30 janv. 2026, 16:29
Bal du Nouvel An 2051

A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S | Repas | C.H - A.S
Alice n’avait pas envie de danser. Toute cette agitation à table avait eu raison de la maigre patience qu’elle pouvait accorder aux autres. Aussi s’était-elle levé de table dés qu’elle en eu l’occasion, à savoir sa fin, et l’ouverture du bal. Christopher viendrait bientôt à elle pour l’emmener danser. Ils pourraient échanger sur leur repas respectif… quoi que. Alice n’avait pas envie d’en parler. Peut-être voudrait-il savoir qui était la femme avec laquelle Alice avait échangé avec autant de tendresse ? Peut-être oserait-il se montrer taquin ? Curieux ? Ou bien singerait-il la jalousie ? Qu’il ose. Alice lui ferait l’étalage de ce qu’elle avait vu depuis sa table.
Alice n’avait pas envie de danser, certes, mais elle en voulait tout de même à Christopher de mettre autant de temps pour la rejoindre. Ses mains croisées dans son dos, son menton haut, la jeune femme mettait tout en œuvre pour ne point laisser voir sur son visage l’agacement qui commençait à poindre. Elle jeta toute sa concentration dans l’écoute attentive de la valse viennoise qui s’élevait dans la salle. Alice fut profondément déçue de ne point avoir le loisir d’observer un orchestre de chair. De quoi ajouter un peu plus d’agacement sur son agacement.
Ses doigts s’agacèrent dans son dos. L’index tapait un rythme frénétique, bien loin de celui qu’imposait naturellement les cuivres de Johann Strass II.
Enfin ! Alice aperçu Christopher qui semblait -elle l’espérait- s’être mis en marche pour la rejoindre. Ses bras retombèrent le long de son corps alors que, d’un pas rapide, Alice s’avança pour le rejoindre. Son menton se dressa à mesure qu’elle se rapprochait de son cavalier.
Et voilà que Christopher fit du grand Christopher. Alice en leva les sourcils d’exaspération. Oh, ce n’était absolument pas le moment de se lancer dans une réplique insolente ! Circée, elle en était sûre : il avait fait exprès de la faire attendre pour que ses mots fassent mouche. Avait-il connaissance de l’effroyable moment qu’Alice avait passé à sa table ?
Sans le quitter des yeux, le regard agacé, Alice posa sa main sur le bras qu’il lui tendait. Mais, bien sûr… Christopher avait toujours quelque chose à dire. Droite, Alice le laissa déverser ses avertissements. Son corps resta statique. Son regard, quant à lui, glissa jusqu’à la position que lui avait indiqué Christopher.
La harpie était bien sur son perchoir. Elle ne raterait rien de leur danse, bien sûr. Elle verrait dans chaque pas une victoire. La mâchoire d’Alice se serra. Son menton se dressa machinalement pour cacher cette marque de faiblesse.
Les doigts d’Alice coulèrent le long du bras de Christopher pour le tirer avec elle vers la piste de danse… comme une dame, bien évidemment.
L’air de rien, son agacement caché derrière un beau sourire qui ne tromperait pas Christopher, Alice se tourna vers lui pour se mettre en place. Il ne guiderait pas tout de suite.
« Que diriez-vous de donner un torticolis à votre mère ? » lui glissa t-elle d’une voix malicieuse, son regard planté sur lui. Alice se mit à danser, commandant à Christopher de la suivre à travers les danseurs. Si Lilian Hangoover voulait pouvoir les voir… il lui faudrait lever sa vieille carcasse et les suivre au milieu des autres danseurs. « Avec un peu de chance, elle se rompra le cou dans un faux mouvement. » Ces mots ci jaillirent de la bouche d'Alice sans qu'elle ne parvienne à les retenir. Oh, et puis tant pis. Alice était sincère, et la sincérité ne devait point être punie.
Alice, parangon de patience, attend péniblement @Christopher Hangoover pour aller danser. Une fois son cavalier arrivé, elle le laisse être arrogant, et prend l'avertissement sur l'attention de la mère Hangoover comme un défi : elle commence à mener la danse et à se glisser au milieu des autres danseurs pour rendre la surveillance bien pénible.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
30 janv. 2026, 22:44
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Alicia Wells
- Lien avec le PJ : Soeur
- Lien dans le répertoire : Ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Non/Impact minime
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Amitié avec le PJ Orphéa Cooper (développement de la relation amitié/client).
31 décembre 2050
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells
La brune se faufila à travers la foule, faisant attention à ne toucher personne, esquivant les corps ondulant à perfection, en recherche de quelque chose à boire. Elle claqua ses ongles les uns contre les autres, impatiente, une brume envahissant son esprit. Manger, danser, parler—Alicia poussa un léger soupir, ses yeux se posant sur les extrémités de la piste de danse, là où les boissons affluaient en jolies petites rangées rassurantes, la tirant de tous ces jeux sociaux auxquels elle s'apprêtait depuis des heures déjà.
Une inquiétude mesquine avait commencé à s’immiscer dans ses os dès le début de la soirée. Elle avait vu le regard de son frère aîné, avait remarqué cette douteuse affection qu'il portait en lui depuis des années, et elle n'avait aimé aucune de ces observations.
Alicia attrapa un verre et se plaça, jambes croisées comme une ballerine, debout, regard posé sur la scène. Elle tenta de repérer ses amis, sa famille—la tête coiffée de Miya, la peau brune d'Alden, le ton pale et tiré de Kieran au loin. Sa Dohwa, seule avec son fiancé, en pleine discussion—un sourire effleura ses lèvres, les coins de celles-ci relevés en une douceur qui ne lui était pas caractéristique. Parmi le monde présent ce soir, elle avait pu voir des clients nombreux, mais aucun qui l'avait poussée à s'approcher, aucun de conversation titillante et aux idées originelles. Pensée qu'elle garda jusqu'à ce qu'elle aperçoive une tête brune familière qu'elle avait vu peu de temps avant cette soirée, un sourire honnête sur ses lèvres, qui s'approchait, et alors, la prothésiste s'anima. Elle aimait ses ongles sophistiqués, élégants, mais choisissait toujours avec une attention méticuleuse. Alicia se rappelait de la forme qu'elle préférait, des mots échangés, de la lourdeur de son porte monnaie après chaque visite.
D'un grand sourire, elle posa son verre sur une table, sans prendre en compte ses habitants, et attrapa les paumes tendues de la jeune fille. « Orphéa ! » s'exclama la femme. D'un œil aiguisé, elle suivit la longueur de la robe de la jeunette, puis se posa sur ses ongles, son travail, et son visage s'illumina. Un hochement de tête lent, puis un clin d’œil. « C'était donc pour ça que tu m'avais demandé ces couleurs ! » dit-elle. Elle tira Orphéa vers elle très doucement, amenant les mains de celle-ci à la lumière, en contraste avec sa robe. « Tu as très bien choisi. » Elle lâcha Orphéa, reprenant son verre en main, décroisant ses jambes pour se tenir droite.
Aux compliments de la jeune femme, Alicia fit un grand sourire et posa une main sur son cœur. « Je sais, je sais », fit-elle d'un air désinvolte, une lueur amusée dans les yeux. « Es-tu venue seule ? » demanda-t-elle. Une curiosité sans fin, une volonté d'en apprendre plus sur ses clients et leurs vies, de compléter la tapisserie emplie de trous qui résidait dans sa tête. Elle appréciait la jeune femme. Elle était de bonne conversation, polie, et Alicia appréciait toujours la possibilité de se laisser prendre par les récits d'autrui lors de son travail. Bien qu'elle n'avait rien de dramatique, chose qu'Alicia affectionnait bien trop dans sa clientèle, elle n'avait aucun souci pour lui pardonner ce vilain défaut.
@Orphéa Cooper
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
31 janv. 2026, 02:00
Bal du Nouvel An 2051
A.W. - S.W. - M.R. - L.G. - K.H. - A.W. - M.R. - L.G. - Table E. Galaxie du Triangle - A.W. - M.R.
Mon verre, de nouveau vide, retrouve sagement sa place à côté de mon assiette. J'ai chaud — Merlin j'ai tellement chaud — et ma tête tourne un peu. Je balance la tête en arrière et soudain c'est toute la galaxie qui me tombe dessus, c'est la voix lactée qui tourne autour de moi. « Wooo, ça tourne », je remarque, en ouvrant grand les yeux, presque étonnée par ma découverte. Mes yeux reviennent vers mon verre, suspicieux, et j'essaye de me rappeler combien de verres j'ai pris. Deux avant le repas, un avant le p'tit Cooper, deux...euh...trois ? Et la météorite c'était quand déjà ? Embrouillée dans mes pensées, je secoue un peu la tête pour tenter de m'éveiller. Le dry january va encore être foutu cette année — pas que j'essaie vraiment de m'y tenir, mais Kenji m'y encourage. Il pense que je devrais demander de l'aide pour...quoi déjà ? Peu importe, j'ai pas b'soin d'aide ! Je suis une grande fille après tout — et je suis la grande soeur, il est le petit frère. Pas l'inverse. « Pff, j'vais douiller demain », je murmure pour moi-même.
Au vu de la quantité d'alcool que j'ai ingérée et du peu de nourriture que j'ai avalé, ça ne fait aucuns doutes. Mais en même temps, ça a presque quelque chose d'amusant. Je m'imagine un bref instant tomber sur Père et Mère, et cette pensée a le don de me pousser vers l'hilarité. Leur échec de fille, ivre à un évènement mondain ? Je peux presque voir la déception dans les yeux de Mère et le mépris dans ceux de Père. Sans comprendre, je pouffe toute seule. Ça n'a rien de drôle pourtant — en fait c'est même plutôt triste — mais c'est si agréable de rire que j'ignore ce détail. Mon rire s'éteint dans ma gorge quand la voix familière d'Alden résonne près de moi.
Je me tourne, je virevolte, je me dépêche de me lever. « Alden, mon coeur ! » je m'exclame dans un sourire ravi, un rire toujours dans la voix. Il m'attrape et nous voilà partis, me voila entrainée derrière lui, dans son sillage. L'hilarité me gagne de nouveau et j'échappe un rire quand il me parle. « Oooh, figure-toi que j'ai rencontré Eli Cooper, un préfet, et il est venu avec son professeur de Poufsouffle », je réponds, joviale, essayant de mettre les informations dans l'ordre. Le ciel tourne toujours autant mais les mains fraiches de mon ami sur moi et son intervention m'aident à me reprendre. Je n'ai pas tant bu que ça, c'est la foule, la déco et l'effervescence qui me donnent le tournis. De mes amis je suis celle qui tient le mieux la boisson, ce n'est plus à prouver, alors si je suis éméchée ainsi je me demande à quel point Al' l'est. Son expression détendue, le rose de ses joues, l'audace dans son regard, la légèreté dans ses gestes. Tout ça parle pour lui, je n'ai nuls besoins d'aller chercher bien loin : il a trop bu.
