27 janv. 2026, 18:43
Bal du Nouvel An 2051
0. Entrée d’Alienor • I • II • III • IV • V • VI
VII (Bristyle) • VIII • IX • X • XI • XII • XIII • XIV
XV • XVI • XVII • XVIII • XIX • XX • XXI • XXII
« Certains contes sont plus doux que d’autres. La cruauté des poussins à l’égard du vilain petit canard a pour pendant la bonté de la Belle à l’égard de la Bête. Chaque récit a sa parole, et je ne ferais pas dire à un conte ce qu’il ne dit. Andersen nous parle de ceux qui ne savent pas voir, de Beaumont de celle qui cherche à voir. Le prince de Cendrillon la choisit alors qu’elle n’est pas une princesse désignée par son milieu, elle est protégée par la magie du noisetier empreinte de bonté ; le prince d’Ondine ne peut la choisir et son seul salut, auquel elle renonce, vient de la tranchante et cruelle magie de la dague. On peut privilégier la douceur pour les jeunes oreilles, certains détails morbides sont naturellement dispensables, mais je ne me retrouverais pas dans l’idée de travestir l’esprit ou le propos d’un conte. » Pour illustrer sa position, il repense à une version légèrement ajustée de la petite sirène, pas aussi outrageante que celle qui faire croire en une histoire amoureuse possible et épanouie, un changement acceptable car il ne renverse pas radicalement la triste vérité exprimée par Andersen. Celle d’un homme aveugle, comme les poussins. « Je ne ferais pas croire en un mariage heureux entre la petite sirène et le prince ; mais j’ai déjà entendu une version avec une fin embellie qui m’a plu. Après avoir refusé d’utiliser la dague, la sorcière des mers offre à Ondine la liberté sur ses jambes. Non pour un homme et le conquérir, mais pour explorer ce monde humain qui la fascinait tant. » Un épanouissement qui ne passe pas par le couple, et qui ne travestit pas le prince en Belle.
VII (Bristyle) • VIII • IX • X • XI • XII • XIII • XIV
XV • XVI • XVII • XVIII • XIX • XX • XXI • XXII
Dans un échange muet, les deux sorciers semblent débattre de qui prendra la parole, comme s’ils voulaient éviter de se couper en ouvrant les lèvres en même temps. Enfant unique, Hjúki n’est pas souvent confronté à la situation d’avoir trop d’interlocuteurs pour se poser la question, et il finit par comprendre qu’il a affaire à une fratrie en entendant la transformation du ‘je’ en ‘nous’. En se concentrant, quelques traits partagés pourraient être identifiés, mais l’expression de chaque membre est singulière. Le bibliothécaire se décide à goûter le simili-Winterpunsch, dont la composition ne correspond pas assez à celle familière à ses papilles pour réveiller des souvenirs d’enfance. Ça fait du bien, et c’est en même temps un peu étonnant d’entendre qu’il n’est pas le seul à appréhender Andersen en ses termes, que sa vérité est appréciée. Le plus grand se décide à intervenir et s’impose avec une remarque qui arrache à son frère la confession qu’il est père, et trouble le jeune adulte. Que signifie ‘édulcoré’ dans sa bouche ? Passer sous silence les descriptions trop précises de comportements cruels, euphémiser leur expression ; ou faire croire à des caractères bienveillants qui ne se trouvent aucunement dans les lignes. Les inventer, et de ce fait distordre un propos qui mérite d’être respecté, à son goût. À chaque personnage ses actes, changer les attributions peut tout bouleverser.
« Certains contes sont plus doux que d’autres. La cruauté des poussins à l’égard du vilain petit canard a pour pendant la bonté de la Belle à l’égard de la Bête. Chaque récit a sa parole, et je ne ferais pas dire à un conte ce qu’il ne dit. Andersen nous parle de ceux qui ne savent pas voir, de Beaumont de celle qui cherche à voir. Le prince de Cendrillon la choisit alors qu’elle n’est pas une princesse désignée par son milieu, elle est protégée par la magie du noisetier empreinte de bonté ; le prince d’Ondine ne peut la choisir et son seul salut, auquel elle renonce, vient de la tranchante et cruelle magie de la dague. On peut privilégier la douceur pour les jeunes oreilles, certains détails morbides sont naturellement dispensables, mais je ne me retrouverais pas dans l’idée de travestir l’esprit ou le propos d’un conte. » Pour illustrer sa position, il repense à une version légèrement ajustée de la petite sirène, pas aussi outrageante que celle qui faire croire en une histoire amoureuse possible et épanouie, un changement acceptable car il ne renverse pas radicalement la triste vérité exprimée par Andersen. Celle d’un homme aveugle, comme les poussins. « Je ne ferais pas croire en un mariage heureux entre la petite sirène et le prince ; mais j’ai déjà entendu une version avec une fin embellie qui m’a plu. Après avoir refusé d’utiliser la dague, la sorcière des mers offre à Ondine la liberté sur ses jambes. Non pour un homme et le conquérir, mais pour explorer ce monde humain qui la fascinait tant. » Un épanouissement qui ne passe pas par le couple, et qui ne travestit pas le prince en Belle.
Plongé dans un thème qui lui est cher, Hjúki est heureux de pouvoir développer ses vues sur les contes aux frères d’@Aelle Bristyle ; en rebondissant notamment sur le commentaire de Zakary
Dernière modification par Hjúki Anastase le 8 févr. 2026, 14:35, modifié 2 fois.
27 janv. 2026, 19:21
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
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La foule s'animait, talons claquant contre le sol, chaussures pointues glissant le long d'axes invisibles qu'elle ne pouvait pas voir. Par moments, la petite apercevait un soupçon de Lance—ses cheveux, sa chemise, la jeune fille avec qui il dansait. Passée outre ses sentiments peu bienvenus et fortement déplaisants, une pointe de jalousie inexplicable, Freya arrivait à apprécier la bulle d'intimité qu'elle s'était forgée. Seule, aux extrémités de la piste, elle ne dérangeait personne. Personne ne la dérangeait, et elle pouvait garder ses yeux bleutés sur la scène, ou les laisser vagabonder sur les étoiles sans un reproche murmuré au creux de son oreille.
Elle pouvait voir tellement de choses. Des mains posées délicatement sur des épaules, sur des hanches, des corps collés, d'autres moins. Des amis, sourires sur leurs visages, lèvres mouvantes, une conversation fusant parmi la douceur du moment. Des amoureux qui dansaient lentement, donc les doigts glissaient le long de nuques et de mains, yeux perdus dans ceux de l'autre. Une poche secrète d'intimité et d'amour crée dans une foule d'inconnus. Freya se demanda ce que ça ferait, d'être amoureuse.
Est-ce que son cœur battrait plus vite ? Est-ce qu'elle perdrait ses mots, est-ce qu'ils resteraient collés à son palais ? Est-ce qu'elle trébucherait, son attention ailleurs à tout moment ? Arriverait-elle à étudier à son rythme habituel ? Tellement de curiosité qui commençait à saupoudrer ses pensées, perdue dans un flot de 'peut-êtres', qu'elle ne vit pas le garçon qui s'était frayé un chemin jusqu'à elle.
