce s’ouvrent en étoile. Dans un conte moldu, elles rendent insatiable. Leurs racines sont comestibles. Comme les tubercules de la pomme de terre, dont les fleurs étaient portées en ornement par les nobles moldus, il y a longtemps. Ça pourrait être son hommage à la culture moldue, tout en suggérant être une fleur dont on n’a jamais assez. Une autre forme de dérision. » Voilà autant de raisons de croire en cette autre hypothèse. Charleson avait beau avoir changé de domaine de prédilection, le bibliothécaire ne l’imagine pas s’être départi de sa singulière façon de s’intéresser aux moldus.
VII (Bristyle) • VIII • IX • X • XI • XII • XIII • XIV
XV • XVI • XVII • XVIII • XIX • XX • XXI • XXII
Le grand sorcier à la nébuleuse a l’air ravi d’entendre que son apparat est apprécié, mais il ne s’étale pas sur les secrets de sa conception, que Hjúki aurait pu écouter avec réel intérêt. Il dénote à côté de ses deux compagnons de soirée, dont les tenues suggèrent la voûte avec bien plus de sobriété. Et qui n’ont pas l’air offensés de ne pas avoir reçu de semblables compliments. Des gens qui ne prennent pas ombrage de rien ou ne s’accrochent pas à la convenance, ça fait du bien. Il ne s’attendait pas à recevoir de l’étonnement en réaction à ses suggestions florales. Il n’a pas de certitude, alors il ne dirait pas qu’il sait ou connaît la réponse, le décryptage de la fantaisie de Charleston. Mais y réfléchir est préférable… à ouvrir la porte à d’autres pensées, moins légères. Hjúki se demande s’il doit entendre une invitation à les décrire avec précision, ces pétales en branches d’étoile. Voire à les invoquer. Qu’ils aient exprimé le fait de ne pas visualiser l’apparence de ces spécimens a l’air d’agacer la plus jeune, qui prend partie pour le millepertuis.
À première vue, ça colle avec bien plus d’évidence, certes. Mais il y a une seconde vue, et elle l’attire. S’ensuit un drôle d’échange, ou discuter de qui sait quoi comment semble avoir de l’importance. Lui imagine simplement que la dernière confection de potion doit être plus récente pour elle que pour ses aînés, pour qui cet art doit être lointain s’ils ont préféré un autre chemin magique. Quand il a préparé une potion, quand ses composants sont passés par ses sens, qu’il a senti la métamorphose des parfums, des textures, des couleurs… ils s’inscrivent dans cette mémoire sensorielle qui est bien plus fiable et précise que celle des informations qui ne sont que des lettres. Tout comme chaque expression magique issue de sa baguette est désormais associée dans sa mémoire à une mélodie, dont tout le reste découle, et non à des cours. « Le millepertuis entre dans la composition de la Potion d’Hilarité. » énonce-t-il, pas tant pour expliquer d’où la plus jeune aurait identifié la fleur que pour se questionner sur la signification d’un tel choix de costume. « S’afficher comme un ingrédient à l’hilarité est la marque d’un étonnant sens de la dérision. » Dont… il est capable. D’un autre côté, l’autre possibilité est séduisante. « Les fleurs de la campanule raiponce s’ouvrent en étoile. Dans un conte moldu, elles rendent insatiable. Leurs racines sont comestibles. Comme les tubercules de la pomme de terre, dont les fleurs étaient portées en ornement par les nobles moldus, il y a longtemps. Ça pourrait être son hommage à la culture moldue, tout en suggérant être une fleur dont on n’a jamais assez. Une autre forme de dérision. » Voilà autant de raisons de croire en cette autre hypothèse. Charleson avait beau avoir changé de domaine de prédilection, le bibliothécaire ne l’imagine pas s’être départi de sa singulière façon de s’intéresser aux moldus.
Hjúki continue d’examiner avec sérieux ses hypothèses florales, qu’il partage à @Aelle Bristyle et ses frères
Dernière modification par Hjúki Anastase le 8 févr. 2026, 14:36, modifié 6 fois.
16 janv. 2026, 21:58
Bal du Nouvel An 2051
Elle avait bien dû fixer Rhea de loin pendant tout le repas, car elle n'avait rien vu passer. Shaïa avait mangé à moitié présente sur sa chaise...
- Bon j'y vais ! dit-elle avant que sa mère ne puissse l'interpeller.
Elle courut attendre son amie - si c'était bien ça - au même endroit où elles s'étaient laissées. Elle avait aussi du mal à admettre qu'elle avait hâte de la retrouver malgré le peu de temps qu'elles avaient passées séparées... Lorsque Rhea revint la voir, Shaïa eu la légère impression que quelque chose avait changé dans son attitude. Elle fronça imperceptiblement les sourcils.
- Oui. répondit-elle avec un sourire absolument radieux. Et toi ?
Une pointe involontaire d'inquiétude avait transpercé dans sa voix. C'était presque si elle s'en voulait, d'ailleurs.
Soudain, la lumière se tamisa et les pensées de Shaïa volèrent dans tous les sens. Le bal. La danse. Cette chose qu'elle s'était efforcée d'oublier pour pouvoir discuter en toute tranquillité avec Rhea... C'était le moment. Et... elle l'invitait à danser.
Bon dieu, pourquoi était-elle si rouge ? Les boissons. Voilà une explication rationnelle.