Il nous guide dans la pièce, au centre de la piste de danse où les corps des autres invités en mouvement nous cachent de la vue des autres. Son bras est enroulé autour de ma taille et je ne sais pas si c'est moi qu'il tient ou si c'est à moi. Qu'importe, c'est assez de force pour nous deux.
Sa confession m'arrive en pleine figure, comme une explosion. Bon public et meilleure amie parfaite, j'ouvre grand les yeux et prends une expression malicieuse. Enfin, j'essaye. « Ouuh, monsieur s'est trouvé un plan ? » je demande, taquine. La musique résonne un peu dans mon crâne, mais pas encore assez pour que je me sente mal. Al' me tire encore plus contre lui et je le suis, soulagée de ne pas avoir à penser la danse. Il nous guide et moi je suis, parfait. Ma robe tournoie autour de nous, l'air siffle dans ma nuque et mes yeux restent plantés sur les yeux de mon ami. Cette tenue est cintrée, c'est sûr, mais qu'est-ce que je me sens belle. Chacune de mes courbes est mise à son avantage et pourtant on ne voit que très peu ma peau. Je reste déçue du fait que mes tatouages ne soient pas plus visibles, mais je suppose que je ne pouvais pas avoir et la belle robe et la nudité. Je réserve mes tenues plus échancrées aux boites et aux clubs que je me plais à fréquenter de temps à autre. Al' a osé dévoiler son tatouage, et je me fais la réflexion que décidément mes amis sont tous sacrément sexy. Evidemment, cette pensée me ramène à Mel. Mel qui a disparu de la circulation depuis le repas, et ça me frustre. Ça me frustre et ça me rend triste. « J'te parie qu'elle est quelque part entrain de se mettre dans une situation pas possible avec Dodo, et 'Ji doit être avec elles, comme toujours », je réponds, la tête ailleurs. Parce que Mel, je ne sais pas où il est et que ça me frustre. On continue de se rater, vingt ans plus tard on continue de se frôler sans jamais se croiser. Merde c'est tellement frustrant-
Je tourne, je danse, je me laisse porter par Alden. Puis la musique ralentit, le rythme s'adoucit et se prête plus à des danses tranquilles, des valses gentilles ou des slow. Soulagée, je profite du répit qui m'est offert sur un plateau d'or pour souffler. Ma tête retombe contre Al' et je ferme un instant les yeux.... Pour les rouvrir une seconde plus tard quand il me parle de Mel.
« Rien, nada ! » je marmonne, essayant d'ignorer le pincement de mon coeur. « Les hommes sont tous désespérément aveugles », je soupire en décollant la tête de son torse. Ou peut-être que je ne suis pas assez claire ? Une pensée terrible me vient, si terrible que mon coeur saute un battement. « Tu penses pas qu'il m'voit comme un genre de...petite soeur ? » je lâche, crachant les derniers mots comme s'il s'agissait de la pire insulte. A une époque c'était ce qu'il me disait, il utilisait l'âge comme une excuse pour mettre de la distance entre nous. Mais aujourd'hui...et ben aujourd'hui on est tous les deux des adultes merde. Est-ce que c'est trop dur ? Ou peut-être que c'est moi. « Tu trouves que j'ai pris du poids ? » je lui demande vivement, soudain angoissée. « J'me suis pesée ce matin et j'faisais 49.6kg, j'ai pris du poids cette semaine. » Je déglutis nerveusement et résiste à l'envie de sortir d'ici. Parce que j'ai trop conscience de mon corps, de l'espace qu'il prend ici, de la place qu'il prend entre les bras de mon ami.
Alden. Je l'observe un instant et retiens un soupir. Merde t'es complètement bourré hein ?
Oui, de toute évidence il a bu plus que de raison ce soir. Je hausse un sourcil intéressé quand il mentionne cet homme qui le dévore du regard. « Alors, tu lui as donné un avant-goût ? » je m'enquiert, taquine. Inconsciemment, je contracte fort mes muscles, je rentre mon ventre. Il doit bien le sentir sur mes côtes et mes hanches que j'ai grossi. Les dents serrées, je cligne furieusement des paupières pour chasser les larmes de honte qui viennent s'y accumuler. J'vais pas pleurer ici, hors de question, je pense en chassant l'importune qui a osé s'échapper.
« Oh, alors....tu gardes le meilleur pour la fin ? » je remarque d'un ton qui se veut amusé quand il mentionne notre meilleur ami. La dernière danse se fera très probablement au moment du décompte, mais je garde cette réflexion pour moi. Je pourrais plaisanter, lui demander si Kieran sera son baiser de minuit, mais je me tais. Ce serait cruel, et jamais ô grand jamais je n'oserais dire quelque chose d'aussi déplacé. Enfin, pas à Alden en tout cas. Wooo- Est-ce qu'il compte lui parler ? Est-ce qu'il va secouer un peu Kiki ? Nuls doutes que ça ne lui ferait pas de mal. Mais de toute façon ce ne sont pas mes affaires, il est absolument hors de question que je m'immisce dans leurs histoires — d'ailleurs je suis déjà trop au courant des états d'âme de chacun. En plus, c'est Noël. Euh, nan, c'est le nouvel an. Pff c'est quasi pareil, je songe en ronchonnant. Ouais, c'est le nouvel an alors ils font ce qu'ils veulent. Et moi aussi je fais ce que je veux — je suis une grande fille merde ! C'est l'alcool qui me délie la langue, je n'en doute pas, parce que ça ne me ressemble pas de faire l'enfant comme ça. Le coeur gros, je descends mes bras autour de la taille d'Alden et le serre fort. « Moi aussi je t'aime Al' », je murmure, faisant dériver mon regard.
La foule est agitée, de plus en plus dense. Le repas est loin derrière, les gens se sont levés de table pour se préparer à accueillir la nouvelle année. Les enfants sont fatigués pour les plus jeunes et excités pour les plus âgés, j'en vois qui dansent et d'autres qui rient. Mes yeux captent un bref instant la silhouette de Sulien à travers les corps dansants. Les conversations sont douces, c'est presque la fin de 2050. J'aperçois Alicia, en grande conversation avec quelqu'un que je ne peux pas voir de là où je suis. Un sourire attendrit étire mes lèvres, je m'attarde encore une seconde sur elle. Au fond c'est presque ma petite soeur, à moi qui ai grandit dans un monde d'hommes. Et je tiens sacrément à cette petite. Poursuivant ma recherche de visages, je remarque une petite comète qui court avec trop d'énergie. Kieran est invisible — surement trop entouré pour se déplacer, ou entrain de faire rougir une demoiselle. Et soudain je vois...
« Lloyd. »
Regarde moi. Ne tourne pas la tête. Les deux seules pensées concrètes que j'arrive à émettre se contredisent, tout comme les battements de mon coeur et ma respiration effrénée. Putain qu'est-ce qu'il fou là ? Je me fige sur place, incapable de savoir quoi faire.
Il a les cheveux violets et une chemise. Une chemise ? Merde il a une sacrée allure comme ça, je suis obligée de le reconnaitre. Mais...Lloyd ? A une soirée mondaine ? Avec une putain de chemise ? Woow il est à combien de degrés leur whisky ? je m'interroge, persuadée d'halluciner. Parce que Lloyd fucking River ne va pas à ce genre d'évènements, impossible. Et il.... il n'a pas le droit d'être attirant. « Putain d'merde », je souffle, les yeux rivés sur lui et le souffle court. Je ne sais pas quoi faire. Je veux qu'il me regarde. J'ai peur qu'il tourne la tête. Putain fait chier. J'ai besoin de fumer. Et de six shots. Mon coeur remonte dans ma gorge au fur et à mesure que mes yeux glissent sur son corps. Hébétée, je me reprends vivement et sursaute presque quand je réalise que je suis entrain de faire une connerie. Venir le voir à la Fausse Danse, c'est une chose. Mais le reluquer en public alors qu'il lui suffit d'étendre son champs de vision pour me remarquer, ç'en est une autre. « Merde.. » Merde ! Il est- Je ne- Putain.
feat. @Alden Wells
mentions : @Kieran Hawthorne & @Lloyd River (libre à toi de dire que Lloyd voit Miya ou non hihi)
Mon verre, de nouveau vide, retrouve sagement sa place à côté de mon assiette. J'ai chaud — Merlin j'ai tellement chaud — et ma tête tourne un peu. Je balance la tête en arrière et soudain c'est toute la galaxie qui me tombe dessus, c'est la voix lactée qui tourne autour de moi. « Wooo, ça tourne », je remarque, en ouvrant grand les yeux, presque étonnée par ma découverte. Mes yeux reviennent vers mon verre, suspicieux, et j'essaye de me rappeler combien de verres j'ai pris. Deux avant le repas, un avant le p'tit Cooper, deux...euh...trois ? Et la météorite c'était quand déjà ? Embrouillée dans mes pensées, je secoue un peu la tête pour tenter de m'éveiller. Le dry january va encore être foutu cette année — pas que j'essaie vraiment de m'y tenir, mais Kenji m'y encourage. Il pense que je devrais demander de l'aide pour...quoi déjà ? Peu importe, j'ai pas b'soin d'aide ! Je suis une grande fille après tout — et je suis la grande soeur, il est le petit frère. Pas l'inverse. « Pff, j'vais douiller demain », je murmure pour moi-même.
Au vu de la quantité d'alcool que j'ai ingérée et du peu de nourriture que j'ai avalé, ça ne fait aucuns doutes. Mais en même temps, ça a presque quelque chose d'amusant. Je m'imagine un bref instant tomber sur Père et Mère, et cette pensée a le don de me pousser vers l'hilarité. Leur échec de fille, ivre à un évènement mondain ? Je peux presque voir la déception dans les yeux de Mère et le mépris dans ceux de Père. Sans comprendre, je pouffe toute seule. Ça n'a rien de drôle pourtant — en fait c'est même plutôt triste — mais c'est si agréable de rire que j'ignore ce détail. Mon rire s'éteint dans ma gorge quand la voix familière d'Alden résonne près de moi.