Freya sursauta. Ses yeux se posèrent sur le garçon, sur ses cheveux ébouriffés, sur sa chemise qui était bien plus raffinée que tout ce qu'elle lui avait jamais vu porter. Un léger sourire se plaça sur ses lèvres. Ils ne s'étaient parlé ainsi, sans l'intermédiaire d'une troisième personne, que peu de fois. Alors, elle attendit quelques instants, regard curieux, avant de lever le doigt légèrement et de le pointer vers la poitrine du garçon. "C'est bizarre, sans ton badge," dit-elle. La seule chose qui le différenciait des autres à l'école avait disparu de ses vêtements et elle pensait revoir le jeune Lance, celui qu'elle avait pu apercevoir dans les couloirs lors de sa première année, petit comme elle l'était.
Que dire ? Un flot de mots lui vint, mais rien qui lui donnait un sentiment de satisfaction, rien qui lui semblait approprié. Ils n'étaient pas les plus proches et sa curiosité qui lui piquait au nez n'était pas la bienvenue, impromptue et étrange. Comment ça va ? Tu es venu seul ? Tu as bien dansé ? Comment as-tu trouvé le repas ? Poudlard te manque ? Tu es absent pendant les vacances ? Pourquoi tu es venu me voir ? Tu veux danser ? Une politesse enracinée dans ses os, un script qu'elle mettait en route à chaque rencontre sociale. Pouvait-elle trouver un équilibre ? Il ne lui en voudrait pas si elle s'avérait trop curieuse, si ? "Ta tenue te va bien. C'est chic. Adulte," décida la blondinette. "Tu as vu ? C'est bientôt le nouvel an. J'espère que ce ne sera pas trop bruyant. Est-ce que tu as des résolutions ?"
@Lance Blacksword
27 janv. 2026, 21:40
Bal du Nouvel An 2051
Herbert tentait de lire à travers le visage de Cheryl, malheureusement, c'était un exercice auquel le jeune homme était peu compétent. Il n'avait pas été modelé pour cela, et l'autodidaxie née d'une pratique très mesurée n'allait pas lui être d'une grande aide à cet instant.
La réponse de la jeune fille vint toutefois mettre fin à toute tentative de lecture faciale.
Ses frères, ici? Cela veut dire que ses parents, moldus, ont eu plusieurs enfants sorciers. Se pourrait-il qu'ils aient... Quelque chose, génétiquement... Rendant possible un rendement sorcier de un par...
Le regard du jeune homme devenait luisant, d'une sorte de curiosité malsaine, qui prit néanmoins fin lorsqu'il se rappela que cette dernière était accompagnée non pas par ses frères mais par des amis, et que ses frères, moldus, avaient été invités non pas au bal mais ailleurs dans le monde moldu. Il lui aurait fallu faire preuve de beaucoup d'abnégation pour ne pas transformer cet instant de danse en un interrogatoire laissant place à une imagination débordant des scènes de médicomagie aussi singulières que réprouvées.
Quelques clignements d'yeux et un regard brièvement fuyant vinrent marquer une sorte de malaise lorsqu'il essaya de s'accrocher à la phrase suivante. Il se rendit compte qu'il la trouvait moralement plus terrible encore que les pensées qui l'avaient habité l'espace d'un instant.
Une question, fragmentée, dont la continuité était évidente, vint sortir Herbert de la sombre torpeur mentale où il s'était enfoncé quelques instants durant.
"Ils sont en sécurité au moins, loin d'ici. Quant à toi, j'imagine qu'ils te préfèrent dans ce monde."
Herbert ne savait pas encore s'il devait regretter cette phrase ou non. Il tenta de se persuader du contraire un instant, puis, cela fait, agit par mimétisme, levant les yeux à son tour.
Puis, après un raclement de gorge, revint avec bien plus de détachement.
"Mes parents, ils travaillent je suppose."
Lorsque la musique reprit, Herbert sentit ses mains libérées, à tour de rôle, de leur étreinte.
La mention de son grand-père lui était obscure. Le jeune homme lâcha un "Hmmm... Peut-être." avant de regarder par dessus son épaule à la recherche de son ascendant.
Il vit Jedediah, vaguement rapproché d'une table d'inconnus, à l'Est de la salle, puis revint à sa jeune cavalière avec une révérence accompagnée d'un pied droit vers l'arrière.
"Merci pour cette danse, mademoiselle!" dit-il avec un sourire aussi léger que sincère, malgré ce que la légère exagération du mouvement d'adieu pouvait laisser supposer.
De nombreuses phrases et questions se bousculèrent dans l'esprit du jeune homme, mais il s'évertua à les arrêter.
Il préférait offrir à cet instant une fin n'offrant aucune autre forme de tragédie que la fin en soi.
444 mots
@Cheryl Denis
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
La réponse de la jeune fille vint toutefois mettre fin à toute tentative de lecture faciale.
Ses frères, ici? Cela veut dire que ses parents, moldus, ont eu plusieurs enfants sorciers. Se pourrait-il qu'ils aient... Quelque chose, génétiquement... Rendant possible un rendement sorcier de un par...
Le regard du jeune homme devenait luisant, d'une sorte de curiosité malsaine, qui prit néanmoins fin lorsqu'il se rappela que cette dernière était accompagnée non pas par ses frères mais par des amis, et que ses frères, moldus, avaient été invités non pas au bal mais ailleurs dans le monde moldu. Il lui aurait fallu faire preuve de beaucoup d'abnégation pour ne pas transformer cet instant de danse en un interrogatoire laissant place à une imagination débordant des scènes de médicomagie aussi singulières que réprouvées.
Quelques clignements d'yeux et un regard brièvement fuyant vinrent marquer une sorte de malaise lorsqu'il essaya de s'accrocher à la phrase suivante. Il se rendit compte qu'il la trouvait moralement plus terrible encore que les pensées qui l'avaient habité l'espace d'un instant.
Une question, fragmentée, dont la continuité était évidente, vint sortir Herbert de la sombre torpeur mentale où il s'était enfoncé quelques instants durant.
"Ils sont en sécurité au moins, loin d'ici. Quant à toi, j'imagine qu'ils te préfèrent dans ce monde."
Herbert ne savait pas encore s'il devait regretter cette phrase ou non. Il tenta de se persuader du contraire un instant, puis, cela fait, agit par mimétisme, levant les yeux à son tour.
Puis, après un raclement de gorge, revint avec bien plus de détachement.
"Mes parents, ils travaillent je suppose."
Lorsque la musique reprit, Herbert sentit ses mains libérées, à tour de rôle, de leur étreinte.
La mention de son grand-père lui était obscure. Le jeune homme lâcha un "Hmmm... Peut-être." avant de regarder par dessus son épaule à la recherche de son ascendant.
Il vit Jedediah, vaguement rapproché d'une table d'inconnus, à l'Est de la salle, puis revint à sa jeune cavalière avec une révérence accompagnée d'un pied droit vers l'arrière.
"Merci pour cette danse, mademoiselle!" dit-il avec un sourire aussi léger que sincère, malgré ce que la légère exagération du mouvement d'adieu pouvait laisser supposer.
De nombreuses phrases et questions se bousculèrent dans l'esprit du jeune homme, mais il s'évertua à les arrêter.
