23 janv. 2026, 23:10
Bal du Nouvel An 2051
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D.P - E.J - D.P - E.J - D.P - E.J - D.P - E.J - S.W - E.J
L'intervention de l'inconnue venait tout simplement de plonger son professeur dans cette valse improvisée. Elle l'avait bien vu qu'il comptait la rembarrer, en même temps, il avait le droit de refuser. Mais par chance, il avait abdiqué et se retrouvait maintenant à la guider vers la piste de danse. Elle le suivit sans rien dire, sans émettre une quelconque note dissonante sur son visage. La légère question sur sa capacité à danser la fit étrangement sourire.
- Oui, assez pour pouvoir vous suivre, et assez pour gagner du temps...
Les mains du professeur se posèrent sur elle et, bizarrement, elle se souvint de ces étranges sensations qu'elle avait ressenties le mois précédent en sa présence. En novembre, elle aurait sûrement apprécié la situation tout en le cachant au sorcier. Désormais, elle n'avait plus la boule au ventre en sa présence, ni quoique ce soit qui s'apparentait à de l'émerveillement. Au contraire, elle laissait le chant du tambour faire battre son cœur.
Émeline se mit à danser avec lui tout en gardant une distance appropriée à une valse. Il ne semblait pas prêt à bavarder et donnait plutôt l'air de vouloir se débarrasser d'elle le plus vite possible. Et sur ce point, elle n'était pas en désaccord avec lui. Elle avait initié l'invitation mais ce n'était pas avec gaité de cœur. Pour abattre, il fallait bien qu'elle se jette dans la gueule du loup, au plus proche de lui. Alors, elle se pencha légèrement vers lui pour lui murmurer ses prochains mots.
- Je sais que vous m'avez menti.
Direct. Sans hésitation ni mélo dans la voix. La phrase lui avait paru longue et en même temps si courte à énoncer, et elle savait l'impact qu'elle allait avoir chez lui. Parce qu'il savait à quoi elle faisait référence. Elle n'avait pas besoin de faire tout l'historique pour qu'il comprenne.
En se reculant, elle plongea son regard dans le sien. Il n'y avait plus besoin de faire semblant, plus besoin de ce masque décontracté qu'elle avait porté pour l'approcher. Elle révéla, à travers la noirceur de son regard, toute la peine qu'elle avait endurée.
- Vous saviez et vous m'avez menti, dit-elle la voix basse.
(364 mots)
@Sulien Willows, faut assumer maintenant
Dernière modification par Émeline Joyner le 24 janv. 2026, 01:07, modifié 1 fois.
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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24 janv. 2026, 01:07
Bal du Nouvel An 2051
PNJ : Alys Spinola
Reducio
1- (M.R - L.G - K.H - A.W - M.R) - 2 - Table e. Galaxie du Triangle - 3 - E.J - 4 - E.J - 5
Elle sait danser, c'est déjà très bien, je n'aurais pas à faire attention à où elle pose les pieds. Je la guide en me laissant emporter par la douce musique étalée dans la salle. Je ne fais attention qu'à ça et rien d'autre, je me déconnecte un moment pour apprécier seulement la valse et la musique. Mes yeux se perdent au plafond pendant que mon corps bouge tout seul par automatisme. J'ai tellement fait de valse dans ma vie que maintenant je connais les pas par cœur, je n'ai même plus besoin de réfléchir.
Tout m'a l'air d'aller dans le meilleur des mondes. La valse se passe bien, tout est correct. Je m'apprête à complimenter Joyner sur sa capacité à accompagner un cavalier. Cependant, les mots de la jeune adolescente me stoppent dans mon élan. Quelques secondes, c'est le temps dont j'ai besoin pour retrouver mes esprits. Mon regard se décompose dans le sien et je deviens livide. Elle sait ce que j'ai omis durant notre séance, tout ce que j'aurais dû lui dire. Mes pas de danse commencent à se faire hasardeux, je ne sais plus où je vais, où est-ce que je dois me concentrer.
C'est son regard qui arrête tout mes mouvements. Je vois le vide dans son âme, enfin, ce qu'il en reste. Elle ne fait plus partie du monde des vivants, ce n'est même pas un spectre. Je l'imagine déjà errer dans les couloirs du château sans but précis comme une victime d'un Détraqueur. Mes épaules deviennent lourdes, extrêmement lourdes. La culpabilité à un poids immense et le sentir est l'une des sensations les plus désagréable que j'ai vécu. C'est ça d'être témoin d'un meurtre ? De regarder au loin un événement horrible et ne rien faire ? Je n'ose même pas me trouver une excuse car il n'y en a pas.
Joyner me tranche encore la poitrine avec des mots, les mêmes répétés avec plus de haine. Cette valse n'est qu'un prétexte pour m'achever sur la place publique aux yeux de tout le monde. On reste complètement immobile durant de longues secondes qui me semblent être des heures. Puis, j'arrive à retrouver un peu ma voix. "Qu'est-ce qui s'est passé ?", mon ton est tremblant reflétant mon corps tout entier. Il y a eu trahison mais quel genre de trahison ?
387mots
@Émeline Joyner j'assume pleinement être complice de l'un de tes nombreux drame personnel.
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
24 janv. 2026, 11:21
Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H

Christopher considère les robes, les tissus, les vêtements comme des objets précieux desquels il faut prendre soin. Dans son enfance, c'était une règle comme une autre : on ne fait pas tomber de la sauce sur son costume quand on est un petit garçon bien élevé. En grandissant, il a finit par se foutre des convenances et il a appris à apprécier les vêtements pour ce qu'ils étaient : des œuvres d'art dont on peut se parer à notre convenance. Le style est un jeu. Lui aime jouer avec des tissus de qualité qui valent parfois la moitié de son salaire mensuel, il l'aime voir les autres s'en draper, il aime les regards qui coulent sur sa chemise bien ajustée, surtout le sien dans le miroir. Alors la robe d'Alice, Christopher ne voudrait pas l'abîmer, il prend bien trop de plaisir à voir le tissu couvrir son corps, ses teintes contraster avec la blancheur de sa peau et de ses cheveux, mettre en évidence la clarté grise de son regard. Il la regarde comme il regarderait une œuvre d'art : en l'appréciant à sa juste valeur.