Je me tourne, je virevolte, je me dépêche de me lever. « Alden, mon coeur ! » je m'exclame dans un sourire ravi, un rire toujours dans la voix. Il m'attrape et nous voilà partis, me voila entrainée derrière lui, dans son sillage. L'hilarité me gagne de nouveau et j'échappe un rire quand il me parle. « Oooh, figure-toi que j'ai rencontré Eli Cooper, un préfet, et il est venu avec son professeur de Poufsouffle », je réponds, joviale, essayant de mettre les informations dans l'ordre. Le ciel tourne toujours autant mais les mains fraiches de mon ami sur moi et son intervention m'aident à me reprendre. Je n'ai pas tant bu que ça, c'est la foule, la déco et l'effervescence qui me donnent le tournis. De mes amis je suis celle qui tient le mieux la boisson, ce n'est plus à prouver, alors si je suis éméchée ainsi je me demande à quel point Al' l'est. Son expression détendue, le rose de ses joues, l'audace dans son regard, la légèreté dans ses gestes. Tout ça parle pour lui, je n'ai nuls besoins d'aller chercher bien loin : il a trop bu.
Il nous guide dans la pièce, au centre de la piste de danse où les corps des autres invités en mouvement nous cachent de la vue des autres. Son bras est enroulé autour de ma taille et je ne sais pas si c'est moi qu'il tient ou si c'est à moi. Qu'importe, c'est assez de force pour nous deux.
Sa confession m'arrive en pleine figure, comme une explosion. Bon public et meilleure amie parfaite, j'ouvre grand les yeux et prends une expression malicieuse. Enfin, j'essaye. « Ouuh, monsieur s'est trouvé un plan ? » je demande, taquine. La musique résonne un peu dans mon crâne, mais pas encore assez pour que je me sente mal. Al' me tire encore plus contre lui et je le suis, soulagée de ne pas avoir à penser la danse. Il nous guide et moi je suis, parfait. Ma robe tournoie autour de nous, l'air siffle dans ma nuque et mes yeux restent plantés sur les yeux de mon ami. Cette tenue est cintrée, c'est sûr, mais qu'est-ce que je me sens belle. Chacune de mes courbes est mise à son avantage et pourtant on ne voit que très peu ma peau. Je reste déçue du fait que mes tatouages ne soient pas plus visibles, mais je suppose que je ne pouvais pas avoir et la belle robe et la nudité. Je réserve mes tenues plus échancrées aux boites et aux clubs que je me plais à fréquenter de temps à autre. Al' a osé dévoiler son tatouage, et je me fais la réflexion que décidément mes amis sont tous sacrément sexy. Evidemment, cette pensée me ramène à Mel. Mel qui a disparu de la circulation depuis le repas, et ça me frustre. Ça me frustre et ça me rend triste. « J'te parie qu'elle est quelque part entrain de se mettre dans une situation pas possible avec Dodo, et 'Ji doit être avec elles, comme toujours », je réponds, la tête ailleurs. Parce que Mel, je ne sais pas où il est et que ça me frustre. On continue de se rater, vingt ans plus tard on continue de se frôler sans jamais se croiser. Merde c'est tellement frustrant-
Je tourne, je danse, je me laisse porter par Alden. Puis la musique ralentit, le rythme s'adoucit et se prête plus à des danses tranquilles, des valses gentilles ou des slow. Soulagée, je profite du répit qui m'est offert sur un plateau d'or pour souffler. Ma tête retombe contre Al' et je ferme un instant les yeux.... Pour les rouvrir une seconde plus tard quand il me parle de Mel.
« Rien, nada ! » je marmonne, essayant d'ignorer le pincement de mon coeur. « Les hommes sont tous désespérément aveugles », je soupire en décollant la tête de son torse. Ou peut-être que je ne suis pas assez claire ? Une pensée terrible me vient, si terrible que mon coeur saute un battement. « Tu penses pas qu'il m'voit comme un genre de...petite soeur ? » je lâche, crachant les derniers mots comme s'il s'agissait de la pire insulte. A une époque c'était ce qu'il me disait, il utilisait l'âge comme une excuse pour mettre de la distance entre nous. Mais aujourd'hui...et ben aujourd'hui on est tous les deux des adultes merde. Est-ce que c'est trop dur ? Ou peut-être que c'est moi. « Tu trouves que j'ai pris du poids ? » je lui demande vivement, soudain angoissée. « J'me suis pesée ce matin et j'faisais 49.6kg, j'ai pris du poids cette semaine. » Je déglutis nerveusement et résiste à l'envie de sortir d'ici. Parce que j'ai trop conscience de mon corps, de l'espace qu'il prend ici, de la place qu'il prend entre les bras de mon ami.
Alden. Je l'observe un instant et retiens un soupir. Merde t'es complètement bourré hein ?
Oui, de toute évidence il a bu plus que de raison ce soir. Je hausse un sourcil intéressé quand il mentionne cet homme qui le dévore du regard. « Alors, tu lui as donné un avant-goût ? » je m'enquiert, taquine. Inconsciemment, je contracte fort mes muscles, je rentre mon ventre. Il doit bien le sentir sur mes côtes et mes hanches que j'ai grossi. Les dents serrées, je cligne furieusement des paupières pour chasser les larmes de honte qui viennent s'y accumuler. J'vais pas pleurer ici, hors de question, je pense en chassant l'importune qui a osé s'échapper.
« Oh, alors....tu gardes le meilleur pour la fin ? » je remarque d'un ton qui se veut amusé quand il mentionne notre meilleur ami. La dernière danse se fera très probablement au moment du décompte, mais je garde cette réflexion pour moi. Je pourrais plaisanter, lui demander si Kieran sera son baiser de minuit, mais je me tais. Ce serait cruel, et jamais ô grand jamais je n'oserais dire quelque chose d'aussi déplacé. Enfin, pas à Alden en tout cas. Wooo- Est-ce qu'il compte lui parler ? Est-ce qu'il va secouer un peu Kiki ? Nuls doutes que ça ne lui ferait pas de mal. Mais de toute façon ce ne sont pas mes affaires, il est absolument hors de question que je m'immisce dans leurs histoires — d'ailleurs je suis déjà trop au courant des états d'âme de chacun. En plus, c'est Noël. Euh, nan, c'est le nouvel an. Pff c'est quasi pareil, je songe en ronchonnant. Ouais, c'est le nouvel an alors ils font ce qu'ils veulent. Et moi aussi je fais ce que je veux — je suis une grande fille merde ! C'est l'alcool qui me délie la langue, je n'en doute pas, parce que ça ne me ressemble pas de faire l'enfant comme ça. Le coeur gros, je descends mes bras autour de la taille d'Alden et le serre fort. « Moi aussi je t'aime Al' », je murmure, faisant dériver mon regard.
La foule est agitée, de plus en plus dense. Le repas est loin derrière, les gens se sont levés de table pour se préparer à accueillir la nouvelle année. Les enfants sont fatigués pour les plus jeunes et excités pour les plus âgés, j'en vois qui dansent et d'autres qui rient. Mes yeux captent un bref instant la silhouette de Sulien à travers les corps dansants. Les conversations sont douces, c'est presque la fin de 2050. J'aperçois Alicia, en grande conversation avec quelqu'un que je ne peux pas voir de là où je suis. Un sourire attendrit étire mes lèvres, je m'attarde encore une seconde sur elle. Au fond c'est presque ma petite soeur, à moi qui ai grandit dans un monde d'hommes. Et je tiens sacrément à cette petite. Poursuivant ma recherche de visages, je remarque une petite comète qui court avec trop d'énergie. Kieran est invisible — surement trop entouré pour se déplacer, ou entrain de faire rougir une demoiselle. Et soudain je vois...
« Lloyd. »
Regarde moi. Ne tourne pas la tête. Les deux seules pensées concrètes que j'arrive à émettre se contredisent, tout comme les battements de mon coeur et ma respiration effrénée. Putain qu'est-ce qu'il fou là ? Je me fige sur place, incapable de savoir quoi faire.
Il a les cheveux violets et une chemise. Une chemise ? Merde il a une sacrée allure comme ça, je suis obligée de le reconnaitre. Mais...Lloyd ? A une soirée mondaine ? Avec une putain de chemise ? Woow il est à combien de degrés leur whisky ? je m'interroge, persuadée d'halluciner. Parce que Lloyd fucking River ne va pas à ce genre d'évènements, impossible. Et il.... il n'a pas le droit d'être attirant. « Putain d'merde », je souffle, les yeux rivés sur lui et le souffle court. Je ne sais pas quoi faire. Je veux qu'il me regarde. J'ai peur qu'il tourne la tête. Putain fait chier. J'ai besoin de fumer. Et de six shots. Mon coeur remonte dans ma gorge au fur et à mesure que mes yeux glissent sur son corps. Hébétée, je me reprends vivement et sursaute presque quand je réalise que je suis entrain de faire une connerie. Venir le voir à la Fausse Danse, c'est une chose. Mais le reluquer en public alors qu'il lui suffit d'étendre son champs de vision pour me remarquer, ç'en est une autre. « Merde.. » Merde ! Il est- Je ne- Putain.
feat. @Alden Wells
mentions : @Kieran Hawthorne & @Lloyd River (libre à toi de dire que Lloyd voit Miya ou non hihi)
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
31 janv. 2026, 10:56
Bal du Nouvel An 2051
River - A.D - River - Table Andromède - M.R - L.R
Jude a eu tort sur pas mal de truc, ce soir, mais elle s’est pas trompé sur la qualité du repas. Ça change de ce qu’on mange à l’appart. J’ai fait le tour des tables qui restaient, l’air de rien, et graillé des fonds d’assiettes. Mais pas comme un gros porc, t’as capté. Je suis un mec discret.
Je me suce les doigts en m’éloignant de la dernière table. Je profite des dernières saveurs de pudding de Noël, de pudding au saumon, de potage… comment tu veux que je revienne aux burger, après ça ?
Ma main nettoyée, je l’enfonce dans ma poche. L’autre tient mon verre de whisky que j’ose plus boire par peur de ne plus en trouver après. Je déambule, le regard qui traîne partout. Je cherche, Jude. Je vois pas Jude. En même temps, elle est discrète, ma soeur. Et pas bien grande. Elle est peut-être avec Lil’Chris, ou avec ce grand couillon de Tommy. J’aurai vraiment préféré qu’elle reste avec moi. Je me sens pas à ma place, ici. Plus je regarde les sorciers rassemblés et plus ça me frappe. Je me sens pas mal à l’aise, hein. Faut vraiment y aller pour que que moi, je ressente un truc comme ça.