Il préférait offrir à cet instant une fin n'offrant aucune autre forme de tragédie que la fin en soi.
444 mots
@Cheryl Denis
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
28 janv. 2026, 11:01
Bal du Nouvel An 2051

A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S
Par dessus son miroir, Alice jetait des œillades agacées à Christopher. Oh, mais bien sûr, ses cheveux ne l’avaient jamais rendu ridicule ! Il le faisait tout seul, comme un grand. Elle se retenait à grande peine de lui rétorquer qu’il fallait une première fois à tout : la situation capillaire était bien trop grave pour se perdre en futilité. Une unique boule, la plus capricieuse de toutes, pincée entre ses doigts, Alice l’utilisait pour prendre état des dégâts. Elle rebondissait avec lourdeur. Sa tenue s’étiolait en de petites mèches, invisible pour qui n’aurait point le nez dessus mais Alice savait reconnaître les prémisses d’une crinière de lion en devenir. Il allait falloir faire quelque chose. Sous la bulle, ses cheveux sécheraient. Et si ils séchaient… Alice n’aurait plus la main mise sur eux.
Et Christopher qui, encore et encore, geignait. Il était déjà tout ébouriffé, bien avant leur arrivée ici. Le miroir baissé, Alice l’observait s’observer, un sourcil dubitatif levé. Ses lèvres, quant à elles, s’ourlèrent d’un sourire amusé, quoi qu’un peu moqueur. Qu’il était bon de ne point être la seule à souffrir des affres capillaires. Alice devrait peut-être lui que sa coupe de cheveux n’était… pas si mal.
Mais Alice prenait bien trop de plaisir à le voir gémir comme si un Calvorio imprécis avait causé des dommages. Sa boucle toujours pincée entre ses doigts, oscillant au gré du vent léger, la jeune femme demeurait contemplative, jusqu’à ce que Christopher daigne abandonner cette chasse à la perfection. Peut-être devrait-elle lui dire que tout n’était pas si terrible que cela.
Peut-être.
Alice relâcha la boucle capricieuse qui rebondit dans les airs avec insolence. D’un coup de baguette, son miroir à main parti rejoindre la place à laquelle il fut arraché tantôt. Ses doigts blancs vinrent réajuster un peu sa coiffure perlée de flocons. Non, cela n’allait pas du tout. Il lui faudrait passer aux sanitaires. Vraiment.
Au pas de Christopher vers la bulle, Alice en avait fait un elle aussi. Le froid s’infiltrait désormais sous sa peau pour venir mordiller sa chair. C’était encore supportable. Si sa coiffure ne l’inquiétait pas tant, si l’idée d’arriver en retard à table ne planait pas au dessus d’elle, Alice aurait sans doute pu rester encore de longues minutes dehors. Le froid ne la dérangeait plus depuis qu’elle avait découvert le vrai, le mordant, le prédateur bestial de Sibérie. Après cela, comment redouter celui de Grande-Bretagne ? Quoi que celui ci soit bien plus humide. Circée, en Sibérie, Alice n’avait jamais eu à se plaindre de sa coiffure. Il fallait dire aussi que ses préoccupations avaient été toutes autres.
Le regard d’Alice passa du visage de Christopher -encore occupé à geindre- à cette main poisseuse. Dans un soupir, elle dégaina à nouveau sa baguette et, d’un coup de Tergeo informulé, nettoya les âneries de Christopher. « Convenons que vous êtes un noueux maladroit », lança t-elle dans une œillade moqueuse, sa main venant ranger sa baguette à sa place. L’autre vint chercher le biceps de Christopher autour duquel elle s’enroula. « Vous êtes gelé. Hâtons nous de rentrer. » Alice mêla ses mots à ses gestes, son corps entraînant Christopher vers la bulle.
Alice passerait aux sanitaires avant de se mettre à table. Il était parfaitement hors de question de ne point faire preuve d’hygiène… et d’apparaître dans un tel état.
Après avoir passé encore bien trop de temps à se plaindre de sa coiffure, Alice et @Christopher Hangoover décident de rentrer. Alice nettoie la main poisseuse de Christopher d'un Tergeo, attrape son bras et l'entraine pour rentrer. Elle passera aux sanitaires avant de partir en quête de sa table.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
28 janv. 2026, 21:29
Bal du Nouvel An 2051
Nerys sentit l'adrénaline monter d'un cran. Voir Gabriel basculer soudainement de la posture du toréador à l'énergie brute du hip-hop était exactement ce qu'elle espérait. Il était là, son Corsaire, dans son élément, mêlant l'impertinence de la rue à l'élégance d'un bal sorcier. Ses mouvements étaient si rapides, si précis, que la lumière violacée qui émanait de lui semblait dessiner des traînées électriques dans l'air tamisé.
Lorsqu'il s'arrêta face à elle avec ce haussement de sourcils provocateur et cette main tendue, Nerys ne put réprimer un sourire carnassier.
- Ah, tu sors l'artillerie lourde ? lança-t-elle, le regard étincelant. Tu penses vraiment que tes pirouettes vont impressionner une Serdaigle ?
Elle accepta le défi sans hésiter. Elle savait qu'elle ne pourrait pas rivaliser avec sa technique pure en hip-hop, alors elle décida de jouer sur un autre terrain : l'improvisation aérienne et l'utilisation de sa tenue.
Profitant d'un accent dramatique de l'accordéon, elle s'élança. Elle utilisa la fluidité de sa robe comme une extension de ses bras, la faisant claquer dans l'air avec une force surprenante avant de s'engager dans une série de tours rapides sur elle-même. Mais au lieu de rester dans une grâce classique, elle brisa le mouvement en plein vol pour caler des isolations sèches de la tête et des épaules, répondant point par point au rythme saccadé que Gabriel avait instauré.
Elle se rapprocha de lui, tournant autour de lui comme un satellite en orbite instable. À chaque fois qu'elle passait dans son champ de vision, elle ajoutait un mouvement vif, un jeu de jambes inspiré des danses folkloriques irlandaises qu'elle avait vues petite, mais accéléré à l'extrême pour coller à l'intensité du tango.
- C'est tout ce que tu as en réserve, Yates ? provoqua-t-elle en s'arrêtant net, à quelques centimètres de lui, le buste penché en avant et le souffle court.
Elle ne le lâchait pas du regard, ses yeux bleus captant les reflets de la lune disco. Elle se sentait vivante, vibrante, et surtout incroyablement fière de partager ce moment avec lui. Elle n'était plus la petite fille sage de Serdaigle ; elle était le feu-follet qu'il avait décrit, une étincelle prête à embraser la piste.
D'un geste vif, elle lui fit signe de reprendre, bien décidée à pousser cette battle jusqu'au bout de la mélodie.
- Allez, remets-en une couche ! On n'a pas encore fini de faire de l'ombre aux étoiles !
399 mots
@Gabriel Yates Désolé du retard !
@Gabriel Yates Désolé du retard !
