Oisín Maguire – quatrième année
LES CHAPITEAUX
Le tissu s’élève et s’engouffre dans les coulisses à la fin de son numéro. Sous le projecteur, sa chevelure châtaine scintille. Les quelques sequins piqués sur son costume ne sont sans doute pas étrangers à la formation de motifs lumineux autour de l’enfant qui s’incline sur la scène. Il relève la tête, et son regard d’ambre fouille dans les hauteurs, où des ombres humaines sont à peine discernables. Parmi elles se cache celle de son Daid, perché sur l’un des postes de contrôle des lumières. Technicien de spectacle habitué à œuvrer pour de plus grandes scènes, il a proposé d’aider la scénographie de ce qui devait être un modeste spectacle de fin d’année. Daídi, son autre père, qui a supervisé la confection des décors en papier peint, est installé au premier rang, d’où il regarde son fils avec fierté. Professeur de classes primaires, ce n’est pas la première fois qu’il embarque des enfants dans des projets créatifs et collaboratifs. Ça va lui manquer. Ses parents, tout ce qu’il a appris sur autant d’années que la moitié de son existence et l’a conduit sur cette estrade. Lors de sa première rencontre avec le cirque, il se trouvait dans les gradins. Sans doute sur les genoux de ses pères, trop petit pour bien voir autrement. Un rêve était né, il avait su vouloir devenir cet oiseau retenu au ciel par un voile, un cerceau, un trapèze. S’élever au centre du chapiteau de toutes les manières, pour raconter toutes les histoires. Ses cours et entraînements à l’école de cirque aérien de Limerick étaient devenus ses heures préférées de la semaine. Une progression patiente mais sûre, au fil de laquelle il s’est rarement blessé, veillant à ne pas viser au-delà de ce que ses ‘ailes’ – les muscles lentement façonnés à la préhension des agrès – pouvaient supporter. Il aurait encore tant à apprendre, son corps encore fin aurait encore tant de force à prendre pour exécuter sans danger des figures encore inaccessibles.
Désormais, son rêve doit se métamorphoser. Dès la rentrée prochaine, c’en sera fini de ses cours d’aérien : il est appelé ailleurs. En ce jour, quelques mètres les séparent mais ils sont ensemble, en famille, dans le même espace. Une réunion rare qui ne se reproduira pas de sitôt, et qu’Oisín veut savourer de toutes ses fibres. Un petit garçon qui a trouvé ce qui le fait vibrer et doit repenser son avenir, ses pères qui aiment tant leur fils et s’efforcent de ne pas lui montrer la déchirure que son départ prochain tranche dans leurs cœurs. Dans une autre vie, il aurait fini par voler vers Montréal, ou quelque lointain à la pointe de la formation circassienne ; et le voilà embarqué bien plus tôt vers un tout autre horizon. Pour l’enfant, cette scène ne peut être celle des adieux. Si la magie n’est pas l’excellence de la maîtrise digitale d’accessoires, l’art ciselé de la tromperie des sens, si c’est vraiment autre chose, qui existe : il doit s’y initier. Pas pour renoncer à son rêve, mais pour proposer un jour un chapiteau sous lequel l’aérien et cette magie-là se marieront. C’est pourquoi sa curiosité devra le guider dans ce nouveau collège pour examiner les formes d’exécution magique en lesquelles puiser pour les présenter sous un jour circassien, quand il sera grand. En Monsieur Loyal, ou Diaghilev, l’impresario qui a su mêler les arts et horizons avec sensibilité, avec lequel l’enfant partage l’anniversaire.
[le manège de l’enfance]

Reducio
Texte validé à l’inscription
Le tissu s’élève et s’engouffre dans les coulisses à la fin de son numéro. Sous le projecteur, sa chevelure châtaine scintille. Les quelques sequins piqués sur son costume ne sont sans doute pas étrangers à la formation de motifs lumineux autour de l’enfant qui s’incline sur la scène. Il relève la tête, et son regard d’ambre fouille dans les hauteurs, où des ombres humaines sont à peine discernables. Parmi elles se cache celle de son Daid, perché sur l’un des postes de contrôle des lumières. Technicien de spectacle habitué à œuvrer pour de plus grandes scènes, il a proposé d’aider la scénographie de ce qui devait être un modeste spectacle de fin d’année. Daídi, son autre père, qui a supervisé la confection des décors en papier peint, est installé au premier rang, d’où il regarde son fils avec fierté. Professeur de classes primaires, ce n’est pas la première fois qu’il embarque des enfants dans des projets créatifs et collaboratifs. Ça va lui manquer. Ses parents, tout ce qu’il a appris sur autant d’années que la moitié de son existence et l’a conduit sur cette estrade. Lors de sa première rencontre avec le cirque, il se trouvait dans les gradins. Sans doute sur les genoux de ses pères, trop petit pour bien voir autrement. Un rêve était né, il avait su vouloir devenir cet oiseau retenu au ciel par un voile, un cerceau, un trapèze. S’élever au centre du chapiteau de toutes les manières, pour raconter toutes les histoires. Ses cours et entraînements à l’école de cirque aérien de Limerick étaient devenus ses heures préférées de la semaine. Une progression patiente mais sûre, au fil de laquelle il s’est rarement blessé, veillant à ne pas viser au-delà de ce que ses ‘ailes’ – les muscles lentement façonnés à la préhension des agrès – pouvaient supporter. Il aurait encore tant à apprendre, son corps encore fin aurait encore tant de force à prendre pour exécuter sans danger des figures encore inaccessibles.