Shaïa saisit la main que Rhea lui tendait, comme ce fameux jour, sur la glace. Ce souvenir lui arracha un léger sourire, qui la détendit un peu. Elle était toujours comparable à une écrevisse, mais au moins, une écrevisse souriante.
"Qu'est-ce que je raconte..."
La Poufsouffle était perdue dans ses pensées, partagée entre fuir et rester.
"Haha... Danser un slow avec Rhea... Qui l'eût crut ?"
Si on lui avait dit un jour qu'elle danserait au Bal du Nouvel avec une fille qu'elle avait rencontré autours d'une séance de patinage, jamais elle ne l'aurait cru. Et pourtant... voilà qu'elle était sur le point de le faire. Alors, elle était rouge comme une écrevisse et elle commençait à avoir vraiment chaud. Pourquoi ? Elle-même aurait aimé le savoir.
La main tremblante et la gorge asséchée par le stress, Shaïa n'arriva qu'à articuler une seule phrase.
- T'es sérieuse ?
C'était presque un souffle. Elle était à ça d'étouffer...
- J'ai jamais dansé avec qui que ce soit, même en rêve... tenta-t-elle, malgré le fait qu'elle tenait toujours sa main.
Main qu'elle aurait aimé lâcher si elle n'avait pas eu aussi peur de s'effondrer par terre, en pleine crise de panique...
383 mots.Shaïa "accepte" l'invitation à danser de Rhea, même si elle est maintenant rouge écrevisse.
@Eleanora Sywell.
Mon post est minusculement ridicule à côté du tien...
Dernière modification par Shaïa Lee le 29 janv. 2026, 22:13, modifié 3 fois.
17 janv. 2026, 11:47
Bal du Nouvel An 2051
1 - 2 - HA - 3 - HA - 4 - HJ - 5
[Aelle qui cherche sa table : b. — a. — c. — f.]

J'ai une grimace sans joie quand il énonce que le millepertuis se retrouve dans la potion d'hilarité et je le désigne de la main comme pour marquer l'évidence de ce qu'il vient d'énoncer, ou pour dire silencieusement à Zakary : tu vois, la réponse était aussi simple que cela et tu devrais savoir à quoi ressemble cette fleur, tu n’es après tout pas assez idiot pour oublier une potion apprise durant tes années de collège, n’est-ce pas ? De toute manière, Zakary ignore complètement mes expressions ou mes tentatives de conversation silencieuse. Un grand sourire s’étire sur ses lèvres et il se penche pour me glisser entre deux explications de l’homme :
« Ah, bah il ne croit pas au fait que tu sois brillante, on dirait. »
Je le connais assez pour savoir que ce n’est que sa manière de s’amuser. À une époque, j’aurais été blessée de cette pique lancée sans aucune raison. Mais aujourd’hui, je sais que les paroles qui s’échangent aujourd’hui n’ont pas le moindre poids, ni celles de l’inconnu qui ne sait rien de moi ni celles de Zakary qui n’est bon qu’à me taquiner même s'il est parfaitement conscient que c’est la meilleure solution pour m’énerver. Au lieu de lui dire purement et simplement d’aller se faire voir, je le repousse du coude pour qu’il daigne s’éloigner de moi. Ce qu’il fait après s’être assuré que je ne manque rien de son sourire taquin.
Conscient de notre petit échange, Narym s'est tourné vers notre expert en fleurs pour lui accorder une pleine et totale attention. Il tourne un vague regard vers moi lorsque nous nous concentrons de nouveau sur les paroles de l’homme ; il fronce doucement les sourcils, pas assez pour que ce ne soit pas discret, mais suffisamment pour que je comprenne sa question silencieuse : ça va ? Je ne réponds que par un bref mouvement du menton avant de tourner les yeux vers l’homme en avalant au passage une gorgée de mon verre.
Il a l’humour contenu, si bien que je suis incapable de savoir s’il fait des blagues ou s’il est parfaitement sérieux. Sa description de la fleur m’aide à me faire une idée de celle-ci, même si je pense toujours que le millepertuis est la comparaison la plus correcte avec le costume de Charleston. Si le sujet de la conversation ne m’intéresse pas outre mesure, je ne peux cependant que remarquer le sens aigu du détail de l’homme et son évidente connaissance.
« Oh mais oui ! s’exclame Narym. Le conte moldu, Raiponce ! Je me disais bien que ce nom me disait quelque chose.
— Connais pas, commente inutilement Zakary.
— Ce n’est pas le plus connu, l’excuse notre frère en lui souriant doucement. Je te le ferai lire. Je l’ai découvert avec G… »
Ses mots s’embrouillent dans sa gorge, une peine fugace passe sur ses traits. Narym affiche aussitôt un sourire en balayant l’air de sa main.
« Enfin peu importe. Peut-être que ce costume en dit bien plus long que ce qu’on croit, alors, poursuit-il en se tournant vers Charleston dont le costume prend bien trop de place. Vous en faites une analyse très intéressante.
— Ou alors il ne s’agit que d’une étoile, commenté-je, les yeux tournés vers le fond de la pièce.
— Peut-être, mais je préfère les analyses imagées que les réponses terre à terre, » dit Narym en tournant vers l’homme un sourire gentil.
Et c’est pour cela que toi et moi sommes si différents, songé-je en laissant mon regard se perdre sur les différents costumes qui défilent sous mes yeux dont la diversité ne m’intéresse pas le moins du monde. Finalement, je finis par ne plus pouvoir m’en empêcher et je me tourne vers l’endroit de la pièce où se trouve Alice et l’autre abruti de boulet qu’elle traîne à son pied. Je m’étonne de les trouver tous les deux face à une troupe de personnes qui ne sont pas sans ressembler au premier.