29 janv. 2026, 10:24
Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S | Repas | C.H

C'est vous qui me gelez ! veut répondre Christopher lorsque les doigts glaciaux d'Alice s'enroulent autour de son bras. Mais un violent frisson le secoue à ce moment-là et l'empêche de dire quoi que ce soit. Et puis ça aurait été mesquin de sa part de se plaindre alors même qu'une seconde auparavant il regardait sa main de nouveau toute propre avec un air profondément joyeux ; sans compter le regard admiratif qu'il la lancé à Alice car elle a lancé un sortilège informulé, ce dont il ne la savait pas capable. Alors il se tait et résiste même à l'envie subite de se coller contre elle à la recherche de chaleur dont il manque cruellement.
Christopher la laisse l'emporter à l'intérieur de la bulle sans cesser de se plaindre de ses cheveux, « en regardant vers le haut je vois une mèche dépasser, ce n'est pas normal, je ne devrais pas pouvoir voir mes propres cheveux ! », et de faire payer à Alice le terme Noueux maladroit, « et vous vous affichez au bras d'un Noueux maladroit, ça en dit plus long sur vous que sur moi », jusqu'à ce qu'ils parviennent aux sanitaires et doivent se séparer.
Ils ne se retrouveront que de longues minutes plus tard, lorsque chacun aura sauvé sa coiffure et se sera regardé suffisamment longtemps dans le miroir pour être satisfait de son apparence. Alice vérifiera qu'aucune boucle ne dépasse et en profitera pour s'assurer que sa robe retombe comme il faut autour d'elle, elle croisera son regard dans le reflet et lèvera le menton pour se donner du courage pour affronter le reste de la soirée ; Christopher parlera à son reflet après avoir séché ses cheveux, se fera des sourires, tournera sur lui-même pour observer dans la glace le galbe de ses fesses, choisira une coiffure avant de se décider pour une autre et encore une autre. Quand il sortira des sanitaires, cela fera déjà une bonne minute qu'Alice l'attend et il lui offrira un grand sourire plein de dents auquel elle répondra par une remarque bien sentie. Ils se mettront en quête de leur table respective dans l'humeur joyeuse de deux personnes qui aiment se chamailler sans se l'avouer, loin de se douter que l'une passera la prochaine heure en compagnie d'un homme-étoile et un enfant-astéroïde, et que l'autre passera son temps à faire les yeux doux à un bel homme.
Lorsque les premières notes retentissent dans la salle, Christopher baisse maladroitement le verre dans lequel il buvait pour se redresser, étonné que la soirée soit passée aussi vite. Son regard coule sur les différentes personnes encore installées autour de la table. Il se lève avant même d'avoir le temps de reconnaître la mélodie. Est ancrée en lui la nécessité d'être à l'heure pour la première danse et l'importance de rejoindre sa cavalière le plus rapidement possible. C'est quelque chose dont il n'a jamais vraiment pu se séparer, à l'image de tous les autres mécanismes idiots que sa famille a fait entrer dans son crâne à grand coup d'éducation stricte et amère. De son plus jeune âge à ses dix-sept ans, et même après, Christopher a assisté à un grand nombre de bals et de soirées dans lesquels il a toujours dû participer à la partie dansante, là pour danser avec unetelle pour se faire bien voir de ses parents, là avec unetelle pour se faire pardonner une bévue passée. Alors il sait que lorsque les premières notes retentissent, il faut se lever et aller rejoindre sa cavalière.
Ce soir, sa première danse est réservée et il le sait sans même avoir eu à en parler avec Alice. Pour la première fois, Christopher ne se sent pas malheureux de se voir imposer une danseuse, même si cela ne lui est pas arrivé depuis très longtemps. Malgré tout, même s'il sait qu'il passera un bon moment, il ne peut pas s'empêcher d'avoir les jambes lourdes lorsqu'il se lève et de sentir un poids peser dans sa poitrine. Il sait que les Hangoover regarderont. Et il sait ce que leur danse signifiera à leurs yeux.
Christopher dépose sa serviette, termine d'un trait son verre, puis fait le tour de la table pour passer derrière Alden. Là, il se penche pour lui glisser à l'oreille, d'une voix qui lui seul pourra entendre :
« Je te retrouve sur la piste de danse. Bientôt. »
Il tourne juste assez son visage pour croiser le regard de l'homme et que ce dernier puisse voir le sourire qui danse sur ses lèvres. Christopher se redresse et sourit à ses partenaires de tablée.
« Mesdames, les salue-t-il en penchant la tête, au plaisir de vous recroiser plus tard. »
Sur ces mots, il s'éloigne dans la salle. La musique a cessé de retentir mais il sait qu'elle repartira bientôt, le temps de laisser les danseurs se retrouver. La piste de danse commence déjà à se remplir et à se parer des couleurs nocturnes et étincelantes des costumes et robes de chacun. Son cœur rebondit dans sa poitrine lorsqu'il aperçoit Annabelle au bras de son mari. Et comme il s'y attendait, le reste de la famille n'est pas bien loin. Christopher se détourne rapidement avant que son regard ne croise celui de sa mère, tourné dans sa direction. Le cœur lourd, il prend le chemin de la table d'Alice, mais il s'arrête à mi-parcours quand son regard trouve la jeune femme déjà debout — Alice se dirige vers lui et l'atteint avant qu'il ait pu la rejoindre.
« Vous êtes pressée de danser avec moi, à ce que je vois, lui lance orgueilleusement Christopher. Dans ce cas... »
Il lui tend le bras pour qu'elle l'attrape, prêt à rejoindre la piste de danse. Il attend qu'elle soit suffisamment proche pour lui glisser à l'oreille avec l'air de ne pas le faire, les yeux tournés vers l'opposé de la salle :
« Ma mère ne manque rien de la scène. À trois heures. »
@Alden Wells, je suis parti du principe qu'Alden était encore à table au moment où Chris part, même si je sais qu'il rejoindra Miya juste après pour danser — si c'est incohérent, n'hésite pas à me dire. Ah et même s'ils se vouvoient au repas, je me suis dit qu'après une heure passée ensemble ils étaient peut-être passé au tutoiement.
Pour la mention : @Maxine Tremblay et @Ivanovna Gunnray. Possible que l'une des deux ne soit plus à table, je suis resté flou exprès !

C'est vous qui me gelez ! veut répondre Christopher lorsque les doigts glaciaux d'Alice s'enroulent autour de son bras. Mais un violent frisson le secoue à ce moment-là et l'empêche de dire quoi que ce soit. Et puis ça aurait été mesquin de sa part de se plaindre alors même qu'une seconde auparavant il regardait sa main de nouveau toute propre avec un air profondément joyeux ; sans compter le regard admiratif qu'il la lancé à Alice car elle a lancé un sortilège informulé, ce dont il ne la savait pas capable. Alors il se tait et résiste même à l'envie subite de se coller contre elle à la recherche de chaleur dont il manque cruellement.
Christopher la laisse l'emporter à l'intérieur de la bulle sans cesser de se plaindre de ses cheveux, « en regardant vers le haut je vois une mèche dépasser, ce n'est pas normal, je ne devrais pas pouvoir voir mes propres cheveux ! », et de faire payer à Alice le terme Noueux maladroit, « et vous vous affichez au bras d'un Noueux maladroit, ça en dit plus long sur vous que sur moi », jusqu'à ce qu'ils parviennent aux sanitaires et doivent se séparer.