Pourtant, son pied bute contre le sien. Pourtant, il accélère le pas. Pourtant, ses pieds frôlent les siens, parfois à quelques centimètres à peine de la sa robe qui tombe sur les jambes d'Alice. Ce serait mentir que de dire que Christopher a l'assurance de pouvoir éviter toute catastrophe : aucune assurance de ce côté-là, il se sait maladroit et il sait qu'il pourrait trébucher facilement. Mais le souvenir de son rire traîne encore dans son esprit et la légèreté du moment le contrôle totalement. Il a envie de rire, il a envie de s'amuser, et pour le moment l'amusement qui se présente à lui est cette marche idiote qui risque d'un instant à l'autre de les faire tomber tous les deux.
Et puis elle recule à petits pas, ses yeux naviguent entre les siens et leurs pieds, la panique commence à se lire sur son visage, sa main vient se plaquer contre son torse. Cela ne fait qu'encourager Christopher a accélérer le pas, avancer plus vite en faisant passer ses pieds par-dessus les siens. D'autant quand elle essaie de parler, que ses mots trébuchent dans sa gorge, mais que son visage s'illumine de ces rires étouffés qui ne sortent pas comme l'autre est sorti tout à l'heure. Mais ils sont bien là, elle rit, alors Christopher se met à rire lui aussi, gagné par l'hilarité et la crainte bien réelle de faire une connerie. Il ne s'arrête pas, il continue, malgré la main qui appuie sur son torse, les doigts fins qui s'enfoncent dans la peau de son bras et les maigres tentatives d'Alice pour l'arrêter. Ses rires roulent dans sa poitrine, commencent à secouer ses épaules. Il aperçoit à intervalles réguliers le visage d'Alice, sa panique, ses lèvres à peine relevées, puis ses pieds qui reculent et les siens qui avancent. Ils n'ont rien d'étouffés, les rires de Christopher, ils sortent librement car cela vingt ans qu'il a appris à se détacher des idioties d'éducation de sa famille pour être lui-même. La seule chose qui entrave ses éclats, c'est la cigarette coincée entre ses dents et le filtre qui s'écrabouille sous la force de sa prise. Il rit librement et s'esclaffe, et plus il s'esclaffe, moins il contrôle la danse de ses pieds.
Bientôt. Il ne suffirait pas de grand chose. Son pied qui écrase l'élégante chaussure d'Alice ou qui marche sans faire exprès sur le tissu précieux de sa robe ; un déchirement pourrait si vite arriver. Ou alors son pied qui empêche la fuite de celui d'Alice, elle qui chute en arrière et lui qui est déséquilibré et qui tombe à la renverse. À chaque fois qu'il lève les yeux vers elle, Christopher voit la bulle se rapprocher dans son dos. Plus qu'une vingtaine de mètres désormais, il remarque déjà les têtes des gens sortis fumer ou prendre l'air se tourner vers eux. Il sait qu'il va falloir s'arrêter avant que n'arrive une catastrophe — pas pour lui, pour elle qui accorde une trop grande importance à la réputation. Mais il rit si bien qu'il n'y arrive pas. Un pied vers la gauche, un pied vers la droite, le rythme qui s'enchaine, qui accélère, et les rires étouffés d'Alice qui rendent ce moment absolument parfait.
Puis Christopher s'arrête subitement, si subitement qu'il doit se pencher en arrière pour retenir le corps d'Alice qui s'éloigne et appuyer sa main contre la sienne accrochée à son bras pour que leur éloignement soudain ne l'y arrache pas. Au cas où, pour ne pas qu'Alice soit déséquilibrée et tombe en arrière, Christopher libère les doigts de la sorcière et attrape son poignet. Celui de la main plaquée sur son torse. Il la maintient là, bien en place, et son regard accroche le sien, les yeux exagérément ouverts pour mimer la surprise.
« C'était moins une ! » s'exclame-t-il dans un éclat de rire.
Déjà ses doigts glissent sur la peau d'Alice pour la libérer de son entrave. Il attrape sa cigarette, incapable de faire disparaît le sourire immense qui lui barre le visage et qui plisse ses yeux.
« On aurait pu aller jusqu'à la bulle, fanfaronne Christopher, avant d'ajouter dans un sourire taquin : Vous avez paniqué, hein ? Vous avez carrément paniqué ! Christopher ! mime-t-il en prenant une voix exagérément aiguë et en piétinant le sol de petits pas rapides, sur place, vous êtes un goujat ! Je vais tomber ! Ma magnifique robe ! »
Un nouvel éclat de rire vient mettre un terme au mauvais jeu d'acteur de Christopher qui s'immobilise et quitte ses pieds des yeux pour balancer son hilarité au visage d'Alice.
_______
1 - 2 : tout se passe bien
3 - 4 : ses pieds touchent Alice ou sa robe ou ses pieds
5 - 6 : ils trébuchent
Le dé du destin : — Alice a eu de la chance !

Christopher considère les robes, les tissus, les vêtements comme des objets précieux desquels il faut prendre soin. Dans son enfance, c'était une règle comme une autre : on ne fait pas tomber de la sauce sur son costume quand on est un petit garçon bien élevé. En grandissant, il a finit par se foutre des convenances et il a appris à apprécier les vêtements pour ce qu'ils étaient : des œuvres d'art dont on peut se parer à notre convenance. Le style est un jeu. Lui aime jouer avec des tissus de qualité qui valent parfois la moitié de son salaire mensuel, il l'aime voir les autres s'en draper, il aime les regards qui coulent sur sa chemise bien ajustée, surtout le sien dans le miroir. Alors la robe d'Alice, Christopher ne voudrait pas l'abîmer, il prend bien trop de plaisir à voir le tissu couvrir son corps, ses teintes contraster avec la blancheur de sa peau et de ses cheveux, mettre en évidence la clarté grise de son regard. Il la regarde comme il regarderait une œuvre d'art : en l'appréciant à sa juste valeur.