« Tu sais qui elle est ? »
La voix chuchotée de Zakary par-dessus mon épaule me surprend. Je me tourne vers lui et surprend son regard tourné dans la même direction que moi.
« Lui, c’est Christopher, précise-t-il comme si je n’en savais rien. Et elle, tu la connais ? Elle doit avoir ton âge, tu l’as peut-être vue à Poudlard ?
— Pourquoi ça t’intéresse ? sifflé-je en me détournant du groupe et en coulant un regard vers Narym et l’homme.
— Je veux savoir, c’est tout. Alors ? »
Mâchoires serrées, je laisse s’enfuir quelques secondes avant de consentir à répondre.
« Alice. Sangblanc.
— Oh…, s’étonne Zakary, avant de répéter comme s’il avait compris quelque chose : oh.
— Comment tu le connais ?
— Chris ? » Un rire lui secoue les épaules. « On était à Poudlard ensemble, » dit-il sans préciser la raison de son rire.
Il ramène ses yeux sur Narym, puis sur l’inconnu.
« Vous alliez vous servir, je crois ? se rappelle-t-il en désignant les tables de la main et en s’en approchant, bras levé comme pour attraper un verre. Qu’est-ce que vous prenez ? »
[Aelle qui cherche sa table : b. — a. — c. — f.]

J'ai une grimace sans joie quand il énonce que le millepertuis se retrouve dans la potion d'hilarité et je le désigne de la main comme pour marquer l'évidence de ce qu'il vient d'énoncer, ou pour dire silencieusement à Zakary : tu vois, la réponse était aussi simple que cela et tu devrais savoir à quoi ressemble cette fleur, tu n’es après tout pas assez idiot pour oublier une potion apprise durant tes années de collège, n’est-ce pas ? De toute manière, Zakary ignore complètement mes expressions ou mes tentatives de conversation silencieuse. Un grand sourire s’étire sur ses lèvres et il se penche pour me glisser entre deux explications de l’homme :
« Ah, bah il ne croit pas au fait que tu sois brillante, on dirait. »
Je le connais assez pour savoir que ce n’est que sa manière de s’amuser. À une époque, j’aurais été blessée de cette pique lancée sans aucune raison. Mais aujourd’hui, je sais que les paroles qui s’échangent aujourd’hui n’ont pas le moindre poids, ni celles de l’inconnu qui ne sait rien de moi ni celles de Zakary qui n’est bon qu’à me taquiner même s'il est parfaitement conscient que c’est la meilleure solution pour m’énerver. Au lieu de lui dire purement et simplement d’aller se faire voir, je le repousse du coude pour qu’il daigne s’éloigner de moi. Ce qu’il fait après s’être assuré que je ne manque rien de son sourire taquin.
Conscient de notre petit échange, Narym s'est tourné vers notre expert en fleurs pour lui accorder une pleine et totale attention. Il tourne un vague regard vers moi lorsque nous nous concentrons de nouveau sur les paroles de l’homme ; il fronce doucement les sourcils, pas assez pour que ce ne soit pas discret, mais suffisamment pour que je comprenne sa question silencieuse : ça va ? Je ne réponds que par un bref mouvement du menton avant de tourner les yeux vers l’homme en avalant au passage une gorgée de mon verre.
Il a l’humour contenu, si bien que je suis incapable de savoir s’il fait des blagues ou s’il est parfaitement sérieux. Sa description de la fleur m’aide à me faire une idée de celle-ci, même si je pense toujours que le millepertuis est la comparaison la plus correcte avec le costume de Charleston. Si le sujet de la conversation ne m’intéresse pas outre mesure, je ne peux cependant que remarquer le sens aigu du détail de l’homme et son évidente connaissance.
« Oh mais oui ! s’exclame Narym. Le conte moldu, Raiponce ! Je me disais bien que ce nom me disait quelque chose.
— Connais pas, commente inutilement Zakary.
— Ce n’est pas le plus connu, l’excuse notre frère en lui souriant doucement. Je te le ferai lire. Je l’ai découvert avec G… »
Ses mots s’embrouillent dans sa gorge, une peine fugace passe sur ses traits. Narym affiche aussitôt un sourire en balayant l’air de sa main.
« Enfin peu importe. Peut-être que ce costume en dit bien plus long que ce qu’on croit, alors, poursuit-il en se tournant vers Charleston dont le costume prend bien trop de place. Vous en faites une analyse très intéressante.
— Ou alors il ne s’agit que d’une étoile, commenté-je, les yeux tournés vers le fond de la pièce.
— Peut-être, mais je préfère les analyses imagées que les réponses terre à terre, » dit Narym en tournant vers l’homme un sourire gentil.
Et c’est pour cela que toi et moi sommes si différents, songé-je en laissant mon regard se perdre sur les différents costumes qui défilent sous mes yeux dont la diversité ne m’intéresse pas le moins du monde. Finalement, je finis par ne plus pouvoir m’en empêcher et je me tourne vers l’endroit de la pièce où se trouve Alice et l’autre abruti de boulet qu’elle traîne à son pied. Je m’étonne de les trouver tous les deux face à une troupe de personnes qui ne sont pas sans ressembler au premier.
« Tu sais qui elle est ? »
La voix chuchotée de Zakary par-dessus mon épaule me surprend. Je me tourne vers lui et surprend son regard tourné dans la même direction que moi.