Ils ne se retrouveront que de longues minutes plus tard, lorsque chacun aura sauvé sa coiffure et se sera regardé suffisamment longtemps dans le miroir pour être satisfait de son apparence. Alice vérifiera qu'aucune boucle ne dépasse et en profitera pour s'assurer que sa robe retombe comme il faut autour d'elle, elle croisera son regard dans le reflet et lèvera le menton pour se donner du courage pour affronter le reste de la soirée ; Christopher parlera à son reflet après avoir séché ses cheveux, se fera des sourires, tournera sur lui-même pour observer dans la glace le galbe de ses fesses, choisira une coiffure avant de se décider pour une autre et encore une autre. Quand il sortira des sanitaires, cela fera déjà une bonne minute qu'Alice l'attend et il lui offrira un grand sourire plein de dents auquel elle répondra par une remarque bien sentie. Ils se mettront en quête de leur table respective dans l'humeur joyeuse de deux personnes qui aiment se chamailler sans se l'avouer, loin de se douter que l'une passera la prochaine heure en compagnie d'un homme-étoile et un enfant-astéroïde, et que l'autre passera son temps à faire les yeux doux à un bel homme.
Après le repas d'Alice et de Christopher
Lorsque les premières notes retentissent dans la salle, Christopher baisse maladroitement le verre dans lequel il buvait pour se redresser, étonné que la soirée soit passée aussi vite. Son regard coule sur les différentes personnes encore installées autour de la table. Il se lève avant même d'avoir le temps de reconnaître la mélodie. Est ancrée en lui la nécessité d'être à l'heure pour la première danse et l'importance de rejoindre sa cavalière le plus rapidement possible. C'est quelque chose dont il n'a jamais vraiment pu se séparer, à l'image de tous les autres mécanismes idiots que sa famille a fait entrer dans son crâne à grand coup d'éducation stricte et amère. De son plus jeune âge à ses dix-sept ans, et même après, Christopher a assisté à un grand nombre de bals et de soirées dans lesquels il a toujours dû participer à la partie dansante, là pour danser avec unetelle pour se faire bien voir de ses parents, là avec unetelle pour se faire pardonner une bévue passée. Alors il sait que lorsque les premières notes retentissent, il faut se lever et aller rejoindre sa cavalière.
Ce soir, sa première danse est réservée et il le sait sans même avoir eu à en parler avec Alice. Pour la première fois, Christopher ne se sent pas malheureux de se voir imposer une danseuse, même si cela ne lui est pas arrivé depuis très longtemps. Malgré tout, même s'il sait qu'il passera un bon moment, il ne peut pas s'empêcher d'avoir les jambes lourdes lorsqu'il se lève et de sentir un poids peser dans sa poitrine. Il sait que les Hangoover regarderont. Et il sait ce que leur danse signifiera à leurs yeux.
Christopher dépose sa serviette, termine d'un trait son verre, puis fait le tour de la table pour passer derrière Alden. Là, il se penche pour lui glisser à l'oreille, d'une voix qui lui seul pourra entendre :
« Je te retrouve sur la piste de danse. Bientôt. »
Il tourne juste assez son visage pour croiser le regard de l'homme et que ce dernier puisse voir le sourire qui danse sur ses lèvres. Christopher se redresse et sourit à ses partenaires de tablée.
« Mesdames, les salue-t-il en penchant la tête, au plaisir de vous recroiser plus tard. »
Sur ces mots, il s'éloigne dans la salle. La musique a cessé de retentir mais il sait qu'elle repartira bientôt, le temps de laisser les danseurs se retrouver. La piste de danse commence déjà à se remplir et à se parer des couleurs nocturnes et étincelantes des costumes et robes de chacun. Son cœur rebondit dans sa poitrine lorsqu'il aperçoit Annabelle au bras de son mari. Et comme il s'y attendait, le reste de la famille n'est pas bien loin. Christopher se détourne rapidement avant que son regard ne croise celui de sa mère, tourné dans sa direction. Le cœur lourd, il prend le chemin de la table d'Alice, mais il s'arrête à mi-parcours quand son regard trouve la jeune femme déjà debout — Alice se dirige vers lui et l'atteint avant qu'il ait pu la rejoindre.
« Vous êtes pressée de danser avec moi, à ce que je vois, lui lance orgueilleusement Christopher. Dans ce cas... »
Il lui tend le bras pour qu'elle l'attrape, prêt à rejoindre la piste de danse. Il attend qu'elle soit suffisamment proche pour lui glisser à l'oreille avec l'air de ne pas le faire, les yeux tournés vers l'opposé de la salle :
« Ma mère ne manque rien de la scène. À trois heures. »
_______Christopher retourne avec @Alice Sangblanc à l'intérieur et ils passent du temps dans les sanitaires pour se remettre en état. Petite ellipse repas. Christopher va rejoindre Alice pour la première danse et la prévient que son infecte mère les surveille.
@Alden Wells, je suis parti du principe qu'Alden était encore à table au moment où Chris part, même si je sais qu'il rejoindra Miya juste après pour danser — si c'est incohérent, n'hésite pas à me dire. Ah et même s'ils se vouvoient au repas, je me suis dit qu'après une heure passée ensemble ils étaient peut-être passé au tutoiement.
Pour la mention : @Maxine Tremblay et @Ivanovna Gunnray. Possible que l'une des deux ne soit plus à table, je suis resté flou exprès !
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
29 janv. 2026, 19:52
Bal du Nouvel An 2051
Quelque part il aimait voir les réactions des gens quand il dansait vraiment, dans son style et qu’il maitrisait ses gestes. C’était ce qu’il venait de donner à Nerys, même si elle avait déjà pu le voir s’amuser à danser quelques fois, entendre ses réactions, voir son regard lui faisait plaisir. C’était ce qui le faisait vibrer en tant que danseur, au-delà de la performance physique, qui comptait bien entendu, c’était de transmettre une émotion par son corps accompagnant la musique. Mais quand elle le piqua, jouant la taquinerie avec lui Gabriel se redressa et fronça les sourcils. Ça ne l’impressionnait pas ? Ah oui ? Elle avait qu’à faire mieux tiens !31 décembre 2050
21h37 – Sous la bulle de Godric’s Hollow
Gabriel est accompagné de ses parents et de son frère
Quand elle se mit à tournoyer, le blondinet leva les yeux au ciel une seconde alors qu’un sourire apparaissait sur son visage. Elle jouait à ce jeu-là ? Elle avait raison. Les lumières projetées par la lune d’argent se reflétaient sur les milliers d’étoiles qui semblaient composer sa robe. Le tissu l’englobait comme si une rivière d’étoile dansait autour d’elle, contrastant avec le feu de ses cheveux. C’était joli, personne ne pourrait dire le contraire. Gabriel restait dans son rôle, dos droit, pieds bien encrés dans le sol mais malgré tout, son regard se faisait plus doux, presque attendris par la prestation de son amie et son sourire trahissait l’appréciation de ce spectacle.
Elle jouait avec lui et lui s’amusait de ses mimiques et à-coups calés sur la musique. Ce grain de jolie qui l’habitait ce soir était tout particulièrement apprécié par le garçonnet qui avait qu’une envie, jouer avec elle. Quand elle s’arrêta à quelques centimètres de lui, le blondinet arqua un sourcil et son sourire devient plus provocateur. Elle lui laissa un peu d’espace et il fit tourner sa tête pour relaxer sa nuque avant de se lancer.