Pourtant, son pied bute contre le sien. Pourtant, il accélère le pas. Pourtant, ses pieds frôlent les siens, parfois à quelques centimètres à peine de la sa robe qui tombe sur les jambes d'Alice. Ce serait mentir que de dire que Christopher a l'assurance de pouvoir éviter toute catastrophe : aucune assurance de ce côté-là, il se sait maladroit et il sait qu'il pourrait trébucher facilement. Mais le souvenir de son rire traîne encore dans son esprit et la légèreté du moment le contrôle totalement. Il a envie de rire, il a envie de s'amuser, et pour le moment l'amusement qui se présente à lui est cette marche idiote qui risque d'un instant à l'autre de les faire tomber tous les deux.
Et puis elle recule à petits pas, ses yeux naviguent entre les siens et leurs pieds, la panique commence à se lire sur son visage, sa main vient se plaquer contre son torse. Cela ne fait qu'encourager Christopher a accélérer le pas, avancer plus vite en faisant passer ses pieds par-dessus les siens. D'autant quand elle essaie de parler, que ses mots trébuchent dans sa gorge, mais que son visage s'illumine de ces rires étouffés qui ne sortent pas comme l'autre est sorti tout à l'heure. Mais ils sont bien là, elle rit, alors Christopher se met à rire lui aussi, gagné par l'hilarité et la crainte bien réelle de faire une connerie. Il ne s'arrête pas, il continue, malgré la main qui appuie sur son torse, les doigts fins qui s'enfoncent dans la peau de son bras et les maigres tentatives d'Alice pour l'arrêter. Ses rires roulent dans sa poitrine, commencent à secouer ses épaules. Il aperçoit à intervalles réguliers le visage d'Alice, sa panique, ses lèvres à peine relevées, puis ses pieds qui reculent et les siens qui avancent. Ils n'ont rien d'étouffés, les rires de Christopher, ils sortent librement car cela vingt ans qu'il a appris à se détacher des idioties d'éducation de sa famille pour être lui-même. La seule chose qui entrave ses éclats, c'est la cigarette coincée entre ses dents et le filtre qui s'écrabouille sous la force de sa prise. Il rit librement et s'esclaffe, et plus il s'esclaffe, moins il contrôle la danse de ses pieds.
Bientôt. Il ne suffirait pas de grand chose. Son pied qui écrase l'élégante chaussure d'Alice ou qui marche sans faire exprès sur le tissu précieux de sa robe ; un déchirement pourrait si vite arriver. Ou alors son pied qui empêche la fuite de celui d'Alice, elle qui chute en arrière et lui qui est déséquilibré et qui tombe à la renverse. À chaque fois qu'il lève les yeux vers elle, Christopher voit la bulle se rapprocher dans son dos. Plus qu'une vingtaine de mètres désormais, il remarque déjà les têtes des gens sortis fumer ou prendre l'air se tourner vers eux. Il sait qu'il va falloir s'arrêter avant que n'arrive une catastrophe — pas pour lui, pour elle qui accorde une trop grande importance à la réputation. Mais il rit si bien qu'il n'y arrive pas. Un pied vers la gauche, un pied vers la droite, le rythme qui s'enchaine, qui accélère, et les rires étouffés d'Alice qui rendent ce moment absolument parfait.
Puis Christopher s'arrête subitement, si subitement qu'il doit se pencher en arrière pour retenir le corps d'Alice qui s'éloigne et appuyer sa main contre la sienne accrochée à son bras pour que leur éloignement soudain ne l'y arrache pas. Au cas où, pour ne pas qu'Alice soit déséquilibrée et tombe en arrière, Christopher libère les doigts de la sorcière et attrape son poignet. Celui de la main plaquée sur son torse. Il la maintient là, bien en place, et son regard accroche le sien, les yeux exagérément ouverts pour mimer la surprise.
« C'était moins une ! » s'exclame-t-il dans un éclat de rire.
Déjà ses doigts glissent sur la peau d'Alice pour la libérer de son entrave. Il attrape sa cigarette, incapable de faire disparaît le sourire immense qui lui barre le visage et qui plisse ses yeux.
« On aurait pu aller jusqu'à la bulle, fanfaronne Christopher, avant d'ajouter dans un sourire taquin : Vous avez paniqué, hein ? Vous avez carrément paniqué ! Christopher ! mime-t-il en prenant une voix exagérément aiguë et en piétinant le sol de petits pas rapides, sur place, vous êtes un goujat ! Je vais tomber ! Ma magnifique robe ! »
Un nouvel éclat de rire vient mettre un terme au mauvais jeu d'acteur de Christopher qui s'immobilise et quitte ses pieds des yeux pour balancer son hilarité au visage d'Alice.
Christopher continue d'essayer de déséquilibrer @Alice Sangblanc, lui-même pas sûr de lui par rapport à ce qu'il fait. Mais il s'amuse trop pour arrêter alors il continue en riant, jusqu'à ce qu'il s'arrête subitement. Il retient Alice pour par qu'elle tombe et se moque d'elle.
_______
1 - 2 : tout se passe bien
3 - 4 : ses pieds touchent Alice ou sa robe ou ses pieds
5 - 6 : ils trébuchent
Le dé du destin : — Alice a eu de la chance !