« Lui, c’est Christopher, précise-t-il comme si je n’en savais rien. Et elle, tu la connais ? Elle doit avoir ton âge, tu l’as peut-être vue à Poudlard ?
— Pourquoi ça t’intéresse ? sifflé-je en me détournant du groupe et en coulant un regard vers Narym et l’homme.
— Je veux savoir, c’est tout. Alors ? »
Mâchoires serrées, je laisse s’enfuir quelques secondes avant de consentir à répondre.
« Alice. Sangblanc.
— Oh…, s’étonne Zakary, avant de répéter comme s’il avait compris quelque chose : oh.
— Comment tu le connais ?
— Chris ? » Un rire lui secoue les épaules. « On était à Poudlard ensemble, » dit-il sans préciser la raison de son rire.
Il ramène ses yeux sur Narym, puis sur l’inconnu.
« Vous alliez vous servir, je crois ? se rappelle-t-il en désignant les tables de la main et en s’en approchant, bras levé comme pour attraper un verre. Qu’est-ce que vous prenez ? »
Tu peux considérer que pendant qu’Aelle et Zak discutent en aparté, Hjuki a tout le temps nécessaire pour répondre / parler avec Narym qui, lui, lui accordera toute son attention pour ne pas qu’il se sente blessé par l’inattention des deux autres.Aelle et ses frères poursuivent la discussion avec @Hjúki Anastase. Aelle et Zak parlent de @Alice Sangblanc et de @Christopher Hangoover.
17 janv. 2026, 13:22
Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H

Comme il s'y attendait, elle glisse ses doigts autour de son biceps. Il n'a pas besoin d'un autre signal pour se mettre en route. Dès qu'il sent la prise de ses doigts sur son bras, il se détourne pour l'emmener avec lui en direction de la sortie de la bulle et de son ciel nocturne.
Il impose à leur sortie un rythme maîtrisé. Le dos droit, le menton levé, il quitte la pièce avec Alice sans se précipiter, sans non plus ignorer les quelques regards qui se tournent dans leur direction. Christopher aurait préféré se hâter, ignorer tous ces visages familiers et disparaître avec la précipitation que lui impose son ardent besoin de quitter la tension qui règne sous la bulle. Mais à la place, il choisit de croiser des regards, de distribuer des sourires à qui le mérite, de faire mine qu'ils n'essaient pas de fuir mais qu'ils sortent seulement prendre l'air. Christopher reste conscient tout le long du chemin vers la sortie de la main d'Alice sur son bras et craint à chaque instant, chaque seconde que celle-ci lui échappe et qu'il doive la poursuivre pour la récupérer, la tempérer, peu importe quoi. Mais cela n'arrive pas. La main reste sagement posée sur son bras qu'il serre contre le côté de son corps dans une bête tentative d'empêcher toute velléité de fuite.
Ils atteignent enfin l'entrée de la bulle. En passant à côté des vestiaires, Christopher coule un regard vers les innombrables manteaux qui y sont pendus. L'idée lui passe par l'esprit de s'arrêter pour récupérer leurs capes. Mais c'est comme s'il y avait dans l’enchaînement de leurs pas une impatience qu'il ne fallait absolument pas déranger. Il ne fait donc rien pour stopper leur avancée et le vestiaire disparaît dans leur dos quand ils passent l'entrée et se retrouvent à l'extérieur.
La différence de température n’est pas aussi brutale qu’il l’a craint. Il sent un souffle glacé courir sur ses épaules et glisser sur ses bras nus, mais Christopher le ressent à peine, il a l'impression que sa peau est recouverte d'une couche de chaleur qui ne s'en ira pas de sitôt. Seul lui importe de mettre de la distance entre eux et sa famille. Et maintenant qu’il est persuadé que plus aucun des regards des membres de sa famille ne peut le surveiller ou le voir, Christopher se sent libéré d’un poids qu’il a l’habitude depuis longtemps de porter. Il ressent toujours le même soulagement lorsqu’il quitte sa famille. Pour lui, ce qu’il ressent ce soir et ce qu’il a ressenti avec les Hangoover n’a rien de particulier — il sent déjà s’enfuir la colère sourde et l’injustice qui lui a enserré la gorge tout à l’heure face à sa mère.
Alors qu'il regarde vers le bout de la place Armand Malefoy pour calculer quel sera l'endroit qui leur offrira la plus grande tranquillité, le contact des doigts d'Alice sur son muscle attire son attention. Christopher se tourne vers elle ; son profil se détache dans la pâle lumière artificielle qui les éclaire. Cette pression sur son bras n’était pas une tentative de communication ni rien d’autre, comprend-t-il en ne la voyant pas se tourner vers lui, alors il poursuit leur route sans s’arrêter. Maintenant qu'ils sont à l'extérieur, il hâte le pas. Il n'y a que quelques silhouettes dehors, certaines profitant d'une pause pour fumer, d'autres qui n'arrivent qu'à peine à la soirée. Il fait en sorte de s’éloigner rapidement et suffisamment d'elles pour qu'ils puissent discuter sans être interrompus, si tant est qu’Alice veuille discuter.