Je trempe mes lèvres dans mon whisky, je regarde les danseurs, j’écoute les morceaux de discussion que je capte en passant à côté de groupe. Malgré moi, je sais que je cherche quelqu’un. Je l’ai vu quand on était à table. Je l’ai pas imaginé, pas comme j’ai pu le faire quand j’étais minable, quand j’avais besoin de voir son visage ou d’entendre sa voix. Je l’ai vraiment vue. Elle est revenue. J’y croyais déjà à peine quand elle s’est pointée au cabaret. Mais là… bordel, je te jure que je l’ai vu. Ça m’a vrillé le bide. Ça m’a ramené tellement loin. Je déglutis, je baisse la tête sur mon verre en avançant. Je m’arrête. Je souffle un coup, et boit une gorgée de mon whisky. Je l’ai vu. C’était elle. C’était vraiment elle. Elle était belle, comme elle l’a toujours été. Comme moi, elle était habillée pour la soirée, avec une robe dans laquelle j’aurai jamais imaginé pouvoir la voir un jour. Et ses cheveux, bordel… Je les ai toujours aimé libres et sauvages, tu vois ? J’adorais l’allure que ça lui donnait. Une vraie tempête assumée. Là… c’était pas ma Miya. Je m’accroche à cette pensée, elle me permet de mettre de la distance entre mes souvenirs et elle.
Je bois une nouvelle gorgée. Faut que je bouge. Que je sorte. Que j’aille me griller une clope. Peut-être exploser un truc. Ou pisser sur la statue devant, je sais pas. Mais faut que je fasse un truc qui me ressemble un peu plus. Allez, Lloyd. On bouge.
J’avance, et je suis décidé à me tirer dessus. Rien à foutre de leur soirée. Rien à foutre de Jude qui veut se la jouer princesse. Moi, je veux sortir. Si je sors pas, je vais chercher Miya dans la salle et j’ai pas envie, j’ai pas envie du tout. Faut que je sorte. Que j’ouvre un peu ma chemise qui m’étrangle. Que je fume clope sur clope. Que je prenne quelque chose, n’importe quoi. Juste, faut que je…
Miya.
Mon coeur trébuche. Ma respiration se bloque. Ma mâchoire tombe. Miya. Et elle m’a vu. Bordel, elle m’a vu. Cette fois, elle m’a vu. A table, je crois pas. Mais là, elle regarde droit vers moi. J’ai une montée de chaleur direct. Elle éclate dans mes joues, elle descend dans ma gorge pour m’étrangler. Le verre que je tiens me parait lourd, d’un coup, et je te parle pas de mes épaules qui retombent direct.
Oh non. Non. C’était gérable quand elle me voyait pas. Là, elle a clairement ses yeux vers moi. Eh, elle m’a peut-être pas reconnu, hein…? Ouais. Franchement, c’est possible ! J’ai le cœur qui s’énerve. Il bat comme un taré. Ma main grimpe jusqu’à ma gorge pour m’apporter un peu de fraîcheur. Mes yeux ? Ils restent fixés sur elle. Ils ne veulent pas se baisser. Ils devraient.
Les souvenirs que j’avais réussi à repousser me gifle. Sa voix. Son rire. La douceur de sa peau sous mes doigts. Ses regards amoureux. Ses doigts grattant les cordes de sa guitare. Ses cheveux qui me chatouillent le nez. Leur odeur. Le goût de ses lèvres sur les miennes. Ses colères. Son mépris. Ses mots. Sa violence. Ses pleurs. Mes pleurs. Je vois défiler des scènes que j’ai noyé dans mes addictions, que j’ai cherché à faire disparaître à grands coups dans mes gencives. Il a suffit qu’elle me regarde pour que tout revienne.
Non. Non. Non, je peux pas. Faut que ça s’arrête. Je peux pas y repenser. J’ai réussi à m’en sortir, je peux pas… replonger. Miya, c’est la seule addiction qui a failli me tuer.
Je peux pas.
Mais, si je peux pas… pourquoi je baisse pas les yeux ? Pourquoi je continue à la regarder ? Pourquoi j’espère qu’elle vienne jusqu’à moi, qu’elle me serre dans ses bras, qu’elle passe ses mains sur mon visage, qu’elle me dise qu’elle a fait une connerie, qu’elle est désolée, qu’elle a jamais réussi à me remplacer, qu’elle a jamais trouvé plus amoureux que moi ? Pourquoi je crois encore qu’elle m’arrachera pas le cœur, comme elle l’a fait tellement de fois ? Je connais ses doigts, autant que je connais ses griffes. Elle me les a enfoncé dans la poitrine des centaines de fois. Elle m’a arraché le palpitant, l’a déchiqueté en me regardant droit dans les yeux et a finit par me le remettre bien à sa place avec un bisou magique. Et moi, je disais merci. Oh ouais, merci Miya de pas m’abandonner, de toujours revenir vers moi, de pleurer en disant que tu m’aimais encore, mais surtout quand t’avais trop d’alcool dans le sang. A chaque fois, je me sentais spécial et aimé, alors que j’étais juste con.
Et puis, elle s’est barrée. Elle est jamais revenue pleurer pour me récupérer. Elle s’est juste… barrée. Et moi ? J’ai attendu. Dés que la porte de l’appart s’ouvrait, j’espérais que ce soit elle. Dés que j’entendais des pas s’approcher du squat, je voulais que ce soit les siens. Un vrai petit chien dressé à grand coup de pied qui espère en recevoir un dernier comme preuve d’affection.
Je suis figé. Mon whisky se réchauffe entre mes doigts. Et pour la première fois de ma longue vie de mec impulsif… je ne fais rien.
@Miya Ryuū Je crois que Lloyd a vu Miya, pas sûr.
1096 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
31 janv. 2026, 11:18
Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S | Repas | C.H - A.S - C.H

Christopher garde la tête tournée vers le bout de la pièce, mais il tourne suffisamment les yeux pour pouvoir voir la réaction d’Alice. Et celle-ci ne se fait pas attendre. Parce qu’il n’y a guère plus que quelques centimètres qui les séparent, Christopher remarque les muscles de sa mâchoire qui ressortent sur le côté de son visage. Étrangement, cette vision dénoue la chose qui s’était resserrée à l’intérieur de lui. Il est rassuré de voir qu’elle n’aime pas plus que lui savoir que sa mère les observe, qu’elle fera ses propres conclusions et qu’elle s’empressera certainement de faire un compte rendu détaillé à Élise Cooper dès qu’elle en aura l’occasion — dès le lendemain, certainement. Parfois, Christopher les imagine dans le salon de l’une ou de l’autre, doigts vieillissants recourbés sur leur tasse à café, leur bouche pleine de plans vicieux et de projets pour deux personnes qu’elles pensent pouvoir contrôler. Parfois, lorsque la nuit est la plus sombre et que Christopher peine à dormir, ce qui ne lui est pas arrivé depuis une éternité, il a peur d’être totalement à leur merci, sous leur emprise sans en avoir la moindre conscience.
Christopher se laisse mener sur la piste de danse, le dos droit et le regard fier, mais avec l’impression d’être hors de son corps. Le beau sourire d’Alice l’arrache à ses pensées. Il accommode sur elle mais n’adresse pas un regard à ce sourire. Il n’est qu’une grimace d’apparence, il faudrait vraiment être idiot pour ne pas s’en rendre compte. Ou il faudrait connaître ses vrais sourires afin de pouvoir faire la différence. Naturellement, parce qu’il fait ça depuis qu’il est né, Christopher sourit de la même façon qu’elle ; un beau sourire pour cacher toutes les vilaines choses qui se cachent dans leurs yeux et dans leur cœur. Feront-ils cela toute leur vie ? Est-ce cela qu’elle veut lui promettre ? Christopher n’est pas suffisamment embourbé dans ses noires pensées pour se laisser avoir par le pessimisme qui parfois l’avale quand il pense à tout cela. Non, ce n’est pas ce qu’elle lui promet. Elle lui promet de mettre fin à toutes ces choses. Quand les harpies n’auront plus de chair à becqueter sur leurs corps, elles se tourneront vers d’autres proies.
Christopher se met en place face à Alice, à peine plus grand qu’elle. Il positionne son bras dans son dos. Plus que ses doigts, c’est son poignet qui la frôle. Lorsqu’ils commenceront à tournoyer, il sera bien forcé d’avoir une prise plus sûre sur elle. Ses doigts se lient aux siens ; ils se sont réchauffés depuis tout à l’heuren remarque-t-il. Les paroles d’Alice percent le brouillard dans lequel flottait Christopher. Un sourire relève le coin droit de ses lèvres. Un torticolis à sa mère ? Voilà qui est bien plus réjouissant que tout le reste.
Le corps d’Alice se met en mouvement. Christopher coule un regard étonné vers ses pieds avant de remonter vers son visage. Il se laisse faire — elle mène leur deux corps pour les faire s’enfoncer parmi les danseurs. Cela amuse Christopher qui n’a jamais eu l’habitude de danser avec des femmes qui se permettaient de mener — excepté Jude. Il se laisse faire et une partie de lui désire ardemment proposer à Alice d’échanger complètement leur rôle pour la danse à venir, faire jaser les Hangoover qui seront mortifiés mais qui ne pourront rien faire ; Christopher leur lancerait un sourire flamboyant par dessus l’épaule de sa cavalière et il se sentirait surpuissant.
Un éclat de rire lui échappe violemment, soudainement lorsqu’Alice ouvre de nouveau la bouche. Dans le dos de la sorcière, sa main cesse de faire la timide et vient franchement rencontrer le tissu soyeux et agréable au toucher de sa tenue. Les doigts de la gauche se resserrent autour de la main d’Alice. Christopher dévoile ses dents dans un sourire amusé.
« C’est de ma mère dont vous parlez ! » fait-il semblant de s’indigner.
Mais l’instant d’après, il se penche vers Alice avec un regard taquin et un sourire en coin.