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
24 janv. 2026, 13:22
Bal du Nouvel An 2051
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D.P - E.J - D.P - E.J - D.P - E.J - D.P - E.J - S.W - E.J - S.W - E.J
La réalisation fut délicieuse à voir se dessiner sur son visage livide. En employant ces termes, c'était ce qu'elle recherchait : la culpabilité. Elle souhaitait qu'il regrette son acte, qu'il souffre assez pour soulager sa propre peine. Émeline en était persuadée, elle en avait besoin pour aller mieux, pour avaler la pierre qui se trouvait dans sa gorge. La flèche du chaos avait été tirée dans l'esprit du professeur et fit des merveilles, rendant ses pas complètement hachés. Comme pour l'achever, elle avait répété ses mots, pour qu'ils puissent s'imprimer en lui, qu'il s'en souvienne à chaque fois qu'il la recroiserait dans ce fichu château.
Figés ensemble en plein milieu de la piste, ils se regardaient l'un l'autre, toujours en position d'une valse. Leurs mains encore entrelacées, Émeline tira légèrement dessus pour qu'il s'approche assez près pour qu'il soit le seul à pouvoir l'entendre.
- Oh ? Vous n'avez pas une petite idée ? s'enquit-elle, faussement étonnée. Je vais vous le dire, ce qui s'est passé.
Émeline, tout en parlant, ne reconnut pas elle-même sa voix. Elle était plus hachée, froide et profonde. Il n'y avait plus rien de l'amour et de la joie qu'elle partageait quelques instants auparavant avec Alexander. D'ailleurs, il devait être en train de les observer depuis un coin, sûrement dans l'incompréhension. Les explications viendraient plus tard, là, le plus important, c'était d'exposer ses fautes au sorcier qui se tenait toujours devant elle.
- Mes grands-parents, ils m'attendaient chez ma mère, à m'observer comme une bête curieuse. Ils ont prié leur Dieu devant moi pour que je devienne "normale", dit-elle en ne quittant pas le regard de Willows.
Elle n'avait pas encore raconté les évènements du réveillon à quiconque, pas même à Alexander. Il était la première personne à qui elle se confiait, la première personne à qui elle imposait son désespoir. Tout ceci était peut-être venu sur un coup de tête mais au final, ça lui apportait une terrible satisfaction qu'il plonge avec elle, qu'elle ne soit pas la seule à devoir porter le poids de ces souvenirs.
- Je pensais qu'ils faisaient chanter ma mère, qu'ils lui mettaient la pression pour qu'elle accepte tout ça, mais vous savez quoi ? Elle était d'accord avec eux...Elle n'était pas forcée de le faire...
Son corps se mit à trembler à mesure que ses aveux sortaient d'entre ses lèvres. Elle revivait la chute, la lame qui s'était plantée dans son cœur en réalisant que sa propre mère souhaitait qu'elle change, qu'elle ne soit plus une sorcière. "Ce n'était pas une bonne idée de te mettre au monde". Ses paroles se jouaient en boucle dans sa tête, encore et encore, jusqu'à transformer sa peine en une atroce haine.
- Elle m'a renié, parce que je n'ai pas voulu abandonner mes pouvoirs, finit-elle par souffler durement. Parce que, je...Son air s'était échappé trop rapidement, l'empêchant de terminer sa phrase.
Émeline lâcha son professeur et recula, les sourcils froncés et le regard rempli de tristesse.
- Parce que je suis une sorcière, soupira-t-elle, détruite par cette vérité.
Tout en gardant le contact visuel avec lui, elle replaça petit à petit son masque sur son visage puis lui dédia un sourire mince, bien trop faible pour qu'il soit sincère. La trahison de ce jour-là avait fusionné avec elle.
- Merci pour cette danse, passez une belle fin de soirée. Et, un conseil, la prochaine fois, ne mentez pas à quelqu'un qui vient vous demander de l'aide, professeur.
Elle avait fait exprès d'accentuer le dernier mot, pour qu'il comprenne à demi-mot ce qu'elle pensait de lui. Lui souhaiter une belle soirée ? La blague, elle espérait qu'il allait passer le reste du bal à repenser à ses fautes et à émettre tous les "et si" possibles. L'adolescente lui fit un léger geste de la tête avant de s'éloigner de la piste et d'aller rejoindre Alexander.
(672 mots)
@Sulien Willows, "bonne soirée" hein
@Dorian Peachey, i'm baaack
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 janv. 2026, 02:07, modifié 1 fois.
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Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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24 janv. 2026, 14:15
Bal du Nouvel An 2051
Reducio

Sa question sembla atteindre Herbert. Ses yeux s'écarquillèrent avant que ses sourcils ne se froncent. Cheryl tint malgré tout son regard, poursuivant la danse sans rompre l’équilibre fragile de leurs pas.
- Parce que ce n’est pas mon rôle d’être là. Ce n’est pas à moi d’être ici, avait-il répondu.
Sa voix se glissa entre deux longues notes.
- Je ne comprends pas bien ce que je fais là…
Son aveu était d’une triste sincérité. Tandis que la valse se poursuivait, Cheryl comprit que cette soirée n’était effectivement pas un plaisir pour lui, mais une obligation. Les MacTairdelbach ne semblaient exister qu’à travers l'image qu’ils projetaient. La simplicité d’un moment agréable, la joie d’une rencontre ou encore l’ivresse d’une soirée ne valaient sans doute rien face au prestige et à la réputation. Herbert ne serait alors qu’un rouage de plus dans ce décor mondain, invité à sourire pour servir un pouvoir qui n'était pas le sien.
Cheryl sentit sa poitrine se resserrer doucement. Elle avait de la peine pour Herbert. Elle chercha, en silence, ce qui pouvait se cacher derrière son expression. N’était-il pas prêt à mener cette vie de paraître, avec tous ces codes et ces convenances, ou cette vie elle-même, à passer à jouer un rôle, ne lui ressemblait pas. Ce soir, en tout cas, il en portait le poids.
Comme pour changer de conversation, Herbert lui demanda s’ils ne s’était pas déjà rencontrés à Poudlard.