Il ralentit en arrivant vers la fontaine. Alice décide elle-même de détacher ses doigts de son bras et il la laisse faire. Il passe sa paume sur son pantalon pour en lisser le tissu, les yeux tournés vers Alice qui s’éloigne de quelques pas. Il grimace un peu lorsqu’elle avale cul sec le fond de verre et songe que cette coupe de champagne, elle l’a bu vraiment rapidement, trop rapidement, et que ce n’est vraiment pas bon signe. L’instant d’après, avant même qu’il ait pu conscientiser le mouvement de son corps, la coupe éclate en mille morceaux contre la fontaine. Le bruit et la brutalité du geste font sursauter Christopher ; il a un geste subit de recul. Choqué par la violence d’Alice à laquelle il ne s’attendait pas, il appuie son poing fermé sur sa bouche, les yeux écarquillés sur le dos de la jeune femme dont les épaules se soulèvent, signe de son souffle affolé.
Elle se tourne vers lui. Il la regarde comme s’il la découvrait, incapable de relier ce visage qu’il commence à bien connaître avec le geste qu’elle vient d’avoir. Ne restent pour preuves de cette subite violence que les morceaux de la coupe éparpillés à terre. Christopher ne s’attendait pas à ce qu’elle soit le genre de personne qui a besoin de frapper ou de casser des choses pour extérioriser ses sentiments et il n'est pas sûr de beaucoup apprécier ça. Immobile, presque figé en fait, il entend ses paroles sans pouvoir y réagir. Sa voix glaciale, ses yeux qui brillent dans la nuit, ses paroles. Pas besoin de la connaître par cœur pour comprendre qu’elle ne s’en est pas encore débarrassé, elle, de ce putain de sentiment que font ressentir les Hangoover. Elle est très loin de s’en être débarrassée.
Quelques secondes silencieuses passent. Puis Christopher baisse enfin le poing qui entravait sa bouche. Le choc est passé. Il tourne les yeux vers les débris de verre, invisibles dans la neige, avant de les ramener sur Alice.
« Elle fait souvent cet effet aux gens, » dit-il d’une voix calme.
Puis il penche la tête pour lancer un regard dépité à son verre. Il aurait aimé en profiter un peu plus longtemps. En même temps, une petite claque bien brûlante ne lui ferait pas de mal, à lui aussi… De quoi éloigner les dernières tentacules que sa famille a eu le temps d’entortiller autour de son cœur le temps de leur brève discussion. De quoi oublier le comportement de Donovan et les paroles menaçantes de mère. De quoi oublier cette pression avec laquelle elle veut les étouffer. De quoi oublier qu’il a cru être libre, ces treize dernières années. De quoi oublier le regard vide d’Anna. De quoi oublier cette peur viscérale qui ne le quitte plus depuis quelques semaines.
Christopher soupire et avale cul sec la totalité de son verre de Whisky-pur-feu. L’alcool embrase son œsophage et son estomac. Une brûlure familière qui le force à fermer les yeux et à lever la tête vers les étoiles en étouffant, très peu discrètement à vrai dire, un juron très vulgaire.
« Oh bordel, croasse-t-il en ouvrant les yeux, je l’ai senti passer. »
Il passe le dos de sa main sur ses lèvres pour les essuyer, les yeux braqués sur Alice.
« Tenez. »
Il lui tend le verre. Il s’approche de quelques pas pour le lui fourrer entre les doigts.
« Allez, insiste-t-il en désignant vaguement la fontaine de la main. Recommencez. Je pense que lui il va faire un bruit encore plus satisfaisant. Visez-le, lui. » Il lève le visage vers l’homme en pierre, baguette fièrement pointée vers le ciel et le désigne du doigt. « Sa tronche ne me revient vraiment pas. »
Christopher s'éloigne d'un pas en glissant la main dans la poche qu'il a exigé d'avoir dans sa tenue. Il en sort un paquet dont il extirpe une cigarette. Il la coince entre ses dents avec un bruit de gorge satisfait, heureux de sentir l'odeur du tabac lui chatouiller les narines.

Comme il s'y attendait, elle glisse ses doigts autour de son biceps. Il n'a pas besoin d'un autre signal pour se mettre en route. Dès qu'il sent la prise de ses doigts sur son bras, il se détourne pour l'emmener avec lui en direction de la sortie de la bulle et de son ciel nocturne.
Il impose à leur sortie un rythme maîtrisé. Le dos droit, le menton levé, il quitte la pièce avec Alice sans se précipiter, sans non plus ignorer les quelques regards qui se tournent dans leur direction. Christopher aurait préféré se hâter, ignorer tous ces visages familiers et disparaître avec la précipitation que lui impose son ardent besoin de quitter la tension qui règne sous la bulle. Mais à la place, il choisit de croiser des regards, de distribuer des sourires à qui le mérite, de faire mine qu'ils n'essaient pas de fuir mais qu'ils sortent seulement prendre l'air. Christopher reste conscient tout le long du chemin vers la sortie de la main d'Alice sur son bras et craint à chaque instant, chaque seconde que celle-ci lui échappe et qu'il doive la poursuivre pour la récupérer, la tempérer, peu importe quoi. Mais cela n'arrive pas. La main reste sagement posée sur son bras qu'il serre contre le côté de son corps dans une bête tentative d'empêcher toute velléité de fuite.
Ils atteignent enfin l'entrée de la bulle. En passant à côté des vestiaires, Christopher coule un regard vers les innombrables manteaux qui y sont pendus. L'idée lui passe par l'esprit de s'arrêter pour récupérer leurs capes. Mais c'est comme s'il y avait dans l’enchaînement de leurs pas une impatience qu'il ne fallait absolument pas déranger. Il ne fait donc rien pour stopper leur avancée et le vestiaire disparaît dans leur dos quand ils passent l'entrée et se retrouvent à l'extérieur.