Désormais, son rêve doit se métamorphoser. Dès la rentrée prochaine, c’en sera fini de ses cours d’aérien : il est appelé ailleurs. En ce jour, quelques mètres les séparent mais ils sont ensemble, en famille, dans le même espace. Une réunion rare qui ne se reproduira pas de sitôt, et qu’Oisín veut savourer de toutes ses fibres. Un petit garçon qui a trouvé ce qui le fait vibrer et doit repenser son avenir, ses pères qui aiment tant leur fils et s’efforcent de ne pas lui montrer la déchirure que son départ prochain tranche dans leurs cœurs. Dans une autre vie, il aurait fini par voler vers Montréal, ou quelque lointain à la pointe de la formation circassienne ; et le voilà embarqué bien plus tôt vers un tout autre horizon. Pour l’enfant, cette scène ne peut être celle des adieux. Si la magie n’est pas l’excellence de la maîtrise digitale d’accessoires, l’art ciselé de la tromperie des sens, si c’est vraiment autre chose, qui existe : il doit s’y initier. Pas pour renoncer à son rêve, mais pour proposer un jour un chapiteau sous lequel l’aérien et cette magie-là se marieront. C’est pourquoi sa curiosité devra le guider dans ce nouveau collège pour examiner les formes d’exécution magique en lesquelles puiser pour les présenter sous un jour circassien, quand il sera grand. En Monsieur Loyal, ou Diaghilev, l’impresario qui a su mêler les arts et horizons avec sensibilité, avec lequel l’enfant partage l’anniversaire.
[les tours de l’adolescence]
♖
♜
♖
[physique & caractère]

![]() | ![]() | ![]() |
| ambres | |
| châtain | |
| musculature sculptée par l’aérien durant l’enfance, puis l’entretien de sa forme physique à Poudlard, s’apparente à celle des danseurs (assure force et maintien, mais pas saillante) | |
| vêtu de l’uniforme lorsqu’il le faut, revient à des pièces moldus lorsqu’il en a la liberté (pantalon ou short style cargo selon la saison, chemise ouverte sur t-shirt) | |
| capable de reprendre encore et encore jusque la maîtrise | |
| accueille ce qui lui est présenté avec ouverture, y cherche ce qui pourrait résonner | |
| conscient qu’il y a toujours à découvrir, de toutes sortes d’horizons |
Dernière modification par Oisín Maguire le 15 avr. 2026, 14:59, modifié 1 fois.
Oisín Maguire – quatrième année
LES NUMÉROS
: Oisín Maguire
: Oisín Maguire
Limerick
![]() | ![]() | ![]() |
|
POUDLARD
![]() | ![]() | ![]() |
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
| ||
|
Dernière modification par Oisín Maguire le 31 mai 2026, 20:56, modifié 30 fois.
Oisín Maguire – quatrième année
LES PRIX
|
|
|
|
|
Dernière modification par Oisín Maguire le 31 mai 2026, 09:34, modifié 5 fois.
Oisín Maguire – quatrième année
Ajout de 4 badges
Marathonien d'or, Marathonien d'argent, As Jaune et Premier de la classe
Ça, c'est la classe !Félicitations ton implication !
Présence forte actuelle : lundi, mardi, jeudi, vendredi
Code couleur : #c37846
Oisín Maguire – quatrième année
Ajout d'un badge
Les jeux sont faits
Même dans les jeux, la performance est au rendez-vous ! Bravo !
Présence forte actuelle : lundi, mardi, jeudi, vendredi
Code couleur : #c37846
Oisín Maguire – quatrième année
Ajout de 3 badges
Blaireautin, Blaireau confirmé et Blaireau tenace
Sacrée moisson en ce mois de mai !![]()
Présence forte actuelle : lundi, mardi, jeudi, vendredi
Code couleur : #c37846