- Peut-être… répondit Cheryl en fouillant dans sa mémoire.
Les couloirs du château défilaient sans visage précis. Elle avait sans doute aperçu Herbert mille fois sans le voir vraiment. Aucun souvenir net ne s’imposa.
- On s’y recroisera sans doute, ajouta-t-elle dans un souffle, comme un souhait à peine formulé.
Cheryl sentit qu’elle ne pouvait pas en rester là, même si elle ne voulait pas le brusquer en l'assaillant de questions personnelles. Elle déglutit, resserrant sans s’en rendre compte sa main sur le bras d’Herbert, puis, portée par une mesure plus douce, osa :
- Qui… qui aurait dû être ici ? Et quel… quel rôle dois-tu jouer à sa place ? s’il le savait.
Sa voix était fragile, mais la musique, elle, continuait de les soutenir.
@Herbert MacTairdelbach
24 janv. 2026, 15:34
Bal du Nouvel An 2051
Je me faufile à travers la pièce, de longues jambées pour glisser entre tous les corps qui dansent et qui bougent sur la piste, en direction de la table de Miya. Cœur battant fort dans ma poitrine suite aux échanges qui ont pu fuser à ma table, je profite du moment pour évacuer un peu de mon énergie foudroyante, animée par le nombre bien trop haut de cocktails que je me suis enfilés et la nourriture dont le goût reste encore sur ma langue. J'ai envie de lui parler de Christopher, de la chaise volante, du repas qu'on a eu, de l'énergie statique qui danse dans mes veines.
Mes yeux se posent sur elle et je romps la distance de quelques pas rapides. « Veuillez m'excuser, je me dois de voler Miya », je dis à l'attention de la table, ou de ce qui en reste, je n'y fais pas trop attention. J'attrape le bras de Miya et je la tire sans aucune douceur vers moi, puis vers la piste. « Mon dieu, c'était un genre de gamin astéroïde à ta table ? J'ai explosé de rire, la honte. Et c'est quoi ce....ce costume style galaxie ? », dis-je dans son oreille, enroulant un bras autour de sa taille alors que nous rejoignons le centre de la piste, là où on est plus facile à écraser, et où il lui sera plus difficile de m'échapper.
Du coin de l'oeil j'aperçois Sulien qui danse avec une jeune fille, encore une enfant à mes yeux, et je me demande vaguement si elle est de sa famille, bien qu'il n'ait pas l'air très à l'aise ni enjoué à l'idée de partager cette danse. Mais mon cœur ne se focalise pas sur lui, non, car il est déjà bien rempli, et je me tourne vers ma meilleure amie. « J'ai fait que flirter », je commence avec un petit rire maniaque. Puis, mes yeux s'écarquillent, et je me penche un peu vers elle, la tirant contre moi pour la danse qui arrive, bien que ce soit peu coordonné, que mes mouvements soient empiétés par l'alcool, que je ne sois pas très doué. « Tu as vu la chaise ? Tu sais, le gamin qui a lancé une chaise sur quelqu'un ? Mais n'importe quoi », je pouffe. « Quelle soirée. Tu as vu Alicia ? Je l'ai perdue. On la retrouvera dans quelques jours, j'imagine. »
Nous tournons sur la piste, mes chaussures cirées glissant contre le sol, et mon âme se fait toute légère. J'en oublie mes soucis, j'en deviens optimiste, je vois l'année qui arrive au loin, qui m'annonce que tout ira bien, que je peux laisser mes soucis à ce bal et tout oublier le lendemain. « Dommage que tu n'aies pas pu t'asseoir avec Mel », je lui murmure à l'oreille quand la musique se fait plus douce. « À quand le mariage ? » je me permets, les cocktails ayant dénoué ma langue et mes mots. Mon sourire se fait taquin et je lui fais un bisou sur la joue pour chasser toute humeur maussade qui pourrait se plaquer sur son joli visage. « J'ai trop bu. » C'est une annonce faite avec un petit gloussement, comme si elle ne l'avait pas déjà deviné, comme si j'avais à peine dix-sept ans et que ça m'était interdit. « Je pense que j'irais danser avec cet homme après, celui qui me regarde comme s'il voulait me manger, puis Sulien—oh, je ne t'avais pas raconté ? Je l'ai rencontré à l'Allée. Il y a…oh, je ne sais plus. Je garderais Kieran pour la fin, parce que ma soeur ne voudra pas danser avec moi—ah ! Je dois danser avec Layana, bon sang, tant de monde ! Toi la première dans mon cœur, mon amour, toujours. » Un clin d'oeil, un autre bisou posé sur sa tempe parce que c'est ma meilleure amie, la moitié de ma moitié, le sang du sang, je ne sais plus, je ne pense plus très bien et les étoiles scintillent beaucoup trop au plafond—non, dans le ciel. Comme je suis léger !
@Miya Ryuū, pour la mention parce que ça parle un peu de vous : @Sulien Willows, @Christopher Hangoover
Mes yeux se posent sur elle et je romps la distance de quelques pas rapides. « Veuillez m'excuser, je me dois de voler Miya », je dis à l'attention de la table, ou de ce qui en reste, je n'y fais pas trop attention. J'attrape le bras de Miya et je la tire sans aucune douceur vers moi, puis vers la piste. « Mon dieu, c'était un genre de gamin astéroïde à ta table ? J'ai explosé de rire, la honte. Et c'est quoi ce....ce costume style galaxie ? », dis-je dans son oreille, enroulant un bras autour de sa taille alors que nous rejoignons le centre de la piste, là où on est plus facile à écraser, et où il lui sera plus difficile de m'échapper.
Du coin de l'oeil j'aperçois Sulien qui danse avec une jeune fille, encore une enfant à mes yeux, et je me demande vaguement si elle est de sa famille, bien qu'il n'ait pas l'air très à l'aise ni enjoué à l'idée de partager cette danse. Mais mon cœur ne se focalise pas sur lui, non, car il est déjà bien rempli, et je me tourne vers ma meilleure amie. « J'ai fait que flirter », je commence avec un petit rire maniaque. Puis, mes yeux s'écarquillent, et je me penche un peu vers elle, la tirant contre moi pour la danse qui arrive, bien que ce soit peu coordonné, que mes mouvements soient empiétés par l'alcool, que je ne sois pas très doué. « Tu as vu la chaise ? Tu sais, le gamin qui a lancé une chaise sur quelqu'un ? Mais n'importe quoi », je pouffe. « Quelle soirée. Tu as vu Alicia ? Je l'ai perdue. On la retrouvera dans quelques jours, j'imagine. »
Nous tournons sur la piste, mes chaussures cirées glissant contre le sol, et mon âme se fait toute légère. J'en oublie mes soucis, j'en deviens optimiste, je vois l'année qui arrive au loin, qui m'annonce que tout ira bien, que je peux laisser mes soucis à ce bal et tout oublier le lendemain. « Dommage que tu n'aies pas pu t'asseoir avec Mel », je lui murmure à l'oreille quand la musique se fait plus douce. « À quand le mariage ? » je me permets, les cocktails ayant dénoué ma langue et mes mots. Mon sourire se fait taquin et je lui fais un bisou sur la joue pour chasser toute humeur maussade qui pourrait se plaquer sur son joli visage. « J'ai trop bu. » C'est une annonce faite avec un petit gloussement, comme si elle ne l'avait pas déjà deviné, comme si j'avais à peine dix-sept ans et que ça m'était interdit. « Je pense que j'irais danser avec cet homme après, celui qui me regarde comme s'il voulait me manger, puis Sulien—oh, je ne t'avais pas raconté ? Je l'ai rencontré à l'Allée. Il y a…oh, je ne sais plus. Je garderais Kieran pour la fin, parce que ma soeur ne voudra pas danser avec moi—ah ! Je dois danser avec Layana, bon sang, tant de monde ! Toi la première dans mon cœur, mon amour, toujours. » Un clin d'oeil, un autre bisou posé sur sa tempe parce que c'est ma meilleure amie, la moitié de ma moitié, le sang du sang, je ne sais plus, je ne pense plus très bien et les étoiles scintillent beaucoup trop au plafond—non, dans le ciel. Comme je suis léger !
@Miya Ryuū, pour la mention parce que ça parle un peu de vous : @Sulien Willows, @Christopher Hangoover
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
24 janv. 2026, 16:42
Bal du Nouvel An 2051
PNJ : Alys Spinola
Reducio
1- (M.R - L.G - K.H - A.W - M.R) - 2 - Table e. Galaxie du Triangle - 3 - E.J - 4 - E.J - 5 - E.J - 6
Le jeune Serdaigle tire sur ma main pour me rapprocher d'elle. Son ton me donne des frissons, je ne reconnais plus la jeune adolescente venue dans ma classe pour une petite aide, celle pleine d'espoir et impatiente du réveillon, impatiente de revoir sa mère. Elle accepte de me raconter ce qui s'est passé et au fond de moi, je pris pour une situation banale, un nouvel homme, un nouvel enfant sans qu'elle ne soit mise au courant. Mais la vérité me glace le sang. Des prières pour redevenir normale, pour être une moldu, un acharnement psychologique sur la jeune fille, rien n'aurais pu me préparer à entendre un tel destin. Un enchaînement d'émotions me traverse, entre tristesse et colère, je ne sais plus où me mettre. Ces moldus sont... dégoûtants. Puis la mère... Comment peut-on faire ça à son propre enfant ?
Les mots de Joyner sont rapides et étouffants puis elle s'arrête, manquant d'air. Elle me lâche et j'en suis bien heureux. Mes mains trouvent ma chemise qui se froisse sous la tension de mes doigts. Ce contact me démangeait et m'enchaînait à elle, à sa souffrance. Mais son regard me tient sur place, me noue la gorge et me dit de me taire. J'écoute sans un mot le goût de la défaite dans sa voix complètement résignée et sans une once d'espoir. La Serdaigle m'achève puis reprend son masque. Elle me souhaite une belle soirée, puis me donne un dernier conseil qui ne fait que remuer la dague dans ma poitrine. Je la regarde partir au loin et je reste là encore sous le choc.
La nausée me monte et ma respiration est obstruée par le poids de la responsabilité. J'aurais préféré qu'elle s'énerve devant tout le monde, qu'elle me crie dessus pour lui avoir omis le plus important, qu'elle me frappe ou autre chose, tout sauf ce froid glacial et silencieux. Je me retrouve à devoir gérer cet événement seul, jamais je ne pourrai le raconter à qui que ce soit.
Où est Alys ? Mon regard la cherche dans le flou des corps dansant autour de moi. Cependant rien, je ne la trouve pas et je sens la panique me monter aux yeux. J'ai besoin de m'enfermer quelque part, de me cacher de tous ces yeux qui me fixent. Je me fraye un chemin entre les danseurs et à chaque "pardon" et "désolé" ma voix craque de plus en plus. Ma main trouve la porte des sanitaires et bordel je voudrais que ce soit autre chose mais je n'ai pas le choix. Je m'engouffre dans l'une des cabines et pile quand je ferme la porte, des larmes coulent sur mes joues. Le stress me prend par les poumons et mon cœur s'emballe. Mon intuition avait vu juste au final.
463mots
@Émeline Joyner j'espère que t'es contente !
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
24 janv. 2026, 18:01
Bal du Nouvel An 2051
Patientant toujours comme un noble et fidèle chevalier, je levais mes yeux vers Summer pour essayer d’y voir une réponse à ma demande.
Je n’eus cependant pas le temps de déceler une once d’acquiescement ou de refus dans son regard, sa réponse se faisant finalement verbalement.