La différence de température n’est pas aussi brutale qu’il l’a craint. Il sent un souffle glacé courir sur ses épaules et glisser sur ses bras nus, mais Christopher le ressent à peine, il a l'impression que sa peau est recouverte d'une couche de chaleur qui ne s'en ira pas de sitôt. Seul lui importe de mettre de la distance entre eux et sa famille. Et maintenant qu’il est persuadé que plus aucun des regards des membres de sa famille ne peut le surveiller ou le voir, Christopher se sent libéré d’un poids qu’il a l’habitude depuis longtemps de porter. Il ressent toujours le même soulagement lorsqu’il quitte sa famille. Pour lui, ce qu’il ressent ce soir et ce qu’il a ressenti avec les Hangoover n’a rien de particulier — il sent déjà s’enfuir la colère sourde et l’injustice qui lui a enserré la gorge tout à l’heure face à sa mère.
Alors qu'il regarde vers le bout de la place Armand Malefoy pour calculer quel sera l'endroit qui leur offrira la plus grande tranquillité, le contact des doigts d'Alice sur son muscle attire son attention. Christopher se tourne vers elle ; son profil se détache dans la pâle lumière artificielle qui les éclaire. Cette pression sur son bras n’était pas une tentative de communication ni rien d’autre, comprend-t-il en ne la voyant pas se tourner vers lui, alors il poursuit leur route sans s’arrêter. Maintenant qu'ils sont à l'extérieur, il hâte le pas. Il n'y a que quelques silhouettes dehors, certaines profitant d'une pause pour fumer, d'autres qui n'arrivent qu'à peine à la soirée. Il fait en sorte de s’éloigner rapidement et suffisamment d'elles pour qu'ils puissent discuter sans être interrompus, si tant est qu’Alice veuille discuter.
Il ralentit en arrivant vers la fontaine. Alice décide elle-même de détacher ses doigts de son bras et il la laisse faire. Il passe sa paume sur son pantalon pour en lisser le tissu, les yeux tournés vers Alice qui s’éloigne de quelques pas. Il grimace un peu lorsqu’elle avale cul sec le fond de verre et songe que cette coupe de champagne, elle l’a bu vraiment rapidement, trop rapidement, et que ce n’est vraiment pas bon signe. L’instant d’après, avant même qu’il ait pu conscientiser le mouvement de son corps, la coupe éclate en mille morceaux contre la fontaine. Le bruit et la brutalité du geste font sursauter Christopher ; il a un geste subit de recul. Choqué par la violence d’Alice à laquelle il ne s’attendait pas, il appuie son poing fermé sur sa bouche, les yeux écarquillés sur le dos de la jeune femme dont les épaules se soulèvent, signe de son souffle affolé.
Elle se tourne vers lui. Il la regarde comme s’il la découvrait, incapable de relier ce visage qu’il commence à bien connaître avec le geste qu’elle vient d’avoir. Ne restent pour preuves de cette subite violence que les morceaux de la coupe éparpillés à terre. Christopher ne s’attendait pas à ce qu’elle soit le genre de personne qui a besoin de frapper ou de casser des choses pour extérioriser ses sentiments et il n'est pas sûr de beaucoup apprécier ça. Immobile, presque figé en fait, il entend ses paroles sans pouvoir y réagir. Sa voix glaciale, ses yeux qui brillent dans la nuit, ses paroles. Pas besoin de la connaître par cœur pour comprendre qu’elle ne s’en est pas encore débarrassé, elle, de ce putain de sentiment que font ressentir les Hangoover. Elle est très loin de s’en être débarrassée.
Quelques secondes silencieuses passent. Puis Christopher baisse enfin le poing qui entravait sa bouche. Le choc est passé. Il tourne les yeux vers les débris de verre, invisibles dans la neige, avant de les ramener sur Alice.
« Elle fait souvent cet effet aux gens, » dit-il d’une voix calme.
Puis il penche la tête pour lancer un regard dépité à son verre. Il aurait aimé en profiter un peu plus longtemps. En même temps, une petite claque bien brûlante ne lui ferait pas de mal, à lui aussi… De quoi éloigner les dernières tentacules que sa famille a eu le temps d’entortiller autour de son cœur le temps de leur brève discussion. De quoi oublier le comportement de Donovan et les paroles menaçantes de mère. De quoi oublier cette pression avec laquelle elle veut les étouffer. De quoi oublier qu’il a cru être libre, ces treize dernières années. De quoi oublier le regard vide d’Anna. De quoi oublier cette peur viscérale qui ne le quitte plus depuis quelques semaines.
Christopher soupire et avale cul sec la totalité de son verre de Whisky-pur-feu. L’alcool embrase son œsophage et son estomac. Une brûlure familière qui le force à fermer les yeux et à lever la tête vers les étoiles en étouffant, très peu discrètement à vrai dire, un juron très vulgaire.
« Oh bordel, croasse-t-il en ouvrant les yeux, je l’ai senti passer. »
Il passe le dos de sa main sur ses lèvres pour les essuyer, les yeux braqués sur Alice.
« Tenez. »
Il lui tend le verre. Il s’approche de quelques pas pour le lui fourrer entre les doigts.