L’exercice n’était pas si évident Il s’élança, ses pieds sautillants et se reposant sur chaque note, le rythme était assez constant il pouvait donc s’exprimer un peu mieux. Le violoncelle s’étirant sur quelques notes, il se laissa aller à quelques mouvements de bras plus lyriques avant de se reconcentrer sur sa dance. Il sauta de pieds en pieds formant un rectangle et prenant ainsi de l’élan pour prendre appui sur son pied gauche et envoyer sa jambe droite dans les airs, initiant un saut circulaire, sa jambe dessinant un arc de ciel autour de lui avant de retomber presque accroupis sur le sol. Il poussa sur ses jambes pour partir en arrière, aidé de sa main droite qui dessina un grand arc de cercle au-dessus de lui avant de se poser sur le sol, aidant ses jambes à passer au-dessus. Un salto assisté d’une main en somme et il retomba debout, écartant les bras de chaque côté, le menton relevé et l’air fier alors que la musique étirait sa dernière note.
Il fit retomber ses bras, un sourire en coin sur les lèvres en s’approchant de Nerys. Il se planta juste devant elle, les mains croisées dans le dos. Il se pencha légèrement vers l’avant imitant la position précédemment prise par la Serdaigle.
-Cette prestation vous a-t-elle satisfaite ?
Joueur, un brin taquin, il souffla vers le haut pour dégager une de ses boucles vagabondes qui avait élu domicile devant son visage. Faire de l’ombre aux étoiles serait peut-être un peu exagéré pour qualifier cette prestation du Poufsouffle. Mais il était fier de lui, la dernière fois qu’il avait montré ce mouvement à quelqu’un c’était à Elijah et il l’avait moins bien réussi qu’aujourd’hui.
Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
29 janv. 2026, 20:02
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Pour une lecture "chronologique" :
Ivanovna attend Alyona
Ivanovna observe en s'impatientant quelque peu
Alyona arrive, les robes se dévoilent
Les jumelles/gémelles d'un soir échangent
Une pensée secrète d'Ivanovna ; tu es vraiment ma soeur
Alyona éveille sa soeur au monde
Et Vana ouvre les yeux
Alyona se questionne
Ivanovna se révèle sororale
Alyona prépare sa digestion... en allant à table
Plus tard, Ivanovna danse et fait signe à Alyona
Monsieur Nerrah entre dans la danse
Ivanovna aperçoit Aliosus et l'invite à danser
?? Une danse éthérée, jadis ? Sous peu ??
Le soleil entre dans le ciel de la Lune
Et la lune accepte
===> Pour aujourd'hui, pour demain, for ever
Ivanovna attend Alyona
Ivanovna observe en s'impatientant quelque peu
Alyona arrive, les robes se dévoilent
Les jumelles/gémelles d'un soir échangent
Une pensée secrète d'Ivanovna ; tu es vraiment ma soeur
Alyona éveille sa soeur au monde
Et Vana ouvre les yeux
Alyona se questionne
Ivanovna se révèle sororale
Alyona prépare sa digestion... en allant à table
Plus tard, Ivanovna danse et fait signe à Alyona
Monsieur Nerrah entre dans la danse
Ivanovna aperçoit Aliosus et l'invite à danser
?? Une danse éthérée, jadis ? Sous peu ??
Le soleil entre dans le ciel de la Lune
Et la lune accepte
===> Pour aujourd'hui, pour demain, for ever
La légèreté est une denrée rare. Comme s’il n’était plus question de savoir qui entraîne qui. Bien sûr il faudra dans un instant que l’une des deux mène la danse. Mais d’ici là point n’est besoin de leader, l’équilibre. Merlin ! Qu’elle a bien fait d’accepter, prenant les doigts d’Aly, Vana ne pense plus à rien, comme au temps des apprentissages. « Un, deux, trois… un, deux, trois... » Tout lui vient naturellement. Dès le début de la musique, les pas sont fluides. Des aspérités existent bien évidemment, elles ne sont pas professionnelles, à tourner la tête comme il faut pour créer une harmonie parfaite, à la fois superbe et artificielle. Non, ces deux-là dansent dans un autre registre, le bonheur d’être ensemble, sans avoir à montrer un statut ou quelque talent supposé. Mère a toujours enseigné qu’il ne fallait pas faire n’importe comment. « La danse, c’est sérieux » mais elle disait aussi qu’il faut y prendre du plaisir. Glisser, faire à chaque fois les gestes appropriés, sans insister ni se restreindre. Voilà le secret, être capable de tout donner si l’autre est dans ce mood. Charybde peut épouser Scylla tant qu’eux deux sont d’une égale puissance. « Un, deux, trois… un, deux, trois... », la valse fait tourner ce duo de gémelles, crinières dans tous les sens, et leurs yeux dans leurs yeux. Vana dévore Aly d’un sourire enfantin. Les enfants omnipotents s’arrogent le droit de tout donner, de tout prendre.
Elle n’a pas oublié la leçon des poumons. Pour danser comme il faut jusqu’au bout, il faut apprendre à respirer, contrôler ce soufflet, remplir et évacuer, dans les moments fugaces où le corps se repose, entre deux coulées. Elle pourrait se servir de la conversation pour amplifier le spasme des poumons. Mais elle ne sait que dire, mieux, elle n’en a pas envie. Les autres danseurs mutent en autant d’étoiles ajoutées à ce ciel de sorciers. Sensation d’être dans une bulle, deux poupées en une boule à neige. Inversée. Elles regardent dehors, seules au monde. Enfin, elle au moins. Et sans doute elle aussi.
Qu’il devient difficile d’écrire les choses concernant l’une des deux. Alyona et Vana sont tellement une que si l’on doit s’en tenir à l’une, alors l’autre est incluse. Que dire ? Que dire alors qu’elle a fermé les yeux, qu’une sorte d’absolu l’envahit, une émotion qu’elle n’a jamais connue. Poudlard éloigne les fratries, éduquant les enfants à grandir solitaires, oubliant ces liens de chair et d’amour. Pour sûr, son cordon a bien vite disparu. Un astre dévêtu de l’orbite qui lui donnait son sens. Tourner, tourner, encore et encore tourner sans le moindre petit but. Et la comète un jour redevient régulière. Alyona est donc le vrai soleil, Vana une toute petite abeille qui cherche juste à créer une ellipse. Et à la reproduire. Pour enfin être au calme, apaisée. Il n’est plus de plaisir, c’est la destinée des gens amenés à s’aimer d’un amour différent, qu’eux-mêmes ne sauraient expliquer. Il est loin le temps où l’on habillait les enfants pour qu’ils soient des gigognes. « Un, deux, trois… un, deux, trois... ». Le tempo s’accélère, je t’avais écrit que peut-être j’arrêterais au milieu du morceau, pour que tu puisses toi aussi écrire cette envolée. Je ne sais pas les arrêter, ni elle ni elle. Car nul n’arrête une comète, encore moins deux. Je voudrais dessiner des pieds qui s’entremêlent, une chute, des rires car elles se moquent bien des apparences. Mais non, c’est impossible, vois-tu Aly, même si nous mourons un jour, toi ou moi d’abord, il n’y a pas de chute. Pas d’erreur, pas de faux pas. Car la vie n’est que chutes, périls, retours en grâce. Il est bientôt minuit, une magie chassera l’autre. Laissons la nôtre exister juste un peu, le temps de nous croire éternelles. Ma sœur, regarde dans mes yeux, dans ce noir insondable qui donne à voir du rien. Ce n’est pas la nuit, juste la profondeur de l’amour qui nous lie.