Encore une fois, son caractère distant à mon égard me frappa de plein fouet. Pourquoi, par Merlin, semblait-elle toujours et inlassablement ne pas réellement m’apprécier ? Pourquoi avais-je toujours cette lourde impression que notre amitié naissante n’était que superficielle, seulement un moyen de réconcilier le passé ?
Soufflant de frustration, je relevais le torse et abaissais doucement ma main, camouflant tant bien que mal le rejet que la Serpentard m’avait donné.
Ses propos négatifs n’avaient pourtant pas été violents, pas méchants le moins du monde. Elle avait refusé, prétextant qu’elle ne savait pas danser et la discussion s’était arrêtée là.
Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de lui en vouloir, ne serait-ce que légèrement. Car elle installait encore une barrière invisible entre nous deux, après avoir partagé mon quotidien pendant plusieurs jours.
Cette pensée souleva une question en moi : s’était-elle sentie forcée d’accepter que je vienne chez elle pour les fêtes ? Avait-elle fait cela avec regret ?
Passant une main dans mes cheveux, redressant une mèche fuyante, mes yeux s’écarquillèrent quand Summer revint sur son propos, et accepta de danser. Une danse, seulement, mais une danse.
Mes pensées de l’instant s’évaporèrent rapidement, tandis qu’elle attrapait mon bras.
Plaçant doucement mes mains sur son corps, je la regardais, demandant silencieusement si cela ne la dérangeait pas. Puis, avançant de quelques pas pour être au centre de la piste, je commençai lentement à danser une sorte de valse avec elle, laissant la musique guider mes pas.
« Suis mes jambes, ok ? Je pourrais t’apprendre, un jour, si tu veux. À danser, je veux dire. »
@Summer Jenkins
Dernière modification par Asael Bowen le 26 janv. 2026, 19:10, modifié 1 fois.
Gryffondor | Promo 2050/2051 | #405672 | Pensées
Inscrit à la chronologie \~ J'étais la neige qui arrêtait son été~
Inscrit à la chronologie \~ J'étais la neige qui arrêtait son été~
Reducio
24 janv. 2026, 20:55
Bal du Nouvel An 2051

Elle a toujours aimé la neige. Comme pourrait le faire une enfant, parce que c'est joyeux. Puis parce que c'est rare dans le sud, et un peu magique. Parce que c'est aussi beau de près, comme ces délicates fractales devant elle, que de loin, quand les paysages changent de visage et se parent d'une immaculée couverture blanche. Jamais elle n'a pensé à la neige comme peuvent le faire certains adultes, que c'est une nuisance, que ce n'est pas pratique. Comme en une future gadoue grisâtre.
Toutes ces considérations mises à part, c'est la première fois que la neige lui apparaît telle qu'aujourd'hui - létale. Le froid est remontée avec lenteur de ses orteils à ses cuisses, les engourdissant au point qu'elle a l'impression que ces bouts de chair ne lui appartiennent pas et vont se détacher à tout instant. Que des épines de glaces se forment sur ses épaules et ses arrières-bras exposés, sur son épine dorsale, sur ses tempes, comme un dragon de gel. Ses pensées dérivent. Et si on avait enchanté sa robe, pour qu'elle diffuse de la chaleur ? Si on avait tressé les fils avec des sortilèges ? Ainsi, elle n'aurait pas si froid.
S'il n'y avait pas le son de sa voisine à ses cotés, elle aurait pensé à un rêve. Au début, quand Aelle a commencé à s'enfoncer les doigts dans ses cheveux, à se balancer, à respirer de manière erratique, elle a commencé à paniquer, la fixant encore de ses grands yeux écarquillés. Mais elle n'a pas su quoi faire, quoi dire, alors elle est restée là. Elle a juste attendu. Les tremblements ont cessés, d'abord. Et puis elle ne sait plus bien, mais elle a attendu encore.
« T'es encore là. »
Elle cligne des yeux et ressort sa tête d'entre ses genoux. Sa petite bulle de chaleur éclate et elle frissonne à nouveau. Elle veut ouvrir la bouche mais ça ne veut pas. Alors elle hoche juste la tête. Bien sûr, qu'elle est encore là. La voix de l'autre tremble, bien entendu. Mais peut-être pas de froid, considérant l'expression de son visage. Mais elle est trop engourdie pour avoir peur encore.
« Il l'a mérité »
Herminie considère l'affirmation - l'effort est difficile, ses neurones ont gelés eux aussi. Elle n'était pas là au début, mais il est clair que le garçon n'a pas été touché, et qu'il lui a crié dessus et lancé le mobilier. Et en retour, et bien, il n'a objectivement rien eu, si ce n'est l'attention probable d'une bonne partie de la salle, tout comme Aelle.
Alors elle finit par hocher la tête, lentement.
« Il aurait mérité pire »
Nouvelle réflexion. Elle n'est pas étrangère à la rage, à la colère, même si elle l'a très peu expérimentée pour elle-même - là tout de suite, elle n'arrive pas à penser à une fois où ça lui est arrivé. Mais tout le monde a son propre baromètre de violence, et quelque chose dans les réactions d'Aelle lui dit que celui de sa camarade n'est pas en phase avec le sien. Elle ne répond toujours pas, mais cette fois elle fait la moue. Elle ne lui a jamais menti, elle n'allait pas commencer ce soir.
La musique s'est fait plus forte, derrière elle. Sans doute le bal qui a commencé. Elle a un pincement au cœur. Elle aurait du danser avec Gryffs dès l'ouverture. Lentement, Herminie se déplie. Pas trop vite. Elle se sent comme un bout de bois gelé qui pourrait se briser. Elle tend ses deux mains devant elle, paumes ouvertes vers le ciel, comme un choix. S'éclaircit la voix. Merlin elle ne sent plus ses lèvres. Ses mots sortent comme des marmonnements.