« Allez, insiste-t-il en désignant vaguement la fontaine de la main. Recommencez. Je pense que lui il va faire un bruit encore plus satisfaisant. Visez-le, lui. » Il lève le visage vers l’homme en pierre, baguette fièrement pointée vers le ciel et le désigne du doigt. « Sa tronche ne me revient vraiment pas. »
Christopher s'éloigne d'un pas en glissant la main dans la poche qu'il a exigé d'avoir dans sa tenue. Il en sort un paquet dont il extirpe une cigarette. Il la coince entre ses dents avec un bruit de gorge satisfait, heureux de sentir l'odeur du tabac lui chatouiller les narines.
Christopher est choqué par le geste d'@Alice Sangblanc, mais après il termine son verre cul sec pour lui offrir un nouveau projectile à lancer contre la fontaine.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
17 janv. 2026, 17:04
Bal du Nouvel An 2051

A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S
Dans ces états, Alice ne s’aimait pas. Lorsque la fièvre de la fureur réussissait à quitter sa poitrine pour grimper jusqu’à sa tête, elle se savait pitoyable et méprisable, comme l’étaient ces gens, ces pauvres êtres, incapable de contrôler leurs émotions.
Elle aurait aimé pouvoir dire que la situation s’y prêtait, que Lilian Hangoover avait été trop loin, que Thomas et Christopher avaient provoqués cela en l’amenant avec eux. Mais ce serait un mensonge. Quels que soient les événements, Alice se devait d’avoir un contrôle exemplaire sur sa personne. Ne lui avait-on pas assez dit ? Ne montrez rien de vous, ma douce. Chaque fois que votre mâchoire tressaute, chaque fois que votre pupille grandit, vous offrez une lame à votre interlocuteur. Des mots vident de sens venu d’une femme incapable de ressentir.
Alice n’avait pas manqué l’œil nouveau que Christopher posait sur elle. Il ne lui connaissait pas ces élans sauvages, n’est-ce pas ? Ceux qu’elle désirait ardemment garder cachés car indignes d’elle. Son regard clair serpenta le long de Christopher, dévora chaque détail de lui, tout ce que son geste avait pu générer chez l’homme. Elle n’aimait pas cela. Elle n’aimait pas du tout. Elle aurait aimé qu’il ne soit pas étonné, qu’il s’attende à la voir exploser, qu’il recule à peine pour protéger ses bottes. Son choc, sa surprise… Alice n’en voulait pas. Elle voulait une stature fière à ses côtés, comme Thomas. Thomas aurait craché quelque chose de désagréable pour rediriger la rage d’Alice. Il aurait chercher à la contrôler, à la détacher lentement de sa sœur pour finalement la faire disparaître. Encore une fois… Alice déposait sur les épaules de Thomas un fardeau qui pouvait être évité.
Christopher se détendit enfin. Les épaules d’Alice retombèrent. Elle glissa sa main sur sa peau nue pour la débarrasser des flocons ayant fondu à son contact. Christopher répondait avec calme, comme attendu. En frottant ses doigts humides les uns contre les autres, son regard tombant un instant sur la chevalière d’or blanc à tête de loup qui trônait noblement à son annulaire gauche -comme il en était de même pour chaque chef de famille Sangblanc- , elle observait Christopher. Son profil baissé sur les bêtises d’Alice. Ses doigts serrés autour de son verre de whisky. Sa gorge se déployant lorsqu’il englouti l’intégralité de son breuvage incendiaire. Sa glotte se contractant sous la déglutition. Ses yeux sombres se refermant sous la voûte céleste. Ses lèvres s’articulant dans un vilain mot qui fit arracha une grimace à Alice, puis une autre en le voyant s’essuyer du dos de sa main.
La grimace se figea, pour finalement disparaître, ses yeux se posant sur le verre vide qui lui était tendu. Pendant un temps, Alice ne comprit pas pourquoi. Et puis, la scène précédente, lui revint en plein visage. Elle ne l’avait pourtant pas oublié… seulement repoussé, sans doute. Dans un vœu de faire comme si Alice n’était pas cette pitoyable jeune femme incapable de contrôler ses pulsions. Cette misérable carcasse tout juste bonne à sourire en société.
Alice récupéra le verre, ses yeux cherchant ceux de Christopher. Il s’éloignait, sa main glissant dans sa poche, sans doute pour récupérer… oui, c’était bien cela. Ses cigarettes, celle dont l’odeur restait toujours accrochée à lui. Une odeur qu’Alice identifiait désormais comme étant la sienne et qui, parfois, lorsqu’elle arrivait à ces narines sans pour autant que Christopher soit là, enveloppait son coeur d’un sentiment de confort qu’elle ne s’expliquait pas.
Alice baissa le regard sur ce verre entre ses doigts. Le verre était plus épais que celui de sa flûte. Il était bien plus lourd, et supportait sans peine la force avec laquelle Alice le serrait. Elle leva les yeux sur la statue. Sur le visage d’Armand Malfoy. Cet homme abject trônant là comme un roi tyrannique, symbole d’un peuple opprimé.
Le verre tremblait. La mâchoire d’Alice tremblait. Cette statue était une honte. Une insulte. Elle faisait bouillir le sang d’Alice sous ses veines. Cette famille et tout ses sympathisants… ils crachaient sur la véritable noblesse du Sang-Pur. Le vrai Sang-Pur. Celui qui jamais ne cherche à écraser les autres sorciers. Celui qui n’a jamais eu besoin d’une statue à son effigie, d’une place à son nom pour exister. Celui qui ne condamne pas une population à ne point pouvoir se dire sorcier, mais Sans-Statut. La magie pulsait à travers ses ongles. L’épaule recula avec rage, les muscles se bandèrent sous la peau diaphane. Les yeux rivés sur cette statue aux milles visages, Alice lança ce second verre. Christopher n’avait pas menti : le son du verre éclatant contre la face d’Armand Malfoy lui procura un plaisir viscéral. Il était plus grave, bien plus grave que pour la flûte de champagne. Les morceaux qui volèrent étaient plus grands, plus visuels. Leur chute amortie par la neige rassemblée aux pieds de la statue fut entendue, cette fois.