« Tournoyons rapidement, ajoute-t-il à mi-voix, glissons-nous entre les autres danseurs : mère est peut-être habile avec sa langue mais son équilibre est fragile. Nous en serons rapidement débarrassés. »
Et bien que ce ne soit que des paroles en l’air et une preuve que l’humour de Christopher peut être aussi noir que mauvais, il affirme sa prise sur sa cavalière et tend l’oreille vers la musique pour se calquer sur son rythme. Cela fait bien longtemps qu’il n’a pas dansé la valse, mais cela fait partie des danses de salon qu’il a été forcé d’apprendre lorsqu’il avait encore l’âge de Derek. Il a les pas de la valse ancrés dans son corps et même s’il n’a pas la souplesse des bons danseurs, on ne peut pas dire qu’il soit mauvais. La musique résonne sous les constellations et les danseurs tournoient autour d’eux dans des tenues qui attirent le regard de Christopher lorsqu’il n’est pas occupé à surveiller les billes grises d’Alice.
Et puis tout à coup, alors que rien n’indiquait qu’il allait évoquer le sujet, Christopher articule :
« Paris me manque. Nous aurions dû poursuivre notre séjour plutôt que de participer à cette mascarade. »
Ses yeux noirs reviennent se loger dans ceux d’Alice. À quelques pas d’eux, Annabelle et Xavier dansent également. Il les a vus. Annabelle avait la tête exagérément tournée vers l’extérieur. Son regard vide est passé sur Christopher sans le voir.

Christopher garde la tête tournée vers le bout de la pièce, mais il tourne suffisamment les yeux pour pouvoir voir la réaction d’Alice. Et celle-ci ne se fait pas attendre. Parce qu’il n’y a guère plus que quelques centimètres qui les séparent, Christopher remarque les muscles de sa mâchoire qui ressortent sur le côté de son visage. Étrangement, cette vision dénoue la chose qui s’était resserrée à l’intérieur de lui. Il est rassuré de voir qu’elle n’aime pas plus que lui savoir que sa mère les observe, qu’elle fera ses propres conclusions et qu’elle s’empressera certainement de faire un compte rendu détaillé à Élise Cooper dès qu’elle en aura l’occasion — dès le lendemain, certainement. Parfois, Christopher les imagine dans le salon de l’une ou de l’autre, doigts vieillissants recourbés sur leur tasse à café, leur bouche pleine de plans vicieux et de projets pour deux personnes qu’elles pensent pouvoir contrôler. Parfois, lorsque la nuit est la plus sombre et que Christopher peine à dormir, ce qui ne lui est pas arrivé depuis une éternité, il a peur d’être totalement à leur merci, sous leur emprise sans en avoir la moindre conscience.
Christopher se laisse mener sur la piste de danse, le dos droit et le regard fier, mais avec l’impression d’être hors de son corps. Le beau sourire d’Alice l’arrache à ses pensées. Il accommode sur elle mais n’adresse pas un regard à ce sourire. Il n’est qu’une grimace d’apparence, il faudrait vraiment être idiot pour ne pas s’en rendre compte. Ou il faudrait connaître ses vrais sourires afin de pouvoir faire la différence. Naturellement, parce qu’il fait ça depuis qu’il est né, Christopher sourit de la même façon qu’elle ; un beau sourire pour cacher toutes les vilaines choses qui se cachent dans leurs yeux et dans leur cœur. Feront-ils cela toute leur vie ? Est-ce cela qu’elle veut lui promettre ? Christopher n’est pas suffisamment embourbé dans ses noires pensées pour se laisser avoir par le pessimisme qui parfois l’avale quand il pense à tout cela. Non, ce n’est pas ce qu’elle lui promet. Elle lui promet de mettre fin à toutes ces choses. Quand les harpies n’auront plus de chair à becqueter sur leurs corps, elles se tourneront vers d’autres proies.
Christopher se met en place face à Alice, à peine plus grand qu’elle. Il positionne son bras dans son dos. Plus que ses doigts, c’est son poignet qui la frôle. Lorsqu’ils commenceront à tournoyer, il sera bien forcé d’avoir une prise plus sûre sur elle. Ses doigts se lient aux siens ; ils se sont réchauffés depuis tout à l’heuren remarque-t-il. Les paroles d’Alice percent le brouillard dans lequel flottait Christopher. Un sourire relève le coin droit de ses lèvres. Un torticolis à sa mère ? Voilà qui est bien plus réjouissant que tout le reste.
Le corps d’Alice se met en mouvement. Christopher coule un regard étonné vers ses pieds avant de remonter vers son visage. Il se laisse faire — elle mène leur deux corps pour les faire s’enfoncer parmi les danseurs. Cela amuse Christopher qui n’a jamais eu l’habitude de danser avec des femmes qui se permettaient de mener — excepté Jude. Il se laisse faire et une partie de lui désire ardemment proposer à Alice d’échanger complètement leur rôle pour la danse à venir, faire jaser les Hangoover qui seront mortifiés mais qui ne pourront rien faire ; Christopher leur lancerait un sourire flamboyant par dessus l’épaule de sa cavalière et il se sentirait surpuissant.
Un éclat de rire lui échappe violemment, soudainement lorsqu’Alice ouvre de nouveau la bouche. Dans le dos de la sorcière, sa main cesse de faire la timide et vient franchement rencontrer le tissu soyeux et agréable au toucher de sa tenue. Les doigts de la gauche se resserrent autour de la main d’Alice. Christopher dévoile ses dents dans un sourire amusé.
« C’est de ma mère dont vous parlez ! » fait-il semblant de s’indigner.
Mais l’instant d’après, il se penche vers Alice avec un regard taquin et un sourire en coin.
« Tournoyons rapidement, ajoute-t-il à mi-voix, glissons-nous entre les autres danseurs : mère est peut-être habile avec sa langue mais son équilibre est fragile. Nous en serons rapidement débarrassés. »
Et bien que ce ne soit que des paroles en l’air et une preuve que l’humour de Christopher peut être aussi noir que mauvais, il affirme sa prise sur sa cavalière et tend l’oreille vers la musique pour se calquer sur son rythme. Cela fait bien longtemps qu’il n’a pas dansé la valse, mais cela fait partie des danses de salon qu’il a été forcé d’apprendre lorsqu’il avait encore l’âge de Derek. Il a les pas de la valse ancrés dans son corps et même s’il n’a pas la souplesse des bons danseurs, on ne peut pas dire qu’il soit mauvais. La musique résonne sous les constellations et les danseurs tournoient autour d’eux dans des tenues qui attirent le regard de Christopher lorsqu’il n’est pas occupé à surveiller les billes grises d’Alice.
Et puis tout à coup, alors que rien n’indiquait qu’il allait évoquer le sujet, Christopher articule :
« Paris me manque. Nous aurions dû poursuivre notre séjour plutôt que de participer à cette mascarade. »
Ses yeux noirs reviennent se loger dans ceux d’Alice. À quelques pas d’eux, Annabelle et Xavier dansent également. Il les a vus. Annabelle avait la tête exagérément tournée vers l’extérieur. Son regard vide est passé sur Christopher sans le voir.
Christopher se laisse mener par @Alice Sangblanc et éclate de rire quand elle propose de faire en sorte que sa mère se rompt le cou en les surveillant danser. Il ajoute son grain de sel pour faire en sorte que cela arrive le plus rapidement possible. Il finit par évoquer leur séjour à Paris.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
31 janv. 2026, 14:18
Bal du Nouvel An 2051
A.W. - S.W. - M.R. - L.G. - K.H. - A.W. - M.R. - L.G. - Table E. Galaxie du Triangle - A.W. - M.R. - L.R. - A.W.
Une chaleur vive se propage dans mes joues, descendant le long de ma mâchoire, suivant les lignes de mon cou pour se figer dans mon torse, là où mon cœur a décidé de battre trop fort, trop vite. « Peut-être », je murmure contre sa tempe, lèvres glissant contre sa peau, alors que des yeux ambrés prennent mon esprit d'assaut. Il m'énerve, toujours dans ma tête, toujours caché quelque part en moi. J'en ai marre. Je veux penser à ces yeux noirs emplis de malice et de quelque chose d'autre qui m'ont regardé toute la soirée, qui me font me sentir bien dans ma peau, voulu.
Miya n'est pas avec moi. Enfin si, je l'ai dans mes bras, nous dansons, mais lorsque mes yeux descendent pour l'observer, je ne vois pas la vivacité habituelle dans son regard, et je sais alors qu'elle est très loin de moi et de ce moment. Je le vois même lorsque mon corps entier se fait prendre par les cocktails que j'ai avalés, même quand j'ai ce sentiment de légèreté ultime qui me traverse, et que moi aussi je ne suis pas trop là. La musique s'adoucit, je la serre contre moi, je la laisse être ailleurs, parce que ce n'est pas grave, nous avons eu bien des moments ensemble cette année et—un sourire glisse sur mon visage à ses mots.
« Beurk, non », je réponds à sa question, secouant la tête de droite à gauche. « T'as pas vu comment il te regarde. On regarde pas sa petite sœur comme ça. Crois-moi, je m'y connais, j'en ai deux », j'ajoute, lui lançant un clin d'oeil désinvolte. Bien que ma meilleure amie aime, parfois, me taquiner sur l'absence de romantisme dans ma vie, je ne peux que concevoir que cela va de même pour elle. Je me rappelle le jour où Alicia m'a silencieusement glissé la lettre de Miya entre les doigts, qu'elle n'avait pas ouverte, mais qui puait la tristesse et n'annonçait que mes pires cauchemars. Confronté à l'absence de ma meilleure amie, seul sans rien en savoir, les week-ends passés avec Kieran et une bouteille de vin, j'avais cru en perdre un bout d'âme. Tout ça à cause d'un mec. Oh, qu'est-ce que je donnerais pour qu'elle soit heureuse, que Mel la tienne fort dans ses bras et qu'il l'aime—peut-être devrais-je lui dire de se bouger, avant que quelqu'un de plus méritant ne l'attrape ?
J'arrête presque de danser à ses mots. Mes mouvements ralentissent et je la regarde, sourcils froncés, parce que même à travers la brume enivrante qui assaille mon cerveau, j'entends là des mots que je n'aime pas. « Tu es folle », je murmure. J'enroule mes mains autour de sa taille et je la porte, tournant sur mes talons, comme si nous étions dans un film romantique, en pleine confession d'amour. « Regarde comment tu es légère ! Tu voles ! » je lui dis, mon sourire amusé teinté d'inquiétude qui me trahit. Je la repose doucement, la tenant un peu plus fort contre moi—je ne sais pas quoi dire, pas ce soir, donc je veux lui montrer qu'elle est toute petite, qu'elle rentre dans mes bras parfaitement, qu'elle est parfaite. « Kieran, le meilleur pour la fin ? » je ricane. Presque hilare, j'enfouis mon visage dans son épaule. « Non, c'est pour que je puisse m'enfuir après. » Après quoi ?