Je n’ai pas su écrire la valse,
peut-être ai-je seulement voulu en peindre les effets.
Edit :
Personne incarnant Alyona, toi que je porte en mon coeur comme une âme éthérée, j'ai mis du temps à trouver. Je t'offre ces images d'une jolie histoire entre deux êtres aux blessures profondes. Je cherchais une façon invisible de dire que le deuil est fini. Il n'y en a pas. Sauf à sentir qu'un jour on écrit enfin sans le poids d'un passé qui ne veut pas mourir. En écrivant ces mots, je me rends compte qu'Ivanovna, Vana, a définitivement trouvé le repos. Alyona y a énormément contribué. J'adore écrire avec nos quatre mains. C'est artificiel mais Bonne année ALy !
Parfois il se passe des choses étranges au cours d'un bal. Alors pourquoi pas.
@Alyona Farrow
Dernière modification par Ivanovna Gunnray le 30 janv. 2026, 18:07, modifié 3 fois.
29 janv. 2026, 22:10
Bal du Nouvel An 2051
Après un long moment à débattre avec elle-même et Rhea, Shaïa s'était finalement décidé à accepter son sort... Danser avec elle. Elles étaient là, en plein milieu de tout un tas de gens, se tenant par la main et par la taille - ce que ça pouvait la mettre mal-à-l'aise, à danser un slow. Jamais la Poufsouffle n'aurait cru en arriver là un jour.
Après plusieurs minutes - qui lui semblèrent une éternité, elles se séparèrent. Shaïa se surprit à penser "dommage"...
- Tu m'avais pas dis que tu savais danser... fit-elle, de nouveau rouge écrevisse.
Et alors qu'elle se perdait dans ses pensées, elle fut interrompue par un immense compte-à-rebours qui venait de s'afficher au dessus de leurs têtes.
- Qu-Quoi ?! Il est déjà presque minuit ?!
La deuxième année fixa les gros chiffres affichant "23:59", sans trop savoir quoi faire de la minute restante.
- Ça aura été une super année. Surtout en ta compagnie...
Elle redevint presque aussi rouge à l'ajout de cette phrase.
Soudain, le chronomètre passa à dix secondes. Les pensées de la Poufsouffle défilèrent à toute vitesse.
"Qu'est-ce que je dois faire ? Il reste que quelques secondes !!! Je devrais lui souhaiter bonne année ? Et ma mère ? Et mon père ? Et mon frère ? Ah, non, ils sont pas venus. PUNAISE IL RESTE QUE CINQ SECONDES !!"
Comptant dans sa tête même si sa bouche l'implorait de faire le décompte à voix haute, Shaïa attendit.
5
4
3
2
1...
4
3
2
1...
- Bonne année ! hurla-t-elle parmis le brouhaha de la foule en sautant sur Rhea pour lui faire un câlin.
Elle souriait de toutes ses dents. Plus rien ne lui importait plus pour l'instant que de passer de bons moments avec Rhea. Son petit aigle... Son rayon de soleil en pleine nuit...
"Ouah, mais où je pars, moi ?" pensa-t-elle en se tapotant les joues.
La jeune fille fut interrompue dans ses réflexions - encore - par un discours qui, apparemment, nécessitait l'attention de tous.
- Chères danseuses, chers danseurs, chers amis, je me permets de réclamer votre attention une ultime fois ce soir. Comme vous le savez, une collecte de dons s'est faite à l'entrée. C'est une belle somme qui a été récoltée ce soir et nous vous remercions chaleureusement pour votre contribution. Pour exprimer notre gratitude, une personne parmi les donateurs et donatrices a été désignées par les mystérieuses lois du hasard pour repartir avec… une peinture astrale de Lian Skye. L'heureuse élue est la famille Lee, que j'invite à monter sur scène.
Shaïa eu une sorte de reset cerveau en entendant son nom de famille. C'était bien la première fois qu'elle gagnait à quelque chose... Au même moment, sa mère déboula d'une table pour venir la chercher.
- Tu as entendu l'annonce ?
"Bien sûr que je l'ai entendu."
- Oui...
- Allez, viens.
Et elle la prit par la main. Shaïa se laissa emmener à contrecœur, jetant un dernier coup d'œil à sa danseuse préférée et lui faisant un petit signe. Elle était un peu triste, ne serait-ce que pour deux minutes, de devoir ainsi abandonner Rhea au milieu de la foule.
Sur scène, elle sentait ses jambes trembler tandis que l'on leur remettait la magnifique peinture, qui lui arracha un soupir d'extase. La jeune fille et sa mère quittèrent la scène, sans le tableau. L'échange était pour l'instant purement symbolique, elle en avait bien conscience. Elles repartiraient sans doute avec à la fin de la fête.
Elle alla retrouver Rhea, trépignant d'impatience.
- Comment j'étais ?
Ce fut la seule question qui lui vint à l'esprit pour l'instant.
○• Suivant •○
604 mots.Shaïa danse avec Rhea et finit rouge comme une écrevisse. Elle et sa mère sont ensuite appelées à monter sur scène pour les résultats du tirage au sort - qu'elles ont apparemment remporté.
Action vue avec la joueuse par Discord (le 49.3 parce qu'elle avait pas d'inspi XD).
@Eleanora Sywell.
30 janv. 2026, 09:54
Bal du Nouvel An 2051
Le 31 décembre 2050, à 19h00
Place Armand Malefoy, Godric's Hollow
PNJ : Rachel Cooper, Callum Cooper
Place Armand Malefoy, Godric's Hollow
PNJ : Rachel Cooper, Callum Cooper
Orphéa était arrivée à dix-neuf heures tapantes devant la bulle magique dressée pour accueillir les festivités du Nouvel An. Le froid mordant de l’air hivernal contrastait avec l’effervescence qui régnait déjà autour de l’entrée. Après avoir salué Wilson d’un sourire chaleureux et présenté son billet, la jeune femme franchit le seuil aux côtés d’une large partie de la famille Cooper. Rachel, fidèle à elle-même, ne tarda pas à s’imposer. Vêtue d’un tailleur noir d’une sobriété impeccable, elle s’avança vers le stand de dons avec l’assurance de celle qui sait exactement ce que l’on attend d’elle. Le don de plusieurs centaines de galions, au nom de la famille, fut effectué sans la moindre hésitation, presque mécaniquement. Un acte de générosité, bien sûr. Mais surtout un rappel silencieux : les Cooper étaient là, et ils comptaient. Autour, David, Aria, et même les parents d’Orphéa mirent eux aussi mis la main au portefeuille quelques instants plus tard, chacun à leur manière, sans en faire tout un spectacle.