Le bras d’Alice resta levé encore quelques secondes, une habitude qu’elle tenait de ses entraînements au duel : si son adversaire était encore en passe de jeter un nouveau sort, il fallait être prêt à répondre.
Mais Armand Malfoy n’était qu’une statue.
Et les statues ne lancent pas de sort.
Le bras retomba enfin. La mâchoire d’Alice resta serrée encore de longues secondes, ses yeux plantés sur le visage de la statue. Un jour, elle lui ferait voler sa tête d’un sort. Le son serait plus jouissif encore que celui du verre.
Elle jeta un regard circulaire autour d’elle dans une lenteur contemplative. Ces demeures brûleront dans un grand brasier. Un jour. Alice se tiendrait là, comme aujourd’hui. Et ce jour, Alice ne tremblerait pas de rage.
Mais de satisfaction.
Ses yeux s’arrêtèrent sur Christopher. Elle s’approcha de lui, jusqu’à venir poser son front contre son bras nus. « Je suis désolée », murmura t-elle, son souffle heurtant la peau tatouée. « Je n’aurais pas dû faire montre de faiblesse face à votre mère… », sa voix se perdit dans un marmonnement, ses dents se serrant naturellement, comme pour retenir la suite : « Ou face à votre damné frère qui, les Anciens m’en soient témoins, devrait vraiment songer à fermer sa grande… bouche. »
Alice accepte le verre que lui tend @Christopher Hangoover, le jette au visage de la statue... et va poser son front contre le bras pour maudire la famille Hangoover.
Dernière modification par Alice Sangblanc le 18 janv. 2026, 08:05, modifié 3 fois.
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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17 janv. 2026, 23:48
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Elle n’en était pas à se préparer au bal comme l’on se prépare à une bataille, mais Magdaléna n’était pas persuadée d’apprécier la soirée comme celle de l’an dernier. Celle où elle était encore dans l’ombre vis-à-vis de ses grands-parents. Celle où elle était celle qui observait et non celle qui allait potentiellement être observée. Cette deuxième position n’était clairement pas agréable et elle plaignait sincèrement ceux et celles dont les moindres faits et gestes étaient disséqués depuis leur prime enfance. Sur eux reposaient un héritage, un nom, une richesse… Un sang aussi, parfois.
La potionniste échappait à une partie de cela heureusement. Elle n’était pas sang-pure, son nom était encore le sien et, même si ça allait bientôt changer, elle ne possédait rien en son nom propre en dehors du contenu de son coffre à Gringotts. Mais elle apparaissait bien comme héritière, du moins aux yeux de la famille. Et certains avaient fait preuve d’un enthousiasme très mesuré à cette nouvelle selon son grand-père. *Rien d’étonnant*, avait-elle alors songé. *Si on augmente le nombre de convives, la part de tarte à la mélasse est plus petite…* Un panier de crabes en devenir…
« Léna… Détends-toi un petit peu, s’il-te-plaît… Tu es littéralement en train de me broyer le bras avec ta poigne » La voix d’Aneurin eut le mérite de raccrocher l’Espagnole à l’instant présent, c’est-à-dire dans les rues de Godric’s Hollow juste derrière le couple que formaient ses grands-parents et à quelques pas du lieu du bal qui avait toutes les chances d’être THE événement de la saison d’hiver.
« Désolée… J’étais… ailleurs », s’excusa la jeune femme en relâchant son emprise.
« J’ai vu ça oui… Et je parie que tu aimerais aussi être… ailleurs », ironisa-t-il en reprenant la même hésitation. Puis voyant que sa voisine n’esquissait même pas l’ombre d’un sourire, il enchaîna plus sérieux : « Tout se passera bien. Nous allons serrer quelques mains, distribuer quelques sourires. A la famille ou au reste du monde. Puis nous allons profiter d’un bon moment, manger, danser. Tu ne crains rien : tu sais bien qu’Edern ne le permettrait pas. » Puis dans le creux de l’oreille, il ajouta : « Et moi non plus d’ailleurs ».
Ces simples mots permirent à la potionniste de se composer un masque plus neutre à l’approche de la bulle. Elle murmura donc un merci à l’adresse de son compagnon, l’accompagnant d’un petit sourire.
Laissant derrière eux le vent et la température glaciale, ils entrèrent donc, elle armée d’une toute nouvelle résolution, lui affichant un regard confiant.
***
Plus tard, à l'ouverture du bal
Protégée par son grand-père tel un flocon de la chaleur, Magdaléna avait pu profiter d’une première partie de soirée sans trop de mauvaises surprises, partageant même la table de plusieurs de ses élèves, passés ou présents, pour le repas. De quoi lui rappeler un peu Poudlard, en somme, et rien d’insurmontable sur le moment.
A l’ouverture du bal, Magdaléna observa les danseurs une coupe à la main, peu pressée de rejoindre le trio qu’elle voyait discuter plus loin.
Magdaléna regarde les danseurs
Moi en retard? si peu
Libre pour une danse ou une discussion
Mots soulignés pour Au fil des mots 2.0
Libre pour une danse ou une discussion
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