« T'as bien intérêt à m'aimer », je menace d'un coup, un doigt appuyant dans ses côtes juste assez pour pousser mes mots. Pile là où ça chatouille. Son regard vagabonde, donc je nous mène au fil de la musique sans un mot de plus, jusqu'à ce que son corps devienne rigide contre le mien, que ce nom soit soufflé. Quelques secondes me sont nécessaires pour me rappeler ce nom, de qui est son propriétaire—pas le Lloyd que nous connaissons, le frère de Kieran, non, mais bien celui qui…
Mon regard suit celui de Miya. Il tombe sur un homme qui n'est pas assez loin, dont les yeux sont rivés sur mon amie, un visage démuni et une attitude pathétique, et mon expression se fait dure. Miya panique, je le sens, je la connais trop pour ne pas le savoir, alors je reporte son attention sur elle. Une main sur sa joue, je laisse mes lèvres effleurer son nez pour la ramener à moi, avant de nous tourner, de bloquer sa vue à elle, puis celle de l'homme. Il pourra admirer mon tatouage le temps qu'elle se calme. « Besoin de sortir ? Un verre ? Tu me dis et on va prendre l'air », je lui souffle. Les mots me viennent difficilement, ils sont mal dits et peu articulés, mais j'espère qu'elle en comprendra la majorité. Malheureusement, je n'ai pas l'effet d'une douche froide à la vue du fameux Lloyd, bien que quelque chose de désagréable me grimpe l'échine et me demande d'être plus alerte, plus moi, donc je me concentre et je fais de mon mieux pour ignorer l'entrave des boissons et tout donner à ma meilleure amie. Lui donner ma présence, mon amour, mon attention. Mon calme, bien qu'il soit faux et déchiré de part et d'autre. Je pense trop à Kieran, à Chris, à cette vie que j'ai menée—bon sang, je ne bois plus jamais, c'est fini.
Je lui tapote la joue. « On se reprend », je lui murmure. « T'as pas besoin de le regarder. Pas besoin de lui parler. Tu peux l'ignorer et oublier qu'il existe. » Mes doigts glissent sur son épaule. « C'est le passé, tout ça. Laisse-le derrière. » Mes pensées se tournent vers Mel. Il est où quand on a besoin de lui ? Peut-être qu'il pourrait ramener Miya, si elle ne se sent pas de rester. Et s'il ne peut pas, je le ferai sans aucune hésitation. Je la sens fléchir, je la tiens fort contre moi, son pilier temporaire, le temps dont elle a besoin pour respirer. « Respire », je chuchote.
@Miya Ryuū, @Lloyd River
Une chaleur vive se propage dans mes joues, descendant le long de ma mâchoire, suivant les lignes de mon cou pour se figer dans mon torse, là où mon cœur a décidé de battre trop fort, trop vite. « Peut-être », je murmure contre sa tempe, lèvres glissant contre sa peau, alors que des yeux ambrés prennent mon esprit d'assaut. Il m'énerve, toujours dans ma tête, toujours caché quelque part en moi. J'en ai marre. Je veux penser à ces yeux noirs emplis de malice et de quelque chose d'autre qui m'ont regardé toute la soirée, qui me font me sentir bien dans ma peau, voulu.
Miya n'est pas avec moi. Enfin si, je l'ai dans mes bras, nous dansons, mais lorsque mes yeux descendent pour l'observer, je ne vois pas la vivacité habituelle dans son regard, et je sais alors qu'elle est très loin de moi et de ce moment. Je le vois même lorsque mon corps entier se fait prendre par les cocktails que j'ai avalés, même quand j'ai ce sentiment de légèreté ultime qui me traverse, et que moi aussi je ne suis pas trop là. La musique s'adoucit, je la serre contre moi, je la laisse être ailleurs, parce que ce n'est pas grave, nous avons eu bien des moments ensemble cette année et—un sourire glisse sur mon visage à ses mots.
« Beurk, non », je réponds à sa question, secouant la tête de droite à gauche. « T'as pas vu comment il te regarde. On regarde pas sa petite sœur comme ça. Crois-moi, je m'y connais, j'en ai deux », j'ajoute, lui lançant un clin d'oeil désinvolte. Bien que ma meilleure amie aime, parfois, me taquiner sur l'absence de romantisme dans ma vie, je ne peux que concevoir que cela va de même pour elle. Je me rappelle le jour où Alicia m'a silencieusement glissé la lettre de Miya entre les doigts, qu'elle n'avait pas ouverte, mais qui puait la tristesse et n'annonçait que mes pires cauchemars. Confronté à l'absence de ma meilleure amie, seul sans rien en savoir, les week-ends passés avec Kieran et une bouteille de vin, j'avais cru en perdre un bout d'âme. Tout ça à cause d'un mec. Oh, qu'est-ce que je donnerais pour qu'elle soit heureuse, que Mel la tienne fort dans ses bras et qu'il l'aime—peut-être devrais-je lui dire de se bouger, avant que quelqu'un de plus méritant ne l'attrape ?
J'arrête presque de danser à ses mots. Mes mouvements ralentissent et je la regarde, sourcils froncés, parce que même à travers la brume enivrante qui assaille mon cerveau, j'entends là des mots que je n'aime pas. « Tu es folle », je murmure. J'enroule mes mains autour de sa taille et je la porte, tournant sur mes talons, comme si nous étions dans un film romantique, en pleine confession d'amour. « Regarde comment tu es légère ! Tu voles ! » je lui dis, mon sourire amusé teinté d'inquiétude qui me trahit. Je la repose doucement, la tenant un peu plus fort contre moi—je ne sais pas quoi dire, pas ce soir, donc je veux lui montrer qu'elle est toute petite, qu'elle rentre dans mes bras parfaitement, qu'elle est parfaite. « Kieran, le meilleur pour la fin ? » je ricane. Presque hilare, j'enfouis mon visage dans son épaule. « Non, c'est pour que je puisse m'enfuir après. » Après quoi ?
« T'as bien intérêt à m'aimer », je menace d'un coup, un doigt appuyant dans ses côtes juste assez pour pousser mes mots. Pile là où ça chatouille. Son regard vagabonde, donc je nous mène au fil de la musique sans un mot de plus, jusqu'à ce que son corps devienne rigide contre le mien, que ce nom soit soufflé. Quelques secondes me sont nécessaires pour me rappeler ce nom, de qui est son propriétaire—pas le Lloyd que nous connaissons, le frère de Kieran, non, mais bien celui qui…
Mon regard suit celui de Miya. Il tombe sur un homme qui n'est pas assez loin, dont les yeux sont rivés sur mon amie, un visage démuni et une attitude pathétique, et mon expression se fait dure. Miya panique, je le sens, je la connais trop pour ne pas le savoir, alors je reporte son attention sur elle. Une main sur sa joue, je laisse mes lèvres effleurer son nez pour la ramener à moi, avant de nous tourner, de bloquer sa vue à elle, puis celle de l'homme. Il pourra admirer mon tatouage le temps qu'elle se calme. « Besoin de sortir ? Un verre ? Tu me dis et on va prendre l'air », je lui souffle. Les mots me viennent difficilement, ils sont mal dits et peu articulés, mais j'espère qu'elle en comprendra la majorité. Malheureusement, je n'ai pas l'effet d'une douche froide à la vue du fameux Lloyd, bien que quelque chose de désagréable me grimpe l'échine et me demande d'être plus alerte, plus moi, donc je me concentre et je fais de mon mieux pour ignorer l'entrave des boissons et tout donner à ma meilleure amie. Lui donner ma présence, mon amour, mon attention. Mon calme, bien qu'il soit faux et déchiré de part et d'autre. Je pense trop à Kieran, à Chris, à cette vie que j'ai menée—bon sang, je ne bois plus jamais, c'est fini.
Je lui tapote la joue. « On se reprend », je lui murmure. « T'as pas besoin de le regarder. Pas besoin de lui parler. Tu peux l'ignorer et oublier qu'il existe. » Mes doigts glissent sur son épaule. « C'est le passé, tout ça. Laisse-le derrière. » Mes pensées se tournent vers Mel. Il est où quand on a besoin de lui ? Peut-être qu'il pourrait ramener Miya, si elle ne se sent pas de rester. Et s'il ne peut pas, je le ferai sans aucune hésitation. Je la sens fléchir, je la tiens fort contre moi, son pilier temporaire, le temps dont elle a besoin pour respirer. « Respire », je chuchote.
@Miya Ryuū, @Lloyd River
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
31 janv. 2026, 17:44
Bal du Nouvel An 2051
Herbert eut un long instant de flottement après cette danse.
Il avait passé un instant sans plus vraiment réfléchir à ce lieu dans lequel il se trouvait, et tentait désormais de remettre de l'ordre dans ses pensées.
L'interaction avec mademoiselle Sangblanc avait été accomplie.
La danse avait été accomplie.
Le jeune homme observa autour de lui, faisant fi de ceux qui dansaient au milieu de la piste, puis se redirigea en direction de l'Est de la salle, soit, son point initial.
Aucune trace de celle qui lui avait valu l'opprobre dans son champ de vision direct (soit entre le Sud de la table h. et le Nord des Sanitaires), il prit la direction des ruines du buffet afin d'aller chercher un dessert improvisé -certainement à base de verrines, de chips et accompagnées d'un jus d'orange-.
L'apparition de son grand-père lui parut comme un soulagement; Herbert dévia légèrement sa trajectoire, prenant soin de ne pas porter le regard sur la zone de l'incident apparu plus tôt dans la soirée.
Arrivé aux côtés de Jedediah, il attendit que ce dernier regarde dans sa direction, avant de se contenter de hocher la tête, tout en fouillant dans ses souvenirs.
-Elle a dit qu'elle vous rejoindrait à la fin du repas.
Tandis que son interlocuteur le gratifiait d'un hochement de tête à son tour, le jeune homme n'avait plus envie de s'éloigner de ce dernier.
Il avait vu à quoi ressemblait un dîner mondain, il avait été lâché à une table -et cela s'était mal passé-, seules les tâches qui lui avaient clairement indiquées s'étaient bien passé.
Seules les tâches organisées par grand-père, ou les moments près de sa présence, semblaient se dérouler correctement en ce lieu.
Seul Jedediah semblait maîtriser non seulement le déroulement de cet évènement, mais aussi l'état mental du jeune homme lorsque ce dernier était placé dans un lieu jurant trop avec son rôle.