La petite brune se délesta à son tour de sa lourde cape de velours au vestiaire. Lorsqu’elle glissa de ses épaules, laissant apparaître sa robe, Orphéa sentit aussitôt le poids d’un regard imaginaire peser sur elle. Élégante, parfaitement ajustée, la tenue avait été choisie avec soin. La coupe suffisamment classique pour ne pas choquer, mais suffisamment… affirmée pour agacer certaines personnes. Une robe que sa grand-mère n’aurait jamais qualifiée autrement que de « vulgaire et inappropriée ». Un sourire discret, presque provocateur, étira les lèvres de l’ancienne Serpentard à cette pensée. Elle se dirigea à son tour vers le stand de dons. Les yeux gris légèrement plissés, elle y déposa cinquante galions avant d’adresser à Rachel un regard appuyé, sans défi ouvert, mais chargé de sens. Elle n’avait pas besoin de son argent. Elle n’en dépendait plus. Et ce geste, aussi modeste fût-il en comparaison, était entièrement le sien. |
... | ![]() |
La jeune femme ajusta ensuite sa robe d’un geste machinal, vérifiant qu’elle mettait toujours autant en valeur son décolleté. Ses doigts s’attardèrent une seconde de trop sur le tissu, trahissant une légère tension, avant qu’elle ne relève la tête, ses sourcils habituellement expressifs parfaitement maîtrisés. Puis, redressant les épaules, Orphéa jeta un nouveau regard entendu à sa grand-mère, puis pénétra dans la bulle magique au moment précis où le discours d’ouverture débutait, prête à affronter la soirée et tout ce qu’elle impliquait. Peu intéressée par les discours grandilosquants, la petite brune se détourna presque aussitôt pour rejoindre les tables où trônait l’apéritif d’accueil. Elle se servit sans hésiter un cocktail à base de whisky pur feu. Un choix qui n’avait rien d’innocent. Le verre à peine entre ses doigts, la Serpentard s’accorda enfin un instant de solitude, laissant son regard gris glisser sur les lieux. C’était… spectaculaire. La bulle magique donnait l’illusion d’un espace sans limite, comme si aucun plafond ne venait refermer la soirée sur ses invités. À la place, un ciel enchanté s’étendait au-dessus d’eux, constellé d’étoiles mouvantes, certaines familières, d’autres inconnues. Orphéa inspira lentement, jouant machinalement avec le bord de son verre, avant d’être tirée de ses pensées par une présence familière. Callum s’approcha alors que les premières notes de Chopin s’élevaient déjà en fond, élégantes et parfaitement calibrées pour l’ambiance. Il leva son verre, identique au sien, esquissant ce sourire complice qui disait je sais exactement ce que tu fais.
“Grand-mère ne va pas être contente”
La petite brune arqua un sourcil, un de ces gestes qu’elle ne contrôlait jamais vraiment, avant de hausser les épaules avec une désinvolture étudiée.
“Si tu savais à quel point je n’en ai rien à faire, lâcha-t-elle avant d’avaler une gorgée bien trop franche, le whisky lui arrachant une grimace qu’elle tenta maladroitement de masquer. Qu’elle trouve quelqu’un d’autre à emmerder. Elle n’est même plus à la Chambre”
Callum eut un rire bref, presque étouffé, et leva de nouveau son verre.
“Allez. Cul-sec. Ça rendra cette soirée plus supportable. Il marqua une pause, l’ironie parfaitement assumée. À Rachel ! ”
Orphéa leva les yeux au ciel, ses fossettes apparaissant malgré elle lorsqu’elle esquissa un sourire nerveux, avant d’imiter, non sans difficulté, son cousin qui vidait son verre d’une traite. L’alcool la frappa de plein fouet. Elle grimaça, inspira fort par le nez, tentant de reprendre contenance, ses doigts triturant brièvement le tissu de sa robe. Son regard croisa celui de sa grand-mère, à l’autre bout de la salle. La jeune femme lui adressa alors un sourire éclatant. Trop parfait. Trop figé. Un de ces sourires mondains chargés d’hypocrisie, polis à force de soirées semblables.
20h00
La petite brune n’eut d’autre choix que de passer le dîner attablée avec sa famille, isolée sur une table où eux seuls se trouvaient. Une mise en scène parfaitement maîtrisée. Faire bonne figure. Donner à voir une unité factice, alors même que chacun jouait sa propre partition. L’ancienne Serpentard s’y plia, par habitude plus que par conviction, hochant la tête aux moments attendus, répondant par des sourires polis, mécaniques, tandis que ses yeux gris glissaient parfois ailleurs, enchaînant les verres de vin, sous le regard désapprobateur de sa grand-mère. Rachel n’avait pas besoin de mots ; un froncement imperceptible de sourcil suffisait. Orphéa feignait de ne rien remarquer, ajustant distraitement sa frange, ses doigts jouant avec le pied de son verre lorsqu’elle cherchait à éviter un sujet trop glissant. Les conversations tournaient en boucle, alliances, responsabilités, héritage, et, au centre de tout, David. Rachel tentait de le convaincre, avec cette douceur trompeuse qui n’appartenait qu’à elle, de reprendre son siège vacant au Conseil. La jeune femme se contentait d’écouter, feintant d’être étrangère à ce monde qu’elle connaissait pourtant trop bien.
20h30
Elle tint jusqu’au dessert. Par pur entêtement. Alors, lorsque son cousin l’invita à danser pour la première danse, la brune accepta sans hésiter. Une échappatoire. La valse était d’un classicisme presque caricatural. Les pas s’enchaînèrent sans la moindre faute, exécutés à la perfection, appris depuis l’enfance. Mais le cœur n’y était pas. Ses lèvres affichaient un sourire de circonstance, figé, tandis que ses pensées erraient ailleurs.huilée. Ce ne fut qu’une fois la danse achevée qu’Orphéa trouva une nouvelle issue. Essoufflée, elle balaya la salle du regard, cherchant ces visages familiers qu’elle avait brièvement aperçus plus tôt, avant de les perdre dans le tourbillon de la valse. Rien. Ou trop loin. Elle se tourna alors vers une silhouette qu’elle reconnut aussitôt. Sa prothésiste ongulaire. Un choix par défaut, peut-être. Mais parler vernis et cuticules serait infiniment moins éprouvant que d’écouter Rachel manœuvrer encore. Elle s’approcha, lissant machinalement le tissu de sa robe, avant d’esquisser un sourire plus sincère cette fois.
“Bonsoir, Alicia, salua-t-elle simplement, en lui tendant ses mains. Ses fossettes apparurent alors qu’elle observait ses ongles, parfaitement assortis à sa tenue. Tu as encore fait un superbe travail, ils ressortent tellement bien avec ma robe !”
Pour la première fois de la soirée, Orphéa sentit ses épaules se détendre un peu.
Orphéa donne 50 galions. Rachel donne beaucoup. @Wilson Kingson puiqu'Orphéa te salut Chaleureusement, il y a du progrès. @Alden Wells pour Alicia
Si certains veulent intéragir avec Rachel ou Callum n'hésitez pas !
Sorcière adulte, étudiante à l’ISDM •
L’influenceuse qui lance des modes cheloues / Elue Star des cachots et Romantique 2047