"Trop froid. Tu veux aller... chez moi ? Pas loin. Sinon... revenir... dans la salle."
Devait-on rappeler la réputation de frileuse invétérée d'Herminie ? Par Morgane son éternelle écharpe lui manque. Et un repas chaud, aussi. Est-ce que ça serait encore possible si elles revenaient dans la salle ?
Interactions avec Herminie, dans l'ordre chronologique :Herminie est gelée devant la fontaine mais reste avec @Aelle Bristyle..
Gryffs 1 - Herminie 1 - Gryffs 2 - Herminie 2 - Alienor Delphillia - Herminie 3 - Table f. | Sagittaire : Herminie 1 - Table f. | Sagittaire : diverses interventions - Table f. | Sagittaire : Herminie 2 - Table f. | Sagittaire : Aelle Bristyle - Bal : Aelle Bristyle 1 - Herminie 4 - Aelle 2 - Herminie 5 - Aelle 3 - Table f. | Sagittaire : Herminie 3
Dernière modification par Herminie Peers le 1 févr. 2026, 10:51, modifié 1 fois.
❧ Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
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24 janv. 2026, 22:26
Bal du Nouvel An 2051

A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S
Aux yeux d’Alice, la vie était un grand champ de bataille où chaque pas pouvait précipité vers la victoire ou la défaite. Les mots étaient des lames, les réseaux des boucliers, la réputation un étendard à brandir autant qu’à protéger.
Sa vision différait de celle de Thomas et Christopher, qui avaient pour habitude, peut-être comme mantra, de voir la vie comme un terrain de jeu dans lequel s’amuser était la seule ligne de conduite à tenir. Alice avait tendance à se voir comme une joueuse, une excellente joueuse, qui avait été partiellement éduquée à cela par un frère maître en la matière.
Au cours de cette semaine à Paris, Alice avait réalisé qu’elle se sentait bien mieux sur leur terrain que le sien. Elle n’avait point à songer au poids du sang alourdissant ses pas, ni aux conséquences d’un mot malheureux, pas plus qu’à l’insurmontable fait qu’elle ne serait jamais à la hauteur. Aux côtés d’eux, Alice parvenait à oublier, ne serait-ce que pour un instant, qu’elle avait le droit de ne pas être… ce qu’elle devait être. Et puis, il suffisait qu’ils regagnent tous leur chambrée pour qu’Alice se retrouve à nouveau avec elle-même, ses pensées, ses fardeaux, ses obligations, ses craintes, ses angoisses.
Alors Alice profitait de chaque pause que Christopher pouvait lui donner.
Le jeu pédestre de Christopher prit fin subitement, si subitement qu’Alice ne l’avait pas vu venir. Ses yeux s’écarquillèrent alors qu’elle reculait dans le vide sans prise aucune. La main de Christopher bondit pour la retenir. L’autre vint attraper son poignet pour la rattraper. Les sueurs froides provoquées par la crainte de choir au mauvais endroit, au mauvais moment devant les mauvaises personnes se cristallisèrent. Ses yeux plantés dans ceux de Christopher, grands ouverts sur sa maladresse autant que l’idiotie de leur jeu, Alice se sentit prise entre deux envies : repousser violemment Christopher pour condamner ses bêtises ou rire de cette situation.
Le rire de Christopher l’empêcha de faire un choix. Néanmoins, Alice se sentit sourire, amusée tant par sa surprise feinte que par l’éclat de sa voix. Enfin libérée de la prise étonnement précise de Christopher, Alice s’éloigna d’un pas pour lui laisser le loisir de continuer à fumer. Il était hors de question de laisser sa robe s’imprégner de l’odeur de la cigarette.
Les pasquinades de Christopher lui firent ouvrir la bouche dans un souffle indigné et amusé. Alice croisa les bras sous sa poitrine, son menton se dressant avec le mépris feint qu’il lui connaissait désormais. Son regard glissa jusqu’aux pieds de Christopher qui s’agitaient pour la moquer. Cette vision lui arracha un sourire qu’elle fit disparaître -ou du moins, qu’elle tenta de faire disparaître- en roulant ses lèvres. Cet homme n’avait aucune limite. Il fallait toujours qu’il théâtralise tout ce qui pouvait l’être.
Son buste se pencha en avant pour accompagner sa réplique à venir. Elle attendit néanmoins que l’éclat de son rire meurt dans la nuit avant d’ouvrir la bouche :
« Vous êtes un goujat, Christopher Hangoover », articula soigneusement Alice. « Mais croyez bien que si vous aviez fait ne serait-ce qu’un accroc sur ma magnifique robe, je vous aurai arraché votre costume pour m’en parer. »
Avec lenteur, Alice pencha sa tête sur le côté comme pour véritablement considérer l’idée d’enfiler le costume de Christopher. Son pouce et son index s’étirèrent pour prendre les mesures des hanches, puis se renversèrent pour celles du buste…
Non, évidemment. Les mensurations de Christopher et Alice étaient en tout point opposée, et Alice ne portait que des tenues conçues pour sa morphologie.
Les doigts retombèrent pour rejoindre sa hanche. Elle glissa les autres sur sa mèche blanche pour s’assurer de son joli maintient. Circée ! Alice observa ses doigts froids perlés de gouttes. Sa main se précipita sur son chignon, lui aussi couvert de flocons. « Mes cheveux vont gondoler » annonça t-elle avec horreur. L’œil soucieux, Alice considéra les mèches noires de Christopher avec une attention toute particulière. Un souffle amusé, moqueur, s’échappa de son nez. Elle dévia son regard vers la bulle, ses lèvres pincées pour retenir un sourire.
« … vous ressemblez à un Noueux… »
Alice joue encore un peu avec @Christopher Hangoover qui manque de la faire tomber. Après quelques douces menaces, Alice s'inquiète pour ses cheveux mouillés par la neige... et finit par dire à son fiancé qu'il a des airs de hérisson magique
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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