Il attendrait ici tant qu'on ne lui aura pas intimé le contraire.
L'initiative, il la laisse volontiers à cousin Roderick. Ou a grand-père.
Il la reprendra dans un lieu moins indu.
345 mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Il avait passé un instant sans plus vraiment réfléchir à ce lieu dans lequel il se trouvait, et tentait désormais de remettre de l'ordre dans ses pensées.
L'interaction avec mademoiselle Sangblanc avait été accomplie.
La danse avait été accomplie.
Le jeune homme observa autour de lui, faisant fi de ceux qui dansaient au milieu de la piste, puis se redirigea en direction de l'Est de la salle, soit, son point initial.
Aucune trace de celle qui lui avait valu l'opprobre dans son champ de vision direct (soit entre le Sud de la table h. et le Nord des Sanitaires), il prit la direction des ruines du buffet afin d'aller chercher un dessert improvisé -certainement à base de verrines, de chips et accompagnées d'un jus d'orange-.
L'apparition de son grand-père lui parut comme un soulagement; Herbert dévia légèrement sa trajectoire, prenant soin de ne pas porter le regard sur la zone de l'incident apparu plus tôt dans la soirée.
Arrivé aux côtés de Jedediah, il attendit que ce dernier regarde dans sa direction, avant de se contenter de hocher la tête, tout en fouillant dans ses souvenirs.
-Elle a dit qu'elle vous rejoindrait à la fin du repas.
Tandis que son interlocuteur le gratifiait d'un hochement de tête à son tour, le jeune homme n'avait plus envie de s'éloigner de ce dernier.
Il avait vu à quoi ressemblait un dîner mondain, il avait été lâché à une table -et cela s'était mal passé-, seules les tâches qui lui avaient clairement indiquées s'étaient bien passé.
Seules les tâches organisées par grand-père, ou les moments près de sa présence, semblaient se dérouler correctement en ce lieu.
Seul Jedediah semblait maîtriser non seulement le déroulement de cet évènement, mais aussi l'état mental du jeune homme lorsque ce dernier était placé dans un lieu jurant trop avec son rôle.
Il attendrait ici tant qu'on ne lui aura pas intimé le contraire.
L'initiative, il la laisse volontiers à cousin Roderick. Ou a grand-père.
Il la reprendra dans un lieu moins indu.
345 mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
31 janv. 2026, 17:49
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Sandra Miller - 14 ans -#957713
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Sophie Miller - 12 ans -#50378b
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Alexandra Miller - 36 ans -#2e3194
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John Miller - 36 ans -#a03a0e
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Lily - Sandra
31 décembre 2050
Le bal du Nouvel An. Un évènement que Sandra avait inconsciemment espéré depuis le dernier qui avait eu lieu. Elle y avait passé une des plus belles soirées de sa vie, à discuter et danser avec Lily, souriante comme jamais... C'était sans doute grâce à ce moment qu'elle avait maintenant une petite-amie : quelques mois seulement après le bal, la Gryffondor et la Poufsouffle avaient officialisé leur relation et étaient devenues un "couple". Sandra ne faisait pas franchement attention au terme qui pouvait les étiqueter, la seule chose qui lui importait vraiment était Lily. Tant qu'elles étaient heureuses ensemble, elle ne se préoccupait pas réellement du reste...
La quatrième année vérifia une nouvelle fois les plis de sa robe bleue, pour s'assurer que tout était parfait, et réajusta au passage sa petite cape étoilée et sa barrette. Elle était assez fière de l'ensemble qu'elle avait trouvé, qui selon elle convenait parfaitement au thème du bal de cette année : le zodiaque.
Les étoiles, les constellations, les signes astrologiques... Elle avait toujours été passionnée par l'astronomie et tout ce qui touchait au ciel, de près ou de loin. C'était donc pour cette raison que ses yeux brillaient tel une pluie d'étoiles filantes en pleine nuit d'hiver, et ce depuis le début du trajet. Trajet qui avait nécessité un pas rapide pour toute la famille puisque, par un quelconque concours de circonstances, ils avaient réussi à être en retard... En réalité, il s'agissait plus d'une petite sœur digne descendante d'escargot que d'un malheureux hasard... Et pourtant, c'était bien elle qui avait le moins d'accessoires...
La Poufsouffle se reconcentra sur sa marche en réalisant qu'elle se sentait nettement plus en confiance que la dernière fois, où elle s'était au départ assez inquiétée... Pour qu'au final tout se passe à merveille. Avant de partir, elle avait tapé du pied, sautillant presque sur place, et maintenant elle avançait avec une démarche joyeuse et peut-être un peu trop pressée...
Sa chaussure s'accrocha soudain dans un pavé, la faisant tomber tête la première. Son cerveau n'eut que le temps de réaliser et de penser un bête "oups" avant l'impact qui... N'eut pas lieu. Un bras, celui de sa mère, l'avait rattrapé de justesse par la main, sous le regard ahurit de son père. L'ancienne Serdaigle aida sa fille à se relever puis vérifia qu'elle n'avait aucun bobo et que la robe n'était pas abîmée.
« Je te conseille de regarder où tu marches, Tàiyáng*. » dit-elle avec un sourire bienveillant avant de reprendre sa marche comme si rien ne s'était passé.
John, lui, saisit l'occasion pour taquiner son épouse, un de ses passe-temps favoris.
« Eh bien, tu m'avais bien caché cette force ! » lâcha-t-il avec un sourire malicieux.
Pour seule réponse, Alexandra leva les yeux au ciel en donnant un léger coup de coude dans les côtes de son mari... Ce qui eut pour effet de le faire rire.
« Eh maman, tu crois que tu pourrais me porter alors ? » ajouta Sophie en tirant sur le bras de l'ancienne Serdaigle.
« Peut-être, peut-être... » répondit-elle, et ce fut à son tour d'arborer un sourire malicieux.
Sandra sourit en voyant la bonne humeur de tout le monde... Mais aussitôt, la vision de Lily l'attendant devant l'entrée s'imposa dans son esprit. Si jamais la Gryffondor lui en voulait d'être en retard, elle aurait du mal à pardonner sa sœur... Elle n'eut pas le temps de pousser plus loin sa réflexion puisque son champ de vision fut bientôt occupé par une grande bulle qui lui rappelait beaucoup celle de l'année dernière. Elle balaya aussitôt l'entrée du regard — leur lieu de rendez-vous — et ne mit qu'une seconde à trouver sa petite-amie.
« Lily ! »
Sandra courut — ce qui n'était peut-être pas une bonne idée avec des bottines — en levant le bras et en agitant la main, passant sans attendre devant sa famille et s'arrêtant devant la Gryffondor, légèrement essoufflée.
« Je suis vraiment-vraiment désolée, ma sœur a tellement traîné qu'on est partis en retard... »
La jeune fille n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit puisqu'elle entendit sa mère l'appeler. Elle se retourna donc pour s'apercevoir que sa famille l'avait vite rattrapée. Avaient-ils couru ?
« Viens présenter ton billet, tu pourras continuer à discuter juste après. » dit-elle, un doux sourire sur les lèvres.
« A-ah oui, c'est vrai ! » lâcha-t-elle.
La Poufsouffle présenta donc le plus rapidement possible son billet pendant que ses parents et sa sœur continuaient leur chemin sur le tapis de velours, s'arrêtant une seconde pour faire un don.
« Je suis contente de te voir... » dit-elle, toute souriante.
Sandra et sa famille s'amusent pendant le trajet mais arrivent néanmoins en retard. La Poufsouffle court pour rejoindre Lily à l'entrée et s'excuse avant que sa mère ne lui rappelle de présenter son billet, ce qu'elle fait rapidement avant de reprendre la discussion avec sa petite-amie. Pendant ce temps, ses parents font un don de 20G avant de continuer leur chemin sur le tapis de velours.
776 mots
@Lily Dawson
N'hésite pas à me dire si quelque chose ne va pas !
*Tàiyáng - veut dire "soleil", surnom utilisé par Alexandra
1 févr. 2026, 09:58
Bal du Nouvel An 2051
1 - 2 - HA - 3 - HA - 4 - HA - 5 - HA - 6 - HA - 7 - HA - 8
[Aelle qui cherche sa table : b. — a. — c. — f.]

Zakary a les yeux grands ouverts, arrondis par la surprise ou l’admiration, impossible de savoir. Il lance un regard ravi à Narym qui lui sourit discrètement sans se détourner de leur compagnon du soir. Si Zakary paraît ravit, c’est parce qu’il n’a pas l’habitude de rencontrer des personnes si passionnées par un sujet et capables d’en parler de la sorte même au milieu d’un lieu où ce n’est clairement pas le moment de le faire. Loin d’être dérangé, et bien qu’il ne soit pas passionné par les contes pour un sou et qu’il n’y connaisse pas grand chose — d’ailleurs il ne comprend pas la moitié des références de l’homme —, Zakary reste concentré et ne cache rien du ravissement qui passe sur ses traits. Il se retient cependant de répondre car, contrairement à lui, Narym s’y connaît sur le sujet et il est bien plus intéressé que lui pourrait l’être. Aussi garde-t-il le silence et glisse-t-il sa main dans sa poche en avalant une gorgée de sa boisson, ses yeux noisettes passant de son frère à l’homme, puis de l’homme à son frère, et s’arrêtent au passage sur Aelle dont le regard est tourné vers le bout de la pièce et qui n’écoute rien de la conversation.
« Oh, je comprends votre position, commence Narym d’une voix douce en souriant à son interlocuteur. Je n’avais jamais lu ou entendu une telle fin pour la Petite Sirène. » Il sourit doucement. « Je la préfère à toutes celles que j’ai connues ! Enfin… Je n’aurais pas idée non plus de changer la morale du conte ou ce qu’il s’y déroule. Je pense que j’aurais du mal à faire découvrir à ma fille une histoire dont la fin est totalement modifiée par rapport à celle que je connais pour convenir à ses jeunes oreilles. Je préfèrerais encore lui faire lire une autre histoire. Mais certains détails ne sont pas toujours nécessaires à la compréhension d’une histoire et c’est à eux que je pensais, oui. »
Zakary s’arrache à la contemplation de sa sœur et aux soucis qu’elle lui cause pour ramener ses yeux sur le jeune homme.
« Je reste impressionné par votre connaissance du sujet, lui lance-t-il de sa voix grave, un sourire dévoilant ses dents. Je serais bien incapable de rebondir sur ce que vous avez dit puisque je n’en ai pas compris la moitié. »
Il l’avoue avec sa sincérité légendaire, sans retenir le rire qui lui secoue les épaules. Son regard brillant observe avec curiosité le jeune homme. Il penche la tête sur le côté comme pour essayer de deviner avant qu’il lui réponde la réponse à la question qu’il va lui poser. Mais c’est à ce moment-là qu’Aelle choisit de revenir à la vie. Il suffit d’un mouvement de sa part pour attirer l’attention de Narym sur elle — Zakary, lui, aurait choisi de l’ignorer quelques secondes pour lui apprendre la patience, mais maintenant que son frère la regarde il n’a pas d’autres choix que de faire la même chose.
Aelle a ce regard qu’elle a souvent. Ses yeux noirs qui ne se fixent sur rien, les paupières lourdes. Son visage est aussi froid que la neige qui tombait dehors lorsqu’ils sont rentrés dans la bulle. Elle n’a pas l’air d’être totalement là.
« J’ai aperçu des amis. »
Et sur ses mots, elle fait mine de s’en aller. Zakary fouille rapidement la foule sans trouver trace desdits amis. Il doit s’agit de ses deux camarades de l’AESM mais il a oublié leur nom. Il ne les a après tout jamais rencontré. Il aurait bien aimé pouvoir les voir : il n’a que très rarement eu l’occasion de pouvoir voir les personnes qui fréquentent Aelle.
« On se rejoint tout à l’heure, lui sourit Narym dont le regard se tourne vers Zakary une fois qu’Aelle s’est éloignée dans la foule après avoir attrapé un nouveau verre. Par là. »
Du menton, il indique une direction à son frère. Là-bas se trouvent deux jeunes personnes. Un grand homme aux cheveux bouclés et à la peau mate et une femme à la longue chevelure blonde. Les deux sont habillés dans le thème de la soirée. Aelle s’approche d’eux.
« J’ai trop envie de les rencontrer…, » murmure Zakary, frustré de ne pas pouvoir voir le visage d’Aelle qui est de dos — mais il voit très bien celui des deux autres qui se sont illuminés d’un sourire.
Narym lui fiche un coup dans le bras ; son regard est aussi réprobateur qu’amusé.
« Laisse-la tranquille.
— Mouais. »
Zakary lance un dernier regard au trio avant de ramener ses yeux sur son frère et sur l’homme qui les accompagne.
« J’allais dire quelque chose, affirme-t-il en fronçant les sourcils. Mais j’ai complètement oubl… Ah non, c’est bon ! Je me souviens ! » Il fait un grand sourire à l’homme cultivé avant de se pencher vers lui : « Vous avez fait la Magicfac Litté’ ? »
Il lui paraît presque trop mature pour être encore étudiant, mais après tout qu’est-ce qu’il en sait ? Peu importe, il ne devrait pas prendre pas ombrage du temps de sa question.
[Aelle qui cherche sa table : b. — a. — c. — f.]

Zakary a les yeux grands ouverts, arrondis par la surprise ou l’admiration, impossible de savoir. Il lance un regard ravi à Narym qui lui sourit discrètement sans se détourner de leur compagnon du soir. Si Zakary paraît ravit, c’est parce qu’il n’a pas l’habitude de rencontrer des personnes si passionnées par un sujet et capables d’en parler de la sorte même au milieu d’un lieu où ce n’est clairement pas le moment de le faire. Loin d’être dérangé, et bien qu’il ne soit pas passionné par les contes pour un sou et qu’il n’y connaisse pas grand chose — d’ailleurs il ne comprend pas la moitié des références de l’homme —, Zakary reste concentré et ne cache rien du ravissement qui passe sur ses traits. Il se retient cependant de répondre car, contrairement à lui, Narym s’y connaît sur le sujet et il est bien plus intéressé que lui pourrait l’être. Aussi garde-t-il le silence et glisse-t-il sa main dans sa poche en avalant une gorgée de sa boisson, ses yeux noisettes passant de son frère à l’homme, puis de l’homme à son frère, et s’arrêtent au passage sur Aelle dont le regard est tourné vers le bout de la pièce et qui n’écoute rien de la conversation.
« Oh, je comprends votre position, commence Narym d’une voix douce en souriant à son interlocuteur. Je n’avais jamais lu ou entendu une telle fin pour la Petite Sirène. » Il sourit doucement. « Je la préfère à toutes celles que j’ai connues ! Enfin… Je n’aurais pas idée non plus de changer la morale du conte ou ce qu’il s’y déroule. Je pense que j’aurais du mal à faire découvrir à ma fille une histoire dont la fin est totalement modifiée par rapport à celle que je connais pour convenir à ses jeunes oreilles. Je préfèrerais encore lui faire lire une autre histoire. Mais certains détails ne sont pas toujours nécessaires à la compréhension d’une histoire et c’est à eux que je pensais, oui. »
Zakary s’arrache à la contemplation de sa sœur et aux soucis qu’elle lui cause pour ramener ses yeux sur le jeune homme.
« Je reste impressionné par votre connaissance du sujet, lui lance-t-il de sa voix grave, un sourire dévoilant ses dents. Je serais bien incapable de rebondir sur ce que vous avez dit puisque je n’en ai pas compris la moitié. »
Il l’avoue avec sa sincérité légendaire, sans retenir le rire qui lui secoue les épaules. Son regard brillant observe avec curiosité le jeune homme. Il penche la tête sur le côté comme pour essayer de deviner avant qu’il lui réponde la réponse à la question qu’il va lui poser. Mais c’est à ce moment-là qu’Aelle choisit de revenir à la vie. Il suffit d’un mouvement de sa part pour attirer l’attention de Narym sur elle — Zakary, lui, aurait choisi de l’ignorer quelques secondes pour lui apprendre la patience, mais maintenant que son frère la regarde il n’a pas d’autres choix que de faire la même chose.
Aelle a ce regard qu’elle a souvent. Ses yeux noirs qui ne se fixent sur rien, les paupières lourdes. Son visage est aussi froid que la neige qui tombait dehors lorsqu’ils sont rentrés dans la bulle. Elle n’a pas l’air d’être totalement là.
« J’ai aperçu des amis. »
Et sur ses mots, elle fait mine de s’en aller. Zakary fouille rapidement la foule sans trouver trace desdits amis. Il doit s’agit de ses deux camarades de l’AESM mais il a oublié leur nom. Il ne les a après tout jamais rencontré. Il aurait bien aimé pouvoir les voir : il n’a que très rarement eu l’occasion de pouvoir voir les personnes qui fréquentent Aelle.
« On se rejoint tout à l’heure, lui sourit Narym dont le regard se tourne vers Zakary une fois qu’Aelle s’est éloignée dans la foule après avoir attrapé un nouveau verre. Par là. »
Du menton, il indique une direction à son frère. Là-bas se trouvent deux jeunes personnes. Un grand homme aux cheveux bouclés et à la peau mate et une femme à la longue chevelure blonde. Les deux sont habillés dans le thème de la soirée. Aelle s’approche d’eux.
« J’ai trop envie de les rencontrer…, » murmure Zakary, frustré de ne pas pouvoir voir le visage d’Aelle qui est de dos — mais il voit très bien celui des deux autres qui se sont illuminés d’un sourire.
Narym lui fiche un coup dans le bras ; son regard est aussi réprobateur qu’amusé.
« Laisse-la tranquille.
— Mouais. »
Zakary lance un dernier regard au trio avant de ramener ses yeux sur son frère et sur l’homme qui les accompagne.
« J’allais dire quelque chose, affirme-t-il en fronçant les sourcils. Mais j’ai complètement oubl… Ah non, c’est bon ! Je me souviens ! » Il fait un grand sourire à l’homme cultivé avant de se pencher vers lui : « Vous avez fait la Magicfac Litté’ ? »
Il lui paraît presque trop mature pour être encore étudiant, mais après tout qu’est-ce qu’il en sait ? Peu importe, il ne devrait pas prendre pas ombrage du temps de sa question.
Narym poursuit la conversation avec @Hjúki Anastase, tout à fait d'accord avec ce qu'il affirme. Zakary est impressionné par ses connaissances et ne s'en cache pas. Aelle s'éloigne pour rejoindre des amis. Après avoir espionné ces derniers, Zakary demande à Hjúki s'il a fait la Magifac Litté'.
1 févr. 2026, 14:38
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Tenue de Mia : On ne voit pas qu'elle est enceinte !


Après avoir remercié Jae et une fois installée, je répondais à ce qu'il me disait. "Il me semble que tu as raison, et le miens je crois que cela représente Andromède si je ne dis pas de bêtises. Je me demande combien de temps ils vont pouvoir flotter." dis-je alors amusée par cet objet. Le repas ce faisait tranquillement, nous ne connaissions personne à la table alors je restais plus en compagnie de Jae qu'autre chose, c'était très agréable au final de n'être que les deux.
A la fin du repas, je proposais à mon petit ami d'aller danser, bien décidée à profiter de cette dernière soirée de 2050. Je restais sur la piste pour les musiques que je connaissais et faisait des pauses pour aller m'assoir de temps en temps, je profitais et suivais également les envies de Jae sans pression. J'étais vraiment d'humeur à ne pas me prendre la tête et de me préoccuper de rien d'autres que de nous deux. Enfin, deux et demi.
Finalement, l'horloge tournait et lorsque l'heure s'afficha au dessus de nos têtes, je me rendis compte que je n'avais pas vu la soirée passer. Je m'arrêtais alors de danser et proposais à mon petit ami de quitter la piste de danse. Une fois sur le côté, je posais ma tête sur son épaule en attendant le décompte et glissais ma main dans la sienne. Le décompte s'affichait finalement et ma mains serra plus fort celle de Jae. Au bout de 5, je lui lançais discrètement mais suffisamment fort pour qu'il l'entende : "Hâte de voir ce que cette nouvelle année nous réserve." accompagnée d'un grand sourire puis une fois le décompte terminé : "Bonne année !" Je l'embrassais, très heureuse d'être a ses côtés. Prête à affronter cette nouvelle année avec joie.
Nous observions ensuite le feu d'artifice, et je proposais à Jae ne pas rentrer trop trop tard, nous avions déjà bien profité et je commençais à être assez fatiguée. En rentrant, je jetais mes talons avec grand plaisir et remerciais Jae pour cette soirée magnifique. En m'endormant en pensant à la beauté du feu d'artifice et de la salle.
MV - JD - MV
@Jae Dawson, fin pour moi, désolée pour l'attente
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